<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://blog.edgarquinet.com/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Cercle social Edgar Quinet</title>
  <link>http://blog.edgarquinet.com/</link>
  <atom:link href="http://blog.edgarquinet.com/feed/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description>Mémoire vive de la République</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 17:10:36 +0100</pubDate>
  <copyright>DR : Cercle social Edgar Quinet</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>L'Esprit de la Liberté et de la Justice sociale</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/02/01/L-Esprit-de-Libert%C3%A9-et-de-la-Justice-sociale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a6fb0c91a18c331f78d83b5c8c7225ee</guid>
    <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 17:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Histoire</category>
        <category>Démocratie</category><category>Europe</category><category>Globalisation</category><category>Jaume</category><category>Justice sociale</category><category>Liberté</category><category>Marché</category><category>OIT</category><category>Philadelphie</category><category>Supiot</category>    
    <description>&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xbzted&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xbzted&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xbzted_alain-supiot-les-matins_news&quot;&gt;Alain
Supiot - L'Esprit de Philadelphie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux lectures indispensables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 / Lucien Jaume, &lt;em&gt;Qu'est-ce que l'esprit européen ?&lt;/em&gt;, Paris,
Flammarion (Champs/Essais), janv. 2010, 171 p., EAN:9782081232570 Présentation
éditeur : Essai sur l'histoire de la contruction de la théorie européenne
de la liberté. Avec un choix de textes de Locke, Bossuet, Adam Smith, etc.
Sait-on encore ce qui fonde l'Europe ? Quel ordre juridique et
constitutionnelles peuples européens peuvent-ils et doivent-ils adopter ?
Quelle éducation doit être proposée pour perpétuer la civilisation dont nous
sommes issus ? C'est à ces questions que Lucien Jaume répond en menant une
enquête sur la nature de l'esprit européen. Ni «identité» ni «conscience»
européenne, ce dernier est bien plutôt un héritage intellectuel, artistique,
spirituel et scientifique, ainsi qu'une attitude de l'esprit vis-à-vis de
lui-même et vis-à-vis de la société. On peut parler d'un «sens commun» qui,
depuis la Renaissance, a nourri et façonné nos nations aujourd'hui membres de
l'Union. Entre la règle et le marché, mais aussi à travers la puissance
(ambivalente) de l'opinion, l'esprit européen s'exprime par les création de la
liberté qui se soumet aux règles et aux normes. Depuis Bossuet et Pierre
Nicole, en passant par Locke et Adam Smith, pour arriver, grâce à Tocqueville,
à notre démocratie d'opinion, cet ouvrage invite chacun à se remémorer le lien
original que l'Europe a forgé entre l'individu et la communauté. Un recueil de
textes de Locke, Bossuet, Nicole, Adam Smith, Tocqueville et Bachelard prolonge
cet essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : Directeur de recherche au CNRS, membre du Centre de recherches
politiques de Science Po (le CEVIPOF), Lucien Jaume enseigne la philosophie
politique à Sciences Po Paris. Spécialiste du libéralisme, il est l'auteur de
nombreux ouvrages, dont &lt;em&gt;L'individu effacé ou le Paradoxe du libéralisme
français&lt;/em&gt; (Fayard, 1997) et &lt;em&gt;Tocqueville: les sources aristocratiques de
la liberté&lt;/em&gt; (Fayard, 2008; prix Guizot de l'Académie française).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 / Alain Supiot, &lt;em&gt;L' Esprit de Philadelphie ; la justice sociale
face au marché total&lt;/em&gt;, Seuil, 2010 EAN13 : 9782020991032&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'Esprit de Philadelphie ; La justice sociale face au marché
total&lt;/em&gt;, par Alain Supiot, l'antidote au projet Kessler-MEDEF-Sarkozy (&amp;quot;Le
modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance
(...) Il est grand temps de réformer, et le gouvernement s'y emploie (...) La
liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place
entre 1944 et 1952, sans exception (...) Il s'agit aujourd'hui de défaire
méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance.&amp;quot; / &amp;quot;Adieu
1945, raccrochons notre pays au monde !&amp;quot;, &lt;em&gt;Challenges&lt;/em&gt;, 4 octobre
2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la guerre, deux Conférences générales des Etats membres de
l'Organisation internationale du travail (OIT) ont pu être menées à bien. La
première, une conférence spéciale sans pouvoirs ordinaires, s'est tenue à New
York et Washington DC en 1941. La seconde, la 26e session de la Conférence
internationale du Travail, fut organisée à Philadelphie, en Pennsylvanie, au
printemps 1944, lors de laquelle l'OIT a réaffirmé ses principes fondateurs
dans la Déclaration de Philadelphie: elle souligne que le travail n'est pas un
bien matériel, que la liberté syndicale est indispensable au progrès durable,
et que la pauvreté, où qu'elle existe, constitue une menace pour la prospérité
de tous. Ces principes devant être assurés par le plein emploi, la formation
professionnelle, des rémunérations justes, la négociation collective, la
sécurité sociale, des mesures favorisant la santé professionnelle et la
protection maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propagandes visant à faire passer le cours pris par la globalisation
économique pour un fait de nature, s’imposant sans discussion possible à
l’humanité entière, semblent avoir recouvert jusqu’au souvenir des leçons
sociales qui avaient été tirées de l’expérience des deux guerres mondiales. La
foi dans l’infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un
peu de justice dans la production et la répartition des richesses à l’échelle
du monde, condamnant à la paupérisation, la migration, l’exclusion ou la
violence la foule immense des perdants du nouvel ordre économique mondial. La
faillite actuelle de ce système incite à remettre à jour l’œuvre normative de
la fin de la guerre, que la dogmatique ultralibérale s’est employée à faire
disparaître. Ce livre invite à renouer avec l’esprit de la Déclaration de
Philadelphie de 1944, pour dissiper le mirage du Marché total et tracer les
voies nouvelles de la Justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Supiot est actuellement directeur de l’Institut d’Études Avancées de
Nantes. Professeur de droit, il est membre de l’Institut Universitaire de
France.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/02/01/L-Esprit-de-Libert%C3%A9-et-de-la-Justice-sociale#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/02/01/L-Esprit-de-Libert%C3%A9-et-de-la-Justice-sociale#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/489301</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Déclaration d'indépendance de l'Esprit (Romain Rolland, 1919)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/D%C3%A9claration-d-ind%C3%A9pendance-de-l-Esprit-%28Romain-Rolland%2C-1919%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e752533e752bab21a54f264c1b4f8435</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 17:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Histoire</category>
        <category>Esprit</category><category>Fraternité</category><category>Liberté</category><category>Paix</category><category>Peuple</category><category>Romain Rolland</category><category>Vérité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/romainrolland.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.romainrolland_s.jpg&quot; alt=&quot;Romain Rolland&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Romain Rolland, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_de_l'ind%C3%A9pendance_de_l'Esprit&quot;&gt;
Manifeste&lt;/a&gt; du 26 juin 1919 publié dans &lt;em&gt;L’Humanité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Texte signé par des écrivains étrangers et français (Henri Barbusse,
Jean Richard Bloch, Georges Duhamel, Romain Rolland, Jules Romains, Léon Werth,
Benedetto Croce, Albert Einstein, Heinrich Mann, Stefan Zweig,
etc.)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« (…) Debout ! Dégageons l’Esprit de ces compromissions, de ces
alliances humiliantes, de ces servitudes cachées ! L’Esprit n’est le
serviteur de rien. C’est nous qui sommes les serviteurs de l’Esprit. Nous
n’avons pas d’autres maîtres. Nous sommes faits pour porter, pour défendre sa
lumière, pour rallier autour d’elle tous les hommes égarés. Notre rôle, notre
devoir, est de maintenir un point fixe, de montrer l’étoile polaire au milieu
du tourbillon des passions dans la nuit. Parmi ces passions d’orgueil et de
destruction mutuelle, nous ne faisons pas un choix ; nous les rejetons
toutes. Nous prenons l’engagement de ne servir jamais que la Vérité libre, sans
frontières, sans limites, sans préjugés de races ou de castes. Certes, nous ne
nous désintéressons pas de l’Humanité ! Pour elle, nous travaillons, mais
pour elle tout entière. Nous ne connaissons pas les peuples. Nous connaissons
le Peuple - unique, universel -, le peuple qui souffre, qui lutte, qui tombe et
se relève, et qui avance toujours sur le rude chemin, trempé de sa sueur et de
son sang – le Peuple de tous les hommes, tous également frères. Et c’est afin
qu’ils prennent, comme nous, conscience de cette fraternité, que nous élevons
au-dessus de leurs combats aveugles l’Arche d’Alliance – l’Esprit libre, un et
multiple, éternel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/D%C3%A9claration-d-ind%C3%A9pendance-de-l-Esprit-%28Romain-Rolland%2C-1919%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/D%C3%A9claration-d-ind%C3%A9pendance-de-l-Esprit-%28Romain-Rolland%2C-1919%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/489303</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Il faut armer spirituellement la gauche&quot;, par Vincent Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/%22Il-faut-armer-spirituellement-la-gauche%22%2C-par-Vincent-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:25a4b6c6bb20006dce62a6eaf01278f2</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 17:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Buisson</category><category>Ecole</category><category>Emancipation</category><category>Esprit</category><category>Instruction</category><category>Jaurès</category><category>Laïcité</category><category>Liberté</category><category>Mémoire</category><category>Peillon</category><category>Religion</category><category>République</category><category>Socialisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/philomag.jpg&quot; alt=&quot;Philosophie magazine&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Philosophie magazine&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plutôt que d'identité nationale, nous ferions mieux de débattre de
l'esprit de la république. Telle est la conviction du socialiste Vincent
Peillon, défendue dans son dernier essai Une Religion pour la république
(Seuil). Interviewé par &lt;em&gt;Philosophie magazine&lt;/em&gt;, il réalise son
coming-out spiritualiste. Attention : détonnant.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Propos recueillis par Philippe Nassif / &lt;em&gt;Philosophie magazine&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si l'on sortait un instant du festival de petites phrases, bons mots
assassins et autres tactiques d'appareil auquel le journalisme a réduit la
politique en France ? Car Vincent Peillon n'est pas seulement l'ex-lieutenant
de Ségolène Royal avec qui il s'est violemment déchiré en novembre dernier.
Agrégé de philosophie et essayiste passionné, cet admirateur de Maurice
Merleau-Ponty est engagé depuis une dizaine d'années dans une refondation de la
pensée socialiste à travers la relecture de l'odyssée républicaine du XIXe
siècle. Et publie aujourd'hui son livre le plus important à ses yeux, commencé
il y a… vingt-deux ans : une biographie intellectuelle de Ferdinand Buisson,
principal artisan de l'école républicaine et surtout penseur d'« une
religion pour la république » – c'est le titre de son essai qui paraît aux
éditions du Seuil. Soit : une laïcité qui, loin de sa caricature athée, fut
conçue comme une spiritualité. Et dans laquelle le député européen voit
« un fondement et une doctrine à ce nouveau monde &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/%E2%80%A6&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; qu'il nous reste à bâtir ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philosophie magazine : Votre intérêt pour la « foi laïque » de
Ferdinand Buisson, que vous découvrez au milieu des années 1980, était-il à
l'origine politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent Peillon : Non. Si vous m'aviez dit, il y a vingt-cinq ans, que je
ferais un jour de la politique, j'aurais rigolé. Ce fut d'abord un bonheur de
chercheur pour le jeune professeur de philosophie que j'étais : celui d'être
déstabilisé. En commençant à lire Ferdinand Buisson, je me suis rendu compte
que cela ne collait pas avec ce qu'on nous avait raconté : il avait conçu les
programmes de l'école de Jules Ferry, mais avait parfois les accents d'un
théologien. Cela dit, il y avait un écho certain avec l'esprit du temps. Car ma
génération, plus qu'athée, formée au matérialisme, avait été frappée par les
luttes des dissidents en Tchécoslovaquie ou en Pologne. Pour eux, la religion
était une résistance à l'oppression : loin d'être un « opium du peuple »,
la reconnaissance d'une transcendance devenait « le pouvoir des
sans-pouvoir » comme disait Václav Havel. De plus, nous avions été formés
à la critique du marxisme par des penseurs qui, tel Raymond Aron, avaient mis
en évidence que Marx était, inconsciemment, habité par un schème religieux,
messianique, téléologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extraordinaire modernité de Buisson ne tient-elle pas à ce qu'il propose
de reprendre la question de la religion mais en conscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble qu'il vient à son heure : sa pensée n'était sans doute pas
susceptible d'être entendue avant. Contre les partisans kantiens de « la
morale indépendante », lui parle d'une « mystique de la raison ». Et dit :
nous qui militons pour les principes du respect des personnes, de la
rationalité, de l'universalité, nous courons le risque de construire une
société froide. Car les gens naissent, meurent, se marient, vivent de grandes
détresses. Nous ne menons pas des existences cartésiennes ou kantiennes : nous
avons un esprit et un corps, nous sommes mêlés aux autres, avec nos humeurs,
nos passions, notre bile. Buisson affirme donc : la république a échoué et
échouera tant qu'elle opposera la raison à la religion. Car elle aura toujours
face à elle des gens qui ont le monopole de l'affect et du rite, du sens donné
au temps, à la naissance, à la mort – je note d'ailleurs que Nicolas Sarkozy
tente à son tour de s'appuyer, bien maladroitement, sur les religions révélées.
C'est le génie des Quinet, Jaurès, Buisson – inspirés par la pensée protestante
– d'avoir -compris cela : la sécularisation de la religion, c'est
l'accomplissement même du religieux. Voilà un magnifique paradoxe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en quoi consiste cet accomplissement socialiste et républicain du
religieux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Buisson part d'un constat anthropologique : l'homme est un animal religieux.
Son humanité réside dans son aspiration à une chose qu'il ne pourra jamais
atteindre. Buisson est en ce sens travaillé par l'idéalisme platonicien du
beau, du vrai, du bien. Et si cette soif ne sera jamais étanchée, c'est tant
mieux : la dimension religieuse, c'est la capacité à ne jamais cesser le
mouvement vers l'infini. Ceux qui veulent l'immobiliser et prétendent savoir ce
qu'est le vrai, le bien ou le beau, sont donc dangereux. Nous sommes devant une
pensée d'après le totalitarisme et les religions révélées. Car ce mouvement ne
cesse de se contester lui-même : d'une part, il s'incarne toujours dans des
objets finis – une famille, une patrie, une langue –, mais d'autre part, il
laisse place, depuis l'intérieur de notre enracinement, à un désengagement.
C'est cette potentialité d'exil logée au coeur de l'attachement particulier qui
permettra à des Français, des Prussiens, des Suisses de se comprendre, au-delà
de l'ancrage nationaliste ou d'un cosmopolitisme abstrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, il anticipe la phénoménologie et la psychanalyse qui vont, au
XXe siècle, réfuter l'autonomie de la raison en mettant à jour les forces qui
la débordent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que la raison, c'est notre expérience qui, si on veut lui être fidèle,
nous oblige à reconnaître qu'elle est en permanence travaillée par quelque
chose qui la dépasse. Mais ce qui chez Buisson est moderne, c'est ce dispositif
politique, moral, pédagogique qui articule la dimension religieuse de
l'existence humaine à l'organisation de la liberté nécessaire à la démocratie.
Ce qui nous ramène à Václav Havel : tout d'un coup, apparaît un lien entre la
liberté et la religion, alors que nous avions été élevés dans l'idée que cette
dernière était, par essence, aliénante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre propos détonne. Êtes-vous prêt à porter la question d'une
« religion pour la république » dans le débat public ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous me demandez si ce livre est un livre politique, je vous réponds
franchement : oui. Même si cela embarrasse certains de mes collègues, il dit
beaucoup de ce que je pense, de ce que nous devrions faire, de la manière dont
une société devrait fonctionner. Autrement dit, la gauche doit s'armer
spirituellement si elle veut relever les défis à venir. Car nous avons
profondément besoin de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est le court terme qui, aujourd'hui, domine l'offre politique : on
vous répondra que les électeurs attendent un discours autrement plus
concret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez raison. Entre TF1 et mon livre, il va y avoir un problème de
rencontre. À nous de lutter contre un système médiatique qui fabrique des
discours préformatés. De toute façon, on écrit toujours pour la génération
suivante. Lorsque, il y a dix ans, je me suis engagé dans ce travail de
republication des socialistes du XIXe siècle – Leroux, Malon, Jaurès, Buisson
–, Marcel Gauchet m'a dit : « Comme Pierre Rosanvallon, avec les libéraux
des années 1830, cela vous prendra vingt ou trente ans, car il faut du temps
pour que les gens s'imprègnent des idées nouvelles. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Rosanvallon, en exhumant la pensée des républicains libéraux, a
influencé la deuxième gauche en quête d'efficacité économique. Vous faites le
pari qu'en se ressourçant du côté des socialistes républicains, il pourrait se
passer autre chose ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez compris. Et je pense que Rocard et Chevènement se sont trompés. Le
socialisme n'est ni l'autogestion efficace et désaffectée de l'un, ni la
doctrine étatique, nationaliste, autoritaire de l'autre. Or ces erreurs sont
fondées sur un même oubli de notre histoire. Car la crise que nous vivons est
une crise de la mémoire. Il y a eu oubli de la doctrine socialiste du XIXe
siècle. Qui sait que Jaurès considérait que le socialisme se devait de répondre
à l'aspiration religieuse présente en chaque homme ? L'union des socialistes
français, lors de la création de la SFIO en 1905, a abouti à l'adoption par
tous de la doctrine marxiste. D'où les difficultés de la gauche tout au long du
XXe siècle : toujours dans la contradiction, ne disant jamais ce qu'elle fait,
bref « une théorie marxiste et une pratique opportuniste », dit
Merleau-Ponty. Je m'attache donc à un travail d'anamnèse (évocation volontaire
du passé, ndlr) qui est, pour moi, un travail de projection dans l'avenir. Car
je pense que chaque génération doit écrire son propre récit pour accoucher
elle-même de son présent. Et si la mienne en est incapable, c'est qu'elle est
précisément blessée dans sa mémoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème de la gauche, c'est qu'elle n'a que des efforts à proposer là où
la droite est devenue le chantre de la jouissance individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche, c'est le progrès, la liberté, l'épanouissement de soi, mais
sûrement pas l'antijouissance. Voilà dix ans que je lutte avec d'autres pour
faire entendre cela. Et c'est pour cela que je tiens à ce que la gauche demeure
individualiste – « le socialisme est l'individualisme logique et complet
», écrit Jaurès. Mais s'épanouir et vivre davantage, cela passe par l'échange.
Par l'organisation d'une communauté qui permet à chacun d'être en relation avec
les autres. La concurrence ultralibérale permet sans doute aux plus riches de
s'épanouir, mais le plus grand nombre reste sur le carreau. Nous devons donc
cesser de faire croire que nous rêvons de blouses grises prêtes à taper sur les
doigts des enfants pas sages : si la république c'est ça, alors personne n'en
veut. Mais elle n'est pas le Léviathan que la droite dénonce. La république,
c'est une émancipation qui fait place au corps, à la chair, au plaisir, et même
à la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, une spiritualité peut-elle se passer de rites, de ces
répétitions qui donne consistance à la croyance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute pas. Mais les cérémonies républicaines ne doivent pas être de
simples copies des religions révélées. Prenez l'école publique, par exemple,
aujourd'hui en grande souffrance. Elle devrait pouvoir transmettre une religion
civile, ritualiser l'idée de la république, faire entrer les élèves dans un
ordre symbolique très particulier. Elle devrait en elle-même être une
cérémonie. Elle doit donc inventer ses propres rites de passage – ce peut être
la remise du baccalauréat – et affirmer ses valeurs. Buisson explique ainsi
que, s'il ne pas faut que les joutes électorales entrent dans l'école, elle se
doit pourtant d'enseigner la réalité des différences sociales. Et je pense que
l'école devrait pouvoir aborder les questions économique et sociale, les
problèmes du racisme ou la nécessité de l'impôt juste, et cela selon une ligne.
Une ligne qui devrait certes réunir toute la nation, mais une ligne. À ceci
près qu'un instituteur n'enseigne pas un catéchisme : il enseigne à se délivrer
de tous les catéchismes. Tout comme mes maîtres en philosophie m'ont appris une
pensée critique qui ramène chacun à sa liberté – en ce sens, je crois
véritablement à une religion du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette foi laïque à laquelle vous appelez est-elle compatible avec le régime
de la propriété privée promue par le capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les artisans socialistes de la IIIe République considéraient la propriété
privée comme nécessaire à l'appropriation de soi. De fait : là où les hommes
ont été privés du droit d'être propriétaire, ils ont été privés de la propriété
de soi. Les radicaux-socialistes se différenciaient donc des collectivistes.
Mais loin de la caricature « rad-soc », ils étaient véritablement
radicaux : conscients qu'il ne peut pas y avoir de question spirituelle si les
conditions matérielles, économiques et sociales, ne sont pas assurées. La
liberté n'est possible que s'il y a égalité des conditions. Si le capitalisme,
c'est la production des inégalités que l'on connaît aujourd'hui, il est donc
irrecevable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ardent Buisson&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discret par goût autant que par stratégie, Ferdinand Buisson (1841-1932) est
l'un des principaux architectes de la IIIe République. Philosophe, politique,
pédagogue, il est une figure historique du protestantisme libéral, cofondateur
et premier président de la Ligue des droits de l'homme, couronné par le prix
Nobel de la paix en 1927. Mais il est surtout, comme le note Antoine Prost dans
son Histoire de l'enseignement en France, « l'incontestable animateur de
toute l'œuvre scolaire de Ferry et Goblet ». Et, en pensant la laïcité comme
une nouvelle religion spirituelle, il a su insuffler aux hussards noirs de la
république la mission de faire de chaque élève un « christ républicain
».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/%22Il-faut-armer-spirituellement-la-gauche%22%2C-par-Vincent-Peillon#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/%22Il-faut-armer-spirituellement-la-gauche%22%2C-par-Vincent-Peillon#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/479072</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Laurent Joffrin : démocratie et pluralisme de l'information</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/23/Laurent-Joffrin-%3A-d%C3%A9mocratie-et-pluralisme-de-l-information2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ed052107625daf2a7b7ae5e392cd1e05</guid>
    <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 10:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8926938&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;480&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8926938&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;autoplay=0&amp;amp;fullscreen=1&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;

Laurent Joffrin : défense de l'information indépendante&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;&amp;quot;Trouver une base matérielle de la démocratie et du pluralisme de
l'information.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Laurent Joffrin, président du quotidien &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,
explique comment faire vivre, en cette époque de &amp;quot;révolution numérique&amp;quot;, une
information indépendante et pluraliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
© Antoine Peillon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/post/2010/01/18/La-d%C3%A9cadence-de-l-information-%28Dossier%29&quot;&gt;
La décadence de l'information (Dossier CGT)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/23/Laurent-Joffrin-%3A-d%C3%A9mocratie-et-pluralisme-de-l-information2#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/23/Laurent-Joffrin-%3A-d%C3%A9mocratie-et-pluralisme-de-l-information2#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/478094</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Décadence de l'information (dossier)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/15/D%C3%A9cadence-de-l-information-%28dossier%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:20a515da1fc771bee6abc61328633dc3</guid>
    <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 17:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Information</category><category>Journalisme</category><category>Pluralisme</category><category>Presse</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/sarkozy-paloma.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.sarkozy-paloma_m.jpg&quot; alt=&quot;Paloma&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Paloma, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &lt;em&gt;Paloma&lt;/em&gt;, le yacht de luxe (qui bat pavillon de complaisance...) sur
lequel Nicolas Sarkozy passa quelques jours de repos au large de Malte avec sa
famille en mai 2007, appartient à l'homme d'affaires Vincent Bolloré...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Sarkozy et les médias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/PluralismeIMPAC.09.2007.pdf&quot;&gt;Pluralisme et
liberté de la presse : c'est l'alarme !&lt;/a&gt;&amp;quot; (&lt;em&gt;IMPAC&lt;/em&gt;, Revue de la
Filpac-CGT, septembre 2007) : Il n’était pas encore élu président. Tout
juste candidat, et prêt à tout promettre. Parmi les &amp;quot;propositions&amp;quot; de Nicolas
Sarkozy publiées sur le site internet de l’UMP, une véritable perle nous était
offerte, en avril 2007, sous le titre &amp;quot;Indépendance et pluralisme de la
presse&amp;quot; : &amp;quot;Il est tout à tait légitime de poser la question du pluralisme
des médias au regard de son importance pour le débat démocratique...&amp;quot; :
http://blog.cgtbayard.org/public/PluralismeIMPAC.09.2007.pdf &lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/impac138.pdf&quot;&gt;http://blog.cgtbayard.org/public/impac138.pdf&lt;/a&gt;
(pages 13 à 18)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/Impac_III_08.pdf&quot;&gt;Banalité de la
censure&lt;/a&gt;&amp;quot; (&lt;em&gt;IMPAC&lt;/em&gt; - Revue de la Filpac-CGT, mars 2008) :
Critique politique, vie privée, débat démocratique… Le contrôle de
l’information, par intervention directe de Sarkozy ou par autocensure, est
devenu monnaie courante au pays des droits de l’homme et du citoyen.
&lt;em&gt;Impac&lt;/em&gt; continue la revue de ce glissement progressif vers la
dictature : http://blog.cgtbayard.org/public/Impac_III_08.pdf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.filpac-cgt.fr/IMG/pdf/direct_malin_CGT_web.pdf&quot;&gt;Direct
Malin&lt;/a&gt;&amp;quot; (Filpac-CGT, janvier 2009) : Tout sur l'entreprise téléguidée
de Bolloré contre la presse indépendante... :
http://www.filpac-cgt.fr/IMG/pdf/direct_malin_CGT_web.pdf + &lt;a href=&quot;http://www.lesmotsontunsens.com/opa-sur-la-presse-francaise-lagardere-et-bollore-en-redemandent&quot;&gt;
http://www.lesmotsontunsens.com/opa-sur-la-presse-francaise-lagardere-et-bollore-en-redemandent&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/sarkolagardbollor.jpg&quot; alt=&quot;Ensemble&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Ensemble, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2 - Déontologie des journalistes et précarité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/Deontologie_du_journalisme.pdf&quot;&gt;Constats et
propositions de la CGT&lt;/a&gt;, lors des Etats généraux de la presse écrite
(octobre 2008) :
http://blog.cgtbayard.org/public/Deontologie_du_journalisme.pdf Dernières
&lt;a href=&quot;http://www.ccijp.net/article-33-cartes-attribuees.html&quot;&gt;statistiques&lt;/a&gt; de la
précarité (janvier 2010, Commission de la carte de presse) :
http://www.ccijp.net/article-33-cartes-attribuees.html A noter : en 2010 =
19,44% de journalistes &amp;quot;encartés&amp;quot; rémunérés (misérablement) à la pige, mais
50,31% des journalistes débutants (&amp;quot;stagiaires&amp;quot; pendant les deux premières
années de travail en tant que journalistes) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre document FILPAC-CGT sur la &lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/GersinPeillonWEB.pdf&quot;&gt;sécurité sociale
professionnelle&lt;/a&gt; dans le secteur de l'information (avec bilan et analyse de
la précarité...) :
http://blog.cgtbayard.org/public/GersinPeillonWEB.pdf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_des_devoirs_professionnels_des_journalistes_fran%C3%A7ais&quot;&gt;
Charte&lt;/a&gt; de devoirs professionnels des journalistes français :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_des_devoirs_professionnels_des_journalistes_fran%C3%A7ais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus importante, la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich&quot;&gt;Charte européenne&lt;/a&gt; des
droits et des devoirs des journalistes (Munich, 1971) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich A noter, parmi les devoirs :
&amp;quot;* Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou
du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des
annonceurs. * Refuser toute pression et n’accepter de directives
rédactionnelles que des responsables de la rédaction.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Des &lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/droits_d_auteur.pdf&quot;&gt;droits d'auteur&lt;/a&gt; (un
droit républicain !) démolis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
http://blog.cgtbayard.org/public/droits_d_auteur.pdf&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/15/D%C3%A9cadence-de-l-information-%28dossier%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/15/D%C3%A9cadence-de-l-information-%28dossier%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/489309</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;France 2 : l'indignité nationale !&quot;, par Vincent Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/14/%22France-2-%3A-l-indignit%C3%A9-nationale-%21%22%2C-par-Vincent-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4942a3e5759cf0d15c8a3a11be2763cc</guid>
    <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 15:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Antifascisme</category><category>Arlette Chabot</category><category>Besson</category><category>France 2</category><category>Identité nationale</category><category>Information</category><category>Le Pen</category><category>République</category><category>UMP</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/france2.jpg&quot; alt=&quot;France 2 UMP&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;France 2 UMP&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Parce que tout mon engagement politique et citoyen est fondé d’abord sur les
valeurs de la République, de la raison et de l’antifascisme, j’ai décidé de ne
pas participer au débat d’indignité nationale organisé ce soir sur France 2 et
d’attirer solennellement l’attention de mes compatriotes sur les graves dérives
que subit notre démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines, l’ensemble de l’opposition démocratique mais
aussi de nombreuses personnalités de la droite républicaine, à commencer par
trois anciens Premiers Ministres, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et
Dominique de Villepin ont dénoncé les conditions dans lesquelles le Ministre de
l’immigration et de l’identité nationale, Eric Besson, a lancé un débat sur
l’identité nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce débat a provoqué et provoque encore des dérapages xénophobes, racistes,
islamophobes qui font honte à la France, dressent les français les uns contre
les autres et remettent le Front National et ses thèses de haine au coeur de
notre vie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses études d’opinion ont aussi montré que dans leur majorité les
françaises et les français, qui ont beaucoup d’autres sujets de préoccupation,
l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, l’éducation, ne s’intéressent pas à
ce débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré cela, la direction de France 2 et Arlette Chabot n’ont pas trouvé
mieux, en cette rentrée 2010, que de consacrer la seule émission politique de
début de soirée à Eric Besson et de le faire dialoguer avec Marine Le Pen,
prenant ainsi en otage le service public et les personnels qui y
travaillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est indigne et c’est inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais une telle dérive ne s’était produite. Elle atteint gravement aux
valeurs de la France et aux principes qui doivent commander aux missions de
service public comme à la responsabilité du métier de journaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour habiller le tout, on m’a demandé, en tant que responsable socialiste,
de venir cautionner cet exercice d’abaissement national en voulant bien jouer
les idiots utiles en deuxième partie de soirée. Et, comme on pouvait s’y
attendre, on s’est déjà d’ailleurs copieusement servi de ma présence annoncée
pour adresser une fin de non recevoir à des journalistes de France Télévision
qui, pourtant avec raison, avaient demandé la déprogrammation de ce débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est bien mal me connaître, et bien mal connaître les socialistes, que de
penser que je pouvais accepter de me prêter à une telle comédie et servir ainsi
de caution républicaine à un débat et à des personnalités qui tournent le dos
aux valeurs que partagent heureusement encore la grande majorité des
français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les masques tombent, la chaise est vide et la réalité apparaît dans sa
crudité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que monsieur Besson, Madame Le Pen et Madame Chabot restent entre eux et que
chacun mesure ainsi ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays et la façon
dont certains veulent, à travers les médias, dévoyer le débat démocratique et
nous entraîner sur une pente de haine et de division où nous refusons
d’aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à nous, même si nous allons être la cible d’intérêts puissants et de
forces sans scrupule, nous n’avons pas le choix: nous devons résister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi j’appelle solennellement tous les démocrates à refuser ces
dérives qui déshonorent notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi je demande la démission de madame Arlette Chabot et des
dirigeants de France 2 qui ont autorisé cette opération. Ils ne sont pas les
propriétaires du service public, qui appartient à tous les français, et ils ne
méritent pas de le servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, j’adresse mes sentiments fraternels et républicains à toutes celles
et tous ceux qui partagent avec moi une autre idée de la France et, en
particulier, un message de solidarité aux personnels du service public de
l’audiovisuel victimes de cette abjection et atteints ce soir dans leur
honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.le-rassemblement.fr/actualites/a-la-une/vp-indignite-nationale/&quot;&gt;Le
Rassemblement&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Débat sur France 2 : Martine Aubry &amp;quot;soutient pleinement&amp;quot;
Vincent Peillon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
NOUVELOBS.COM | 15.01.2010&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La première secrétaire du Parti socialiste a reconnu avoir été informée
de la décision de l'eurodéputé de ne pas débattre avec le ministre de
l'Immigration.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a déclaré vendredi 15
janvier qu'elle soutenait &amp;quot;pleinement&amp;quot; la décision de l'eurodéputé Vincent
Peillon PS de ne pas participer au débat sur l'identité nationale sur France2
jeudi soir, reconnaissant qu'elle en avait été informée. &amp;quot;Il m'a prévenu de sa
décision et je la soutiens pleinement&amp;quot;, a déclaré la maire de Lille à des
journalistes, en marge de ses vœux à la presse régionale. Vincent Peillon a
refusé in extremis jeudi soir de participer à l'émission de France 2 &amp;quot;A vous de
juger&amp;quot; sur l'identité nationale, alors qu'il devait intervenir après un débat
entre le ministre de l'Immigration Eric Besson et la vice-présidente du Front
national, Marine Le Pen. Selon Martine Aubry, &amp;quot;Vincent Peillon souhaitait
pouvoir dire ce qu'est vraiment l'identité nationale pour nous, c'est à dire
l'égalité (...) la France des droits de l'Homme (...) et puis il a découvert
que ce débat avait d'abord lieu entre Eric Besson et Marine Le Pen et qu'il
était relégué en deuxième partie. Et il s'est bien rendu compte que ce débat
allait du coup porter essentiellement sur l'immigration&amp;quot;. &amp;quot;On ne peut pas
l'inviter à un débat et ensuite le reléguer après une mise en scène d'un
ministre qu'on veut essayer de réhabiliter par rapport au Front national. Ce
n'est pas digne d'une télévision publique&amp;quot;, a-t-elle ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Nous nous inquiétons pour le service public&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Dans cette période, avant les régionales, ce n'est pas un hasard si on veut
nous faire parler de l'immigration comme un bouc émissaire des échecs, au lieu
de parler des échecs de Nicolas Sarkozy&amp;quot;, a-t-elle souligné. &amp;quot;Nous voulons
parler de ce qui intéresse les Français, c'est la raison pour laquelle nous
n'acceptons pas d'être la caution de cela et nous nous inquiétons pour le
service public de la télévision&amp;quot;, a-t-elle martelé. Martine Aubry s'est en
revanche dissociée de l'appel à la démission d'Arlette Chabot lancé jeudi soir
par Vincent Peillon. &amp;quot;Je pense que c'est le coup de la colère qui l'a amené à
réagir ainsi, considérant qu'on l'avait piégé, qu'on ne lui avait pas dit la
vérité&amp;quot;, a-t-elle estimé. &amp;quot;Je n'ai jamais demandé le départ, ni une sanction
contre aucun journaliste&amp;quot;, a-t-elle ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Télé-poubelle&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres soutiens sont venus de la gauche, tel Patrick Mennucci, qui fait
partie du même courant que Vincent Peillon au PS, et qui l'a &amp;quot;félicité&amp;quot; pour
son attitude, &amp;quot;un acte politique de résistance à l'abaissement de la République
par des politiciens prêts à tout pour conforter leur pouvoir&amp;quot;. Jean-Luc
Mélenchon, président du Parti de gauche, a pour sa part qualifié de
&amp;quot;télé-poubelle&amp;quot; l'émission de France 2 , le PCF déplorant &amp;quot;deux heures de
publicité indigne et indécente aux thèses de la haine&amp;quot;. Il n'est &amp;quot;jamais trop
tard pour refuser de se laisser prendre dans un guet-apens&amp;quot;, a-t-il dit à
l'AFP, approuvant le faux bond du socialiste Vincent Peillon. &amp;quot;Le débat qui a
eu lieu hier soir sur France 2 entre Marine Le Pen (FN) et Eric Besson a offert
deux heures de publicité indigne et indécente aux thèses de la haine et au
pseudo-débat sur l'identité nationale&amp;quot;, a pour sa part réagi dans un communiqué
Pierre Laurent, numéro deux du PCF. &amp;quot;Les polémiques de dernière minute sur
l'échec de la présence-caution de Vincent Peillon ne peuvent faire oublier le
véritable scandale de cette soirée: la parole une fois de plus donnée à une
heure de grande écoute sur la principale chaîne du service public à des thèses
qui ne servent qu'à diviser les Françaises et les Français&amp;quot;, estime-t-il.
L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a en revanche estimé que &amp;quot;si
on a accepté de participer à une émission on a le devoir d'y aller&amp;quot;, à moins
que les règles aient été modifiées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un faux bon prémédité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent Peillon a peu avant déclaré que son faux bond n'avait pas été décidé
au dernier moment, mais préparé &amp;quot;depuis longtemps&amp;quot; pour &amp;quot;faire un incident&amp;quot;.
&amp;quot;J'avais pris ma décision depuis plusieurs jours. C'était préparé avec
quelques-uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un
peu scandale&amp;quot;, a déclaré Vincent Peillon au site internet Rue89. &amp;quot;Je crois que
si on n'attire pas fortement l'attention sur les choses, les choses ne se font
pas. Si j'avais annoncé plus tôt ma décision que j'avais prise depuis
longtemps, alors on aurait peut-être trouvé un remplaçant, il y en a toujours
un pour venir à la télévision, et on aurait refait l'émission autrement&amp;quot;, a
aussi dit Vincent Peillon sur RMC. &amp;quot;Donc je pense qu'il fallait procéder comme
ça et je n'y ai pas réfléchi seul, il y a des moments où il faut trouver des
moyens de se faire entendre et des moyens d'entrer en résistance, je pense
qu'on en est là&amp;quot;, a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Eric Besson est en train de nous faire une
catastrophe&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Si on ne comprend pas qu'il faut à un moment résister et se faire entendre
fortement tant pis. Moi je suis en cohérence totale avec mes valeurs&amp;quot;, a assuré
le responsable PS sur la radio. &amp;quot;Je ne voulais pas qu'ils se rabattent sur un
autre socialiste. La France doit s'arrêter de s'enfoncer dans la terreur. Eric
Besson est en train de nous faire une catastrophe&amp;quot;, a aussi affirmé
l'eurodéputé à Rue89. Jeudi soir, alors que l'émission &amp;quot;A vous de juger&amp;quot;
centrée sur Eric Besson était en cours, Vincent Peillon avait fait savoir dans
un communiqué à l'AFP qu'il ne s'y rendrait pas comme prévu pour débattre avec
le ministre de l'Immigration, après la vice-présidente du FN Marine Le Pen.
Dénonçant une &amp;quot;dérive indigne et inacceptable&amp;quot; dans l'organisation de cette
émission il avait notamment demandé le départ de son animatrice Arlette Chabot,
ainsi que de la directrice générale adjointe de France 2 et des &amp;quot;dirigeants&amp;quot; de
la chaîne qui &amp;quot;ont autorisé cette opération&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Une religion pour la République&quot;, par Vincent Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/Une-Religion-pour-la-R%C3%A9publique%22%2C-par-Vincent-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:60de32a4e7bed198d37efcfef38cccc9</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Dec 2009 21:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Histoire</category>
        <category>Buisson</category><category>Laïcité</category><category>Peillon</category><category>Quinet</category><category>Religion</category><category>République</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/religionrepublique.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.religionrepublique_s.jpg&quot; alt=&quot;Une Religion pour la République&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Une Religion pour la République,&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vincent Peillon, &lt;em&gt;Une religion pour la République. La foi laïque de
Ferdinand Buisson&lt;/em&gt;, Editions du Seuil, Bibliothèque des XXe et XXIe siècles
(parution le 07/01/2010), 304 pages, EAN13 : 9782020985215&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Peut-on parler d’une religion laïque ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers la &lt;strong&gt;figure trop méconnue de Ferdinand Buisson&lt;/strong&gt;
(1841-1932), principal artisan de la laïcité française, cet essai restitue &amp;quot;la
religion laïque&amp;quot; dans sa cohérence doctrinale, à la fois philosophique, morale,
politique et pédagogique. On comprend mieux dès lors comment Ferdinand Buisson,
prix Nobel de la Paix en 1927, a pu concilier l’engagement du socialiste,
anticlérical résolu, avec l’affirmation suivante : &amp;quot;La religion de Jésus
est la religion de chaque citoyen républicain.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Disciple d’Edgar Quinet&lt;/strong&gt;, héritier d’une puissante tradition
révolutionnaire, Ferdinand Buisson a cherché le moyen de contrecarrer
l’alliance de la contre-révolution et de l’Église catholique afin d’établir la
République démocratique et sociale dans la durée. Vincent Peillon souligne
combien la laïcité, faite religion nouvelle, joue un rôle philosophique et
politique. L’école et les &amp;quot;hussards noirs&amp;quot; y ont eu pour mission de faire de
chaque élève un Christ républicain, de la raison une émotion, une passion et
même une mystique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En montrant que &lt;strong&gt;la laïcité&lt;/strong&gt; fut d’abord la formulation d’un
projet théologico-politique spécifiquement républicain, Vincent Peillon ouvre
de nouveaux horizons de recherche et d’interrogation pour la philosophie
politique contemporaine.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/Une-Religion-pour-la-R%C3%A9publique%22%2C-par-Vincent-Peillon#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/Une-Religion-pour-la-R%C3%A9publique%22%2C-par-Vincent-Peillon#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/467979</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La source religieuse du &quot;principe Responsabilité&quot;, par Antoine Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/La-source-kabbalistique-du-%22principe-Responsabilit%C3%A9%222</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a30ef8cb275f4eb77ad1541847f35450</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Dec 2009 21:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Auschwitz</category><category>Dualisme</category><category>Développement durable</category><category>Ecologie</category><category>Eschatologie</category><category>Gnose</category><category>Jonas</category><category>Kabbale</category><category>Monisme</category><category>Principe Responsabilité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/jonasprincipe.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.jonasprincipe_s.jpg&quot; alt=&quot;Le Principe Responsabilité&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Le Principe Responsabilité,&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour Hans Jonas, une fois pour toute, après Auschwitz (1), la
toute-puissance divine doit s'effacer devant la bonté ou l'amour de Dieu, mais
le philosophe allemand s'en tient malgré tout à un strict monothéisme, récusant
toute théologie manichéenne d'un &amp;quot;double Dieu&amp;quot; (gnosticisme, manichéisme...)
(2).&lt;br /&gt;
En effet, Jonas souligne que :&lt;br /&gt;
- par le simple fait d'avoir créé l'homme libre, Dieu s'est dépouillé dès
l'origine de sa toute-puissance ;&lt;br /&gt;
- se référant au concept kabbalistique (Isaac Luria, 1534-1572) du &amp;quot;tsimtsoum&amp;quot;
(retrait, creusement en matrice, autolimitation du Créateur pour faire place au
monde ; proche de la &amp;quot;kénose&amp;quot;) (3), Jonas soutient le renoncement de la
puissance du Dieu créateur afin que nous puissions exister, afin qu'advienne
l'altérité des créatures. Ainsi, par l'acte de Création, Dieu se serait
lui-même privé de la possibilité d'intervenir dans les affaires sublunaires
(symbole du shabbath), laissant à l'homme la mission de parachever/réparer le
monde (tikkoun ha-olam), idée théurgique qui a connu son plein développement à
la fin du XIXe siècle, notamment en Allemagne, chez certains utopistes
libertaires (cf. Michael Löwy, &lt;em&gt;Rédemption et utopie&lt;/em&gt;, PUF, 1988).&lt;br /&gt;
Cependant, la relation à la divinité (= la religion) ne disparaît pas dans
cette analyse générative de l'engagement écologiste.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Renonçant, dit Jonas, à sa propre invulnérabilité, le fondement éternel a
permis au monde d'être (…) Dieu, après s'être entièrement donné dans le monde
en devenir, n'a plus rien à offrir : c'est maintenant à l'homme de lui
donner. Et il peut le faire en veillant à ce que, dans les cheminements de sa
vie, n'arrive pas ou n'arrive pas trop souvent, et pas à cause de lui, l'homme,
que Dieu puisse regretter d'avoir laissé devenir le monde.&amp;quot; (&lt;em&gt;Le Concept de
Dieu après Auschwitz&lt;/em&gt;, Payot et Rivages, 1994, pp. 38 et 39)&lt;br /&gt;
L'écologie politique (y compris la deep ecology) est-elle dans la même
confusion eschatologique que Marx (le profanateur d'Hegel), un chapitre
manquant à la somme de Jacob Taubes (4), un dernier avatar de &amp;quot;la postérité de
Joachim de Flore&amp;quot;, telle qu'Henri de Lubac l'a autopsiée (Lethielleux, 1979 et
1981), voire une dernière ruse des &amp;quot;fanatiques de l'Apocalypse&amp;quot; (Norman
Cohn) ? Ou bien, la véritable sécularisation et historicisation de
l'Apocalypse n'est-elle pas seulement celle des déclinaisons politiques de la
lignée manichéenne, du dualisme (Dieu/Monde, Bien/Mal, Homme/Univers...), des
lectures de la Révélation et de la Parousie comme promesses sans fin de
lendemains qui chantent ?&lt;br /&gt;
En vérité, seul les monismes vitalistes de la gnose hébraïque (Qumrân,
Kabbale..., jusqu'au Rabbi Haïm de Volozine (5), Levinas et Hans Jonas), des
christianismes (6) et du panthéisme (permanent dans les métaphysiques
occidentale et orientale, comme John Toland l'a, le premier, démontré) nous
donnent le commandement d'une &amp;quot;eschatologie “au présent”&amp;quot; (Evangile de Jean,
ch. IV, v. 23 ; ch. V, v. 25 et v. 28 ; ch. XVI, v. 32 ;
Apocalypse de Jean, ch. XIV, v. 7) (7), première source spirituelle du
« principe Responsabilité » de Jonas et du « catastrophisme
éclairé » de Dupuy, lequel souscrit explicitement à la métaphysique de
Jonas (8).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Hans Jonas, &lt;em&gt;Le Concept de Dieu après Auschwitz&lt;/em&gt;, avec un
lumineux essai de Catherine Chalier, &amp;quot;Dieu sans puissance&amp;quot;, Payot / Rivages,
1994.&lt;br /&gt;
(2) H. Jonas, &lt;em&gt;The Gnostic Religion ; The message of the alien God and
the beginnings of Christianity&lt;/em&gt;, Boston, Beacon Press, second edition,
1963. Traduction française : &lt;em&gt;La Religion gnostique&lt;/em&gt;, Flammarion,
coll. Idées et recherches dirigée par Yves Bonnefoy, 1978. Lire, à propos de la
lutte fondamentale de Jonas contre le dualisme, premièrement, la belle thèse de
Nathalie Frogneux, &lt;em&gt;Hans Jonas ou la vie dans le monde&lt;/em&gt;, avec une
préface de Jean Greisch, Bruxelles, De Boeck Université, 2001, puis
Marie-Geneviève Pinsart, &lt;em&gt;Hans Jonas et la liberté : dimensions
théologiques, ontologiques, éthiques et politiques&lt;/em&gt;, Vrin, 2002, pp. 22 à
33, et enfin la synthèse précise de Robert Theis, &lt;em&gt;Jonas ; Habiter le
monde&lt;/em&gt;, Michalon, coll. Le bien commun, 2008, pp. 13 à 32, entre
autres.&lt;br /&gt;
(3) Gershom Sholem, &lt;em&gt;Les Grands Courants de la mystique juive&lt;/em&gt;, Payot,
troisième édition, 1994, notamment les pages 261 à 304 consacrées à Isaac
Luria ; Charles Mopsik, L&lt;em&gt;es grands textes de la cabale ; Les
rites qui font Dieu&lt;/em&gt;, Verdier, 1993 ; Moshe Idel, &lt;em&gt;Messianisme et
mystique&lt;/em&gt;, traduit de l’hébreu par Catherine Chalier, Editions du Cerf,
1994, notamment les pages 87 à 94 consacrées à Luria ; Moshe Idel, &lt;em&gt;La
Cabale : nouvelles perspectives&lt;/em&gt;, traduit de l’anglais par Charles
Mopsik, Editions du Cerf, 1998 ; Marc-Alain Ouaknin, &lt;em&gt;Tsimtsoum ;
Introduction à la méditation hébraïque&lt;/em&gt;, Albin Michel, coll. Spiritualités
vivantes, 1992 ; Gérard Rabinovitch, « A travers les énormités de la
nuit », postface à A&lt;em&gt;pocalypse&lt;/em&gt;, Editions Mille et Une Nuits,
1997 ; Gérard Rabinovitch, &lt;em&gt;De la destructivité humaine ;
Fragments sur le Béhémoth&lt;/em&gt;, PUF, 2009 ; et la belle méditation, &amp;quot;au
diapason de la Création&amp;quot;, de Catherine Chalier : &lt;em&gt;La Nuit, le
jour&lt;/em&gt;, Seuil, 2009. A propos de la proximité métaphysique du &amp;quot;tsimtsoum&amp;quot;
avec la &amp;quot;kénose&amp;quot; : Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 6-7 ;
André Néher, &lt;em&gt;Le Puits de l’exil ; La théologie dialectique du Maharal
de Prague&lt;/em&gt;, Albin Michel, 1966 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Trinité et
royaume de Dieu&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1984, pages 140 à 154, traduction
française de &lt;em&gt;Trinität und Reich Gottes ; Zur Gotteslehre&lt;/em&gt;,
München, Chr. Kaiser, 1980 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Dieu dans la
création ; Traité écologique de la création&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1988,
pages 120 à 129 ; Annick de Souzenelle, &lt;em&gt;Le Féminin de l’Être&lt;/em&gt;,
Albin Michel, 1997 ; Rémi Brague, &lt;em&gt;Du Dieu des chrétiens et d’un ou
deux autres&lt;/em&gt;, Flammarion, collection Champs Essais, 2009, pages 193 à
199.&lt;br /&gt;
(4) Jacob Taubes, &lt;em&gt;Abendländlische Eschatologie&lt;/em&gt;, Munich, 1991.
Traduction française : &lt;em&gt;Eschatologie occidentale&lt;/em&gt;, traduit de
l'allemand par Raphaël Lellouche et Michel Pennetier, Paris, Editions de
l'Eclat, coll. Philosophie imaginaire, 2009. Eric Voeglin, &lt;em&gt;Science,
politique et gnose&lt;/em&gt;, Bayard, 2004.&lt;br /&gt;
(5) Rabbi Haïm de Volozine, &lt;em&gt;L'Âme de la vie, avec une préface d'Emmanuel
Levinas&lt;/em&gt;, Verdier, 1986.&lt;br /&gt;
(6) Entre autres, outre les conférences d’Eric Voeglin
(&lt;em&gt;Op.cit.&lt;/em&gt;) : Ernest Haeckel, &lt;em&gt;Le Monisme ; Profession de
foi d’un naturaliste&lt;/em&gt;, Schleicher Frères, 1897 ; Dietrich Bonhoeffer,
&lt;em&gt;Création et chute ; Exégèse théologique de Genèse 1 à 3&lt;/em&gt;, Bayard,
1999 ; Jacques Ellul, &lt;em&gt;L'Apocalypse ; Architecture en
mouvement&lt;/em&gt;, Labor et Fides, 2008 ; Paul Claudel, &lt;em&gt;Au milieu des
vitraux de l’Apocalypse&lt;/em&gt;, Gallimard, 1966 ; Nicolas Berdiaev, &lt;em&gt;Le
Sens de l'Histoire&lt;/em&gt;, Aubier, 1948 ; Nicolas Berdiaev, &lt;em&gt;Essai
d’autobiographie spirituelle&lt;/em&gt;, Buchet / Chastel, 1992, pp. 362 à 389 ;
Jean Phaure, &lt;em&gt;La Chute originelle et le mystère du mal&lt;/em&gt;, Institut
d’Herméneutique, 1973 ; Henri de Lubac, &lt;em&gt;Histoire et Esprit ;
L’intelligence de l’Ecriture d’après Origène&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2002,
pages 278 à 294 ; Rudolf Bultmann, &lt;em&gt;Histoire et eschatologie&lt;/em&gt;,
Neuchâtel, Delachaux &amp;amp; Niestlé, 1959, traduction française de
&lt;em&gt;Geschichte und Eschatologie&lt;/em&gt;, Tübingen, Mohr, 1958 ; Karl Löwith,
&lt;em&gt;Meaning in History&lt;/em&gt;, Chicago, 1949 ; Norman Cohn, &lt;em&gt;Cosmos,
chaos et le monde qui vient&lt;/em&gt;, Allia, 2000 ; Rudolf Schnackenburg,
&lt;em&gt;Présent et futur ; Aspects actuels de la théologie du Nouveau
Testament&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1969, traduction française de &lt;em&gt;Present
&amp;amp; Future ; Modern Aspects of New Testament Theology&lt;/em&gt;, University
of Notre Dame Press, 1966 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Théologie de
l’espérance ; Études sur les fondements et les conséquences d’une
eschatologie chrétienne&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1970, traduction française de
&lt;em&gt;Theologie der Hoffnung ; Untersuchungen zu Begründung und zu den
Konzequenzen einer christlichen Eschatologie&lt;/em&gt;, München, Chr.Kaiser,
1964 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Dieu dans la création ; Traité écologique
de la création&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1988, trad. française de &lt;em&gt;Gott in der
Schöpfung ; Ökologische Schöpfungslehre&lt;/em&gt;, München, Chr. Kaiser,
1985 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;L’Esprit qui donne la vie ; Une
pneumatologie intégrale suivi de &amp;quot;Mon itinéraire théologique&amp;quot;&lt;/em&gt;, Editions du
Cerf, 1999, trad. française de &lt;em&gt;Der Geist des Lebens ; Eine
ganzheitliche Pneumatologie&lt;/em&gt;, Chr. Kaiser / Gütersloher Verlag, 1991 ;
Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;La Venue de Dieu ; Eschatologie chrétienne&lt;/em&gt;,
Editions du Cerf, 2000, traduction française de &lt;em&gt;Das Kommen Gottes ;
Christliche Eschatologie&lt;/em&gt;, Güttersloh, Chr. Kaiser / Gütersloher
Verlagshaus, 1995 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Le Rire de l'univers ;
Traité de christianisme écologique&lt;/em&gt;, Paris, Cerf, 2004 ; Pierre
Prigent, &lt;em&gt;Les Secrets de l'Apocalypse ; Mystique, ésotérisme et
apocalypse&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2002 ; Richard Bauckham, &lt;em&gt;La
Théologie de l'Apocalypse&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2006 ; Emmanuel Durand,
&lt;em&gt;Le Père, Alpha et Oméga de la vie trinitaire&lt;/em&gt;, Editions du Cerf,
2008 ; Jean Marchal, &lt;em&gt;L'Apocalypse de Jean ; Un message pour notre
temps&lt;/em&gt;, Albin Michel, 1987 ; Hans Weder, &lt;em&gt;Présent et règne de
Dieu ; Considérations sur la compréhension du temps chez Jésus et dans le
christianisme primitif&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2009 ; et la fulgurante
page 264 (« Jésus vient ») d&lt;em&gt;'Au cœur de l'Ecriture : Méditations
d'un prêtre catholique&lt;/em&gt;, de Nicolas Boon (Dervy, 1987)...&lt;br /&gt;
(7) Rudolf Bultmann, &lt;em&gt;Histoire et eschatologie&lt;/em&gt;, Neuchâtel, Delachaux
&amp;amp; Niestlé, 1959, traduction française de &lt;em&gt;Geschichte und
Eschatologie&lt;/em&gt;, Tübingen, Mohr, 1958 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;L’Esprit
qui donne la vie ; Une pneumatologie intégrale suivi de &amp;quot;Mon itinéraire
théologique&amp;quot;&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1999, page 422, trad. française de &lt;em&gt;Der
Geist des Lebens ; Eine ganzheitliche Pneumatologie&lt;/em&gt;, Chr. Kaiser /
Gütersloher Verlag, 1991 ; Hans Weder, &lt;em&gt;Présent et règne de Dieu ;
Considérations sur la compréhension du temps chez Jésus et dans le
christianisme primitif&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2009.&lt;br /&gt;
(8) H. Jonas, &lt;em&gt;Das Prinzip Verantwortung ; Versucheiner Ethik für die
technologische Zivilisation&lt;/em&gt;, Franfurt am Main, Insel, 1979. Traduction
française : &lt;em&gt;Le Principe Responsabilité ; Une éthique pour la
civilisation technologique&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1990 (en poche :
Flammarion, coll. Champs, 1998). L’influence de ce livre majeur sur l’écologie
politique fut et continue d’être considérable. Le fameux &amp;quot;rapport Bruntland&amp;quot;,
&lt;em&gt;Our Common Future&lt;/em&gt; (Commission mondiale sur l’environnement et le
développement, Oxford University Press, 1987 ; traduction française :
&lt;em&gt;Notre avenir à tous&lt;/em&gt;, Editions du Fleuve / Les Publications du Québec,
1988), initiateur du concept de &amp;quot;développement durable&amp;quot; (sustainable
development), lui doit éthiquement presque tout (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Dominique Bourg,
&lt;em&gt;Les Scénarios de l’écologie&lt;/em&gt;, Hachette, 1996, p. 61). Jean-Pierre
Dupuy, &lt;em&gt;Pour un catastrophisme éclairé ; Quand l'impossible est
certain&lt;/em&gt;, Seuil, 2002 (nouvelle édition en collection Points, 2004, pages
161 à 174). Pour mémoire : Søren Kierkegaard, &lt;em&gt;Crainte et
tremblement&lt;/em&gt;, Payot &amp;amp; Rivages, 2000, traduction française de &lt;em&gt;Frygt
og Bæven&lt;/em&gt;, publié le 16 octobre 1843 sous le pseudonyme de Johannes de
Silentio (Jean le Silencieux). Le titre de l'ouvrage vient de l'Epître aux
Philippiens, II, 12 : &amp;quot;Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours
obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme
en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent…&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/La-source-kabbalistique-du-%22principe-Responsabilit%C3%A9%222#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/La-source-kabbalistique-du-%22principe-Responsabilit%C3%A9%222#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/467969</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Les soleils s'éteindront pour se rallumer&quot; (Quinet, 1872)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/06/18/Les-soleils-s-eteindront-pour-se-rallumer-Quinet-1872</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3dda6139f88b83eb53176b692ca9c5e7</guid>
    <pubDate>Thu, 18 Jun 2009 16:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Citoyenneté</category><category>Civisme</category><category>Cosmos</category><category>Edgar Quinet</category><category>France</category><category>Histoire</category><category>Liberté</category><category>Palingénésie</category><category>République</category><category>Servitude</category><category>Tyran</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/QuinetDavid.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.QuinetDavid_s.jpg&quot; alt=&quot;Quinet, par David&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Quinet, par David&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Prenons garde, au moins, de mourir tout vivants. Il est des temps où l'on
vieillit plus vite qu'en un autre. Dans les âges sceptiques, les âmes
viellissent promptement, parce qu'elles ne savent où se retremper. Jamais une
conversation intérieure, ni un souffle des hautes régions. L'homme se fait
poussière longtemps avant sa mort, et il ne s'en aperçoit pas. Là est le danger
de notre temps, la sécheresse morale.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cherchons donc des sources nouvelles pour nous y abreuver, pendant que la
soif nous reste encore. Je ne terminerai pas mon livre, comme Condorcet, avec
l'espoir de supprimer la mort. Mais je dirai : Qu'ai-je à craindre ?
Le sort de l'univers. Avec tout ce qui vit et respire, les mondes eux-mêmes se
dissoudront pour renaître. Leur existence a ses limites marquées. Les soleils
s'éteindront pour se rallumer. Demanderai-je pour moi seul un privilège qu'ils
n'ont pas ? Non, j'accepterai le sort commun à tous les êtres, vivre,
mourir, pour revivre.&amp;quot; Edgar Quinet, &amp;quot;L'Esprit nouveau&amp;quot;, Paris, Dentu, 1875,
chap. VIII, réédité par Le Bord de L'Eau, en mai 2009, &amp;quot;La République ;
Conditions de la régénération de la France&amp;quot;, avec des extrait de &amp;quot;L'Esprit
nouveau&amp;quot;, p. 238. Très belle présentation de Juliette Grange, exégète d'Auguste
Comte...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perit ut vivat !, palingénésie, panthéisme, spiritualisme républicain de Quinet
!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;La France a toujours été pleine d'amateurs et de dilettantes du bien public,
qui, tant qu'ils sont en esclavage, vantent la liberté. Dès qu'ils la
rencontrent, ils la maudissent...&amp;quot; (&amp;quot;La République&amp;quot;, 1872)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-france-tentee-par-un-bon-tyran-57427&quot;&gt;
réflexion actuelle&lt;/a&gt; intéressante : &lt;strong&gt;La France tentée par un bon
tyran ?&lt;/strong&gt; (AgoraVox) :
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-france-tentee-par-un-bon-tyran-57427&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/06/18/Les-soleils-s-eteindront-pour-se-rallumer-Quinet-1872#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/06/18/Les-soleils-s-eteindront-pour-se-rallumer-Quinet-1872#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/411112</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Deux rééditions majeures d'Edgar Quinet</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Deux-reeditions-majeures-d-Edgar-Quinet</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:69c283a083a715499ce8bfc59c64777f</guid>
    <pubDate>Wed, 27 May 2009 17:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Biblio</category>
        <category>Edgar Quinet</category><category>France</category><category>Histoire</category><category>Peuples</category><category>Philosophie</category><category>Religion</category><category>République</category><category>Révolution française</category><category>Servitude</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/quinetphilohistfrance.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.quinetphilohistfrance_m.jpg&quot; alt=&quot;Philosophie de l'histoire de France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Philosophie de l'histoire de France,&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edgar Quinet, &lt;em&gt;Philosophie de l'histoire de France&lt;/em&gt;. Postface
de Jean-Michel Rey, Editions Payot, 2009, Collection Critique de la politique,
176 pages, ISBN-13 : 978-2-228-90418-6, 18 euros.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Edgar Quinet publie en 1857 ce livre &lt;em&gt;Philosophie de l'histoire de
France&lt;/em&gt;. Il s'agit pour lui de mettre en évidence les postulats sur
lesquels travaillent les grands historiens du moment, quand ils entreprennent
d'écrire, au milieu du XIXe siècle, une histoire de France : Augustin
Thierry, Guizot, Louis Blanc, Buchez et Roux. Ce qui le frappe, c'est une
convergence de vue de la part d'historiens venus d'horizons très différents,
une connivence qui les pousse à se réclamer des mêmes valeurs. Tous ont pour
&amp;quot;philosophie&amp;quot; une sorte de fatalisme, en considérant que l'histoire de France
devait aboutir à l'état politique présent. Par un tel biais, c'est à une
justification de tous les errements de cette histoire qu'ils procèdent, à une
légitimation des épisodes les plus sombres de ce qui fait notre récit national.
&amp;quot;Philosophie&amp;quot; à moindre frais qui est le lot de ces savants et dont Edgar
Quinet montre qu'elle ressemble de très près à ce que faisaient les Pères de
l'Eglise avec l'Ancien Testament. Edgar Quinet insiste également sur le fait
que ces historiens mettent en oeuvre une servitude volontaire : comme si
l'hypothèse de La Boétie s'était déplacée du terrain du pouvoir à celui du
savoir. D'où son souhait au terme de cette critique particulièrement virulente
de la discipline historique du moment : que tout homme qui pense puisse
avoir &amp;quot;sa nuit du 4 août&amp;quot;, c'est-à-dire renonce à ses prétentions
illégitimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Michel Rey&lt;/strong&gt;, dont les travaux sont au croisement de la
philosophie et de la littérature, montre, dans sa postface, la place
qu'occupent ces différents motifs dans l'oeuvre de ce penseur politique qu'est
Edgar Quinet. Il met en relation ses analyses avec celles de Nietzsche, de
Péguy, de Valéry et de Walter Benjamin, en suggérant qu'ils s'inscrivent,
chacun à sa façon, dans le sillage de cette pensée. En soulignant ce qui fait
la grande originalité d'Edgar Quinet : qu'il est l'analyste des ombres,
des spectres et d'autres phénomènes du même ordre, notamment le &amp;quot;membre
fantôme&amp;quot; ; qu'il est philologue et qu'il prête donc attention aux faits de
langage, aux mots qui tiennent lieu de réalité ; que sa démarche relève
plus de la généalogie que de l'histoire. Jean-Michel Rey trace ainsi le
portrait d'un des philosophies les plus importants de l'époque qu'il est temps
de découvrir et dont les propos peuvent nous aider à comprendre les postulats
sur lesquels repose la politique présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/quinetrepublique.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.quinetrepublique_s.jpg&quot; alt=&quot;La République&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;La République, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Edgar Quinet, &lt;em&gt;La République ; Conditions de la régénération de
la France&lt;/em&gt;, présentation de Juliette Grange, éditions Le Bord De L'eau,
2009, collection Bibliothèque républicaine dirigée par Vincent Peillon, 250
pages, ISBN : 978-2-35687-030-8, 23 € TTC.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Edgar Quinet occupe une place de premier plan parmi les fondateurs du
républicanisme français. Mais au contraire de Hugo, Michelet, Auguste Comte,
Jules Ferry ou Charles Renouvier, on connaît mal sa théorie politique. Comment
comprendre cette idée de révolution religieuse qui semble traverser toute son
œuvre, des travaux historiques aux études littéraires jusqu’aux ouvrages
politiques ?&lt;br /&gt;
S’agit-il d’un plaidoyer pour le christianisme social, pour une forme rénovée
de protestantisme, pour la Franc-Maçonnerie ? Sa conception d’une
espérance spirituelle en les valeurs de justice et de solidarité est-elle un
dernier avatar du romantisme ou peut-elle avoir un sens aujourd’hui ? Si
elle a inspiré les lois laïques de la Troisième République, sa conception de la
laïcité est surprenante et peut aider peut-être à la refondation nécessaire de
cette idée force.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La République&lt;/em&gt; et les extraits de &lt;em&gt;L’Esprit nouveau&lt;/em&gt; donnés ici
sont les œuvres des toutes dernières années de la vie de Quinet, elles n’ont
pratiquement pas été rééditées depuis. Elles permettent de mettre en
perspective une bonne partie de l’œuvre immense de « l’irréconciliable »,
exilé pendant dix-huit ans, véritable figure tutélaire de la pensée
républicaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Juliette Grange&lt;/strong&gt;, agrégée de philosophie, docteur d’État, est
spécialiste de la pensée française du XIXe siècle. Elle a publié, entre autres,
un ouvrage de référence sur Auguste Comte (&lt;em&gt;La Philosophie d’Auguste
Comte ; Science, politique, religion&lt;/em&gt;, PUF, 1996) et un essai de
philosophie politique (&lt;em&gt;Idée de République&lt;/em&gt;, Agora pocket, 2008).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Deux-reeditions-majeures-d-Edgar-Quinet#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Deux-reeditions-majeures-d-Edgar-Quinet#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/405659</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Pour une République européenne démocratique, sociale et laïque (texte de 2002)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Pour-une-Republique-europeenne-democratique-sociale-et-laique-texte-de-2002</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:007ad68bf60683f99ecb7ddf262089f2</guid>
    <pubDate>Wed, 27 May 2009 17:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>CGT</category><category>Citoyens</category><category>Civilisation</category><category>Démocratie</category><category>Europe</category><category>Ferdinand Buisson</category><category>Habermas</category><category>Hugo</category><category>Jaurès</category><category>Justice sociale</category><category>Laïcité</category><category>Liberté</category><category>Parti socialiste</category><category>Peuples</category><category>Politique</category><category>Religion</category><category>Régulation</category><category>République</category><category>Révolution française</category><category>Social</category><category>Solidarité</category><category>Égalité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le « calendrier » des réformes décisives pour l’avenir
de l’Europe est désormais très court, l’action socialiste a encore tout loisir,
aux côté d’un mouvement social en pleine expansion, de faire valoir son idée
d’une République d’Europe authentiquement démocratique sociale et laïque. A
condition d’être voulue, décidée et conduite jusqu’à son terme.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/lamartine_drapeau1848.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.lamartine_drapeau1848_m.jpg&quot; alt=&quot;Paris 1848&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Paris 1848&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Par Antoine Peillon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, le mardi 12 novembre 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Sans doute, nous avons envers la patrie d’ores et déjà constituée,
dont nous faisons partie en fait, des obligations, dont nous n’avons pas le
droit de nous affranchir. Mais, par-dessus cette patrie, il en est une autre
qui est en voie de formation, qui enveloppe notre patrie nationale ; c’est
la patrie européenne, ou la patrie humaine. » Émile Durkheim, &lt;em&gt;La
Science sociale et l’action&lt;/em&gt;, 1905&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le « calendrier » des réformes décisives pour l’avenir
de l’Europe est désormais très court, l’action socialiste a encore tout loisir,
aux côté d’un mouvement social en pleine expansion, de faire valoir son idée
d’une République d’Europe authentiquement démocratique sociale et laïque. A
condition d’être voulue, décidée et conduite jusqu’à son terme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Déjà, en 1869, « la révolution future »&lt;/strong&gt; Il y a déjà
bien plus de deux siècles que les républicains français, puis les socialistes
européens, rêvent et promeuvent l’Europe des peuples. « Relever la France,
avertir l’Europe. Oui, la cause de l’Europe, à l’heure qu’il est, est identique
à la cause de la France. Il s’agit pour l’Europe de savoir si elle va redevenir
féodale ; il s’agit de savoir si nous allons être rejetés d’un écueil à
l’autre, du régime théocratique au régime militaire. » Ceci ne pourrait-il
avoir été dit aujourd’hui ? C’est le 1er mars 1871, à la tribune de
l’Assemblée nationale repliée à Bordeaux, que Victor Hugo prononça ces mots.
Presque deux ans plus tôt, lors du Congrès de la paix du 17 septembre 1869, le
grand visionnaire s’exclamait : « Tournons nous vers l’avenir.
Songeons au jour certain, au jour inévitable, au jour prochain peut-être, où
toute l’Europe sera constituée comme ce noble peuple suisse qui nous accueille
à cette heure . (...) Ayons comme lui la République pour citadelle (...). Je
salue la révolution future. » 1 Que reste-t-il de ce fabuleux projet de
« révolution » ? Depuis les traités de Paris (Communauté européenne
du charbon et de l’acier, 1951) et de Rome (Communauté économique européenne,
1956), seuls ont été réellement instituées l’union douanière (dès 1968), la
libre circulation des capitaux, des services et de la main d’œuvre,
l’adaptation des législations nationales aux exigences de cette circulation et
la monnaie unique (l’euro). Seul un « marché commun » a donc
véritablement été construit. Tout le reste attend que les peuples d’Europe
l’exigent et l’imposent à leurs dirigeants de plus en plus autoproclamés selon
une politique romaine, papale et impériale, très en vogue à Bruxelles comme à
Paris. Tout le reste - c’est-à-dire la « révolution » sociale,
démocratique et laïque de l’Europe - attend que nous en fassions l’axe
stratégique de notre action républicaine et socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constat d’échecs&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;La démocratie méprisée&lt;/strong&gt;
L’élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux pays d’Europe centrale et
du Sud , dont le Produit intérieur brut cumulé atteint tout juste celui des
seuls Pays-Bas, est imposé aux peuples des quinze nations actuellement
associées, sans qu’ils soient consultés (au mieux, on a vu la mascarade du
double référendum irlandais), ni même informés sur les objectifs politiques
poursuivis, les enjeux économiques, les conséquences sociales... Or la zizanie
règne, d’ores et déjà, entre les rois de France, de Grande-Bretagne, de
Germanie et de Suède quant à la participation de chacun au paiement de la
facture (40 milliards d’euros, de 2004 à 2006) en faveur de l’intégration des
nouveaux États européens. Le sommet de Bruxelles consacré à cet épineux
problème ne s’est pas terminé sur un constat de profond désaccord entre les
piliers de l’Union, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, en repoussant à
plus tard l’examen des questions qui fâchent (PAC...). Depuis un an déjà
(Conseil européen de Laeken, décembre 2001), une « Convention sur l’avenir
de l’Europe » est très largement mandatée pour doter l’Union d’une
véritable Constitution ! Les missions (réformer les institutions, élaborer
un projet de Constitution européenne et... rendre l’Union plus proche des
citoyens) ainsi que la composition (105 membres !) de cette Convention,
présidée par le républicain exemplaire Valéry Giscard d’Estaing, ont été
négociées dans la plus grande discrétion, pour ne pas dire le plus grand
secret, entre gouvernements des plus puissants États de l’Union. Dès son
installation à Bruxelles, le peuple a été informé d’une polémique sordide à
propos des salaires et défraiements impériaux (20 000 euros par mois) exigés
par le « président » Giscard. Mais depuis ? Rien ! Ah, si,
tout de même. Dans une lettre adressée le 27 mars 2002 « aux responsables
des médias européens », Giscard et ses deux vice-présidents, Giuliano Amato et
Jean-Luc Dehaene, ont exprimé leur « désir d’apprendre comment les peuples
d’Europe voient leur Union et ce qu’ils attendent d’elle ». Aussi, ce courrier
indique qu’« un forum sur Internet , destiné spécialement à l’échange de
contributions écrites permettra aux représentants de la société civile ainsi
qu’aux personnes intéressées de participer au débat ». Les citoyens d’Europe
attendent toujours le résultat de cette impressionnante consultation
populaire... Heureusement, notre ami Robert Badinter, sénateur socialiste des
Hauts-de-Seine, vient de proposer à l’examen de tous ses concitoyens et au
débat démocratique un projet de Constitution pour une authentique République
européenne dont la devise de bon aloi serait « Paix, Liberté,
Solidarité » 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les droits sociaux oubliés&lt;/strong&gt; L’Union européenne d’aujourd’hui
est bien la digne héritière de la Communauté économique européenne (CEE). Elle
n’est, pour le moment, qu’un vaste « marché » libéralisé. Même les
plus libéraux parmi les sociaux-démocrates le constatent : « Un
renforcement de la concurrence est à l’œuvre (dans le cadre de l’Union) (...).
Ce mouvement de nature économique se doit d’être accompagné et équilibré par un
dialogue social accru, si l’Europe veut prévenir le risque d’un déséquilibre
croissant entre le social et l’économique, avec pour aboutissement
l’instauration d’une société de marché. Inacceptable, cette dérive ne peut être
évitée que par la construction d’une Europe sociale, qui accompagne
l’intégration économique. » 3 Cependant, les mêmes sociaux-libéraux se
montrent excessivement prudents quand il s’agit de faire avancer concrètement
les droits sociaux européens, surtout dans la l’hypothèse - à laquelle ils
adhèrent - de l’élargissement. « La définition des avancées possibles doit
prendre en compte la perspective de l’élargissement, qui va induire un
accroissement marqué des disparités de développement au sein de l’Union. Cela
interdit pour longtemps d’envisager d’aller loin dans la fixation de normes
quantitatives communes, par exemple en matière de salaire minimum, de durée du
travail, ou encore d’obligations de formation professionnelle : de telles
normes seraient forcément trop basses pour les uns et trop hautes pour les
autres. » 4 Qui s’étonnera de ne trouver, parmi les dix-huit pages
consacrées par Laurent Fabius à « l’Europe du futur », que cette simple et
unique ligne, pour nuancer un long satisfecit à propos de « la stratégie
économique » européenne : « Pour autant, certaines améliorations
sont nécessaires. Je pense à tout le volet social et environnemental. » 5
Un point, c’est tout ! Une telle démission politique ne surprendra pas les
acteurs sociaux, notamment les syndicalistes qui sont confrontés en permanence
à la déréglementation, de fait si ce n’est encore de droit, du travail et à
l’entrave patronale systématique au dialogue social (à tous les niveaux de
négociation, dans les comités d’entreprises ou de groupes...), au nom de la
« concurrence » mondialisée et de l’évidence libérale 6. Ce lâchage -
il n’y a pas d’autre mot - de la social-démocratie installée au pouvoir fut
patent lors du double discours de Lionel Jospin sur « l’avenir de l’Europe
élargie », prononcé le 28 mai 2001, à Paris. Sur les plus de trente pages de sa
publication, ce sont à peine douze lignes particulièrement abstraites qui
furent consacrées au « progrès social », et ce pour lancer cette curieux
satisfecit : « Des droits sociaux ont été conquis... » 7
« Quels droits sociaux ? », sommes-nous en droit de demander. Ceux
des dizaines de millions de travailleurs qui ont basculé, en vingt ans, dans la
précarité (13% des travailleurs européens ont un emploi « temporaire »,
selon Eurostat) le chômage (bientôt 2,4 millions de demandeurs d’emplois
officiels, en France, plus de 4 millions en Allemagne...) et dans la plus
sordide des pauvretés (quelque 5 millions de personnes, en France) ? 8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La laïcité provoquée&lt;/strong&gt; Depuis le « jubilé »
catholique de l’an 2000, fastueusement célébré dans tous les pays européens, il
n’est pas exagéré d’affirmer que le goupillon sabre ouvertement la laïcité.
Consensus intellectuel pour une &amp;quot;laïcité ouverte&amp;quot;, crises mystiques des
&amp;quot;républicains&amp;quot; d'opérette Max Gallo et Régis Debray 9, entrisme européen de
l'Opus Dei, complaisances médiatiques envers tous les fondamentalismes
religieux... Les faits sont multiples et signent la « montée » du
religieux, en Europe autant qu’aux États-Unis, en Amérique latine, en Asie ou
dans les pays arabo-musulmans. En France, depuis l'échec, en 1984, du projet de
service public unifié et laïque d'Éducation nationale, les tenants d'un
soi-disant &amp;quot;nouveau pacte laïque&amp;quot; (on dit aussi laïcité &amp;quot;plurielle&amp;quot;,
&amp;quot;ouverte&amp;quot;...), évidemment soutenus par les représentants des différentes
églises, temples et mosquées, font leur miel de la montée des communautarismes
et, surtout, de l'affaiblissement de l'instruction républicaine telle
qu'imaginée par Condorcet (1743-1794) et mise en oeuvre par Ferdinand Buisson
(1841-1932) et Jules Ferry. En fait, l'offensive cléricale est aujourd'hui
massive et vise à nouveau clairement la maîtrise (pas seulement morale) des
pouvoirs temporels, dans le cadre d'une Europe démocrate-chrétienne hantée par
le fantasme historique de l'Empire romain-germanique. L'Opus Dei, dont le
fondateur fascisant, José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), vient d'être
canonisé par le pape, est devenu le fer de lance de cette reconquête, en tant
qu'&amp;quot;institut séculier&amp;quot; de l'Église (depuis 1947) et... &amp;quot;prélature personnelle&amp;quot;
de Jean-Paul II (depuis 1982). Selon certains de nos militants, des membres
éminents de cette organisation sectaire sont, par exemple, en train de prendre
d'assaut l'appareil du Mouvement européen (présidences des délégations
régionales...), après avoir déjà bien poussé leur entrisme au sein des
institutions européennes, de la haute administration française, des cabinets
ministériels, voire du nouveau gouvernement, selon une stratégie dite &amp;quot;du
sommet jusqu'à la base&amp;quot;. Le drapeau européen a été adopté définitivement en
1986, mais sa création était déjà vieille de trois décennies. Le Conseil de
l'Europe avait en effet choisi, en 1955, le projet d'Arsène Heitz, parmi de
nombreux autres, et ses douze étoiles dorées sur fond bleu. Ce motif est en
fait un attribut du culte de Marie. Les représentations de la mère de
l'hypothétique Jésus-Christ la montrent toujours auréolée de douze étoiles,
souvent sur un fond de ciel bleu. L'Apocalypse, chapitre 12, dit
effectivement : « Un grand signe apparut dans le ciel, une femme
vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de
douze étoiles ». Il suffit d'écouter le dessinateur Arsène Heitz déclarer
lui-même qu'il avait conçu le drapeau sur le modèle de la médaille dite
miraculeuse de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris, pour être convaincu de
l’identité chrétienne de l’Union. Aujourd’hui, le Vatican n'est d’ailleurs pas
le seul État à imposer une caractère religieux à sa nouvelle monnaie
européenne. Les pièces de 2 euros des Pays-Bas montrent sur leur tranche la
devise « God zij met ons » qui signifie « Dieu est avec nous
»... Plus sérieusement, les informations sur la captation catholique du projet
européen s’accumulent dans la plus grande indifférence laïque. Pourtant, il
sera peut être bientôt trop tard pour réagir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une Europe « à l’échelle humaine »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il désespérer pour autant ? Un excellent chercheur es histoire et
philosophie politiques, ayant certainement un don de vision de l’avenir, décrit
ainsi la France dans l’Europe du 14 juillet 2089 : « Sur une vaste
tribune (nous sommes place de la Bastille) ceinte du drapeau bleu au cœur
duquel douze étoiles forment un cercle, deux personnages conduisent la
cérémonie : le président de la confédération européenne qui est cette
année une Anglaise et le gouverneur de l’État de France. » 10
&lt;em&gt;Gouverneur de l’État de France&lt;/em&gt;... La réalisation du cauchemar de
Pierre Bouretz est-elle inéluctable ? Certainement pas ! Pierre
Bouretz, invoquant Rousseau et Kant, conclut lui-même sa remarquable réflexion
par un... élargissement du message universel de la Révolution française. A
propos de l’idée de « République », il écrit : « A tout prendre,
en effet, le mot fétiche de son expérience démocratique (celle de la France) ne
formule rien d’autre que l’idéal universel d’un gouvernement authentiquement
humain. » 11 L’« invincible espoir » que partageaient Jaurès et
Blum 12 n’est pas encore éteint ! Humain, jamais trop humain, tel est bien
le projet d’une « euro-République » sociale, démocratique et laïque
qu’il nous faut construire d’ici à 2010 au plus tard. Me reviens sans cesse à
l’esprit cet appel incroyable de Léon Blum, lancé du fond de la captivité
(1941) la plus désespérante : « De même que la démocratie politique
en France ne serait ni viable ni stable à moins de se développer en démocratie
sociale, de même la social-démocratie française ne sera ni viable ni stable à
moins de s’intégrer dans un ordre européen, ou pour mieux dire - puisque la
présente guerre aura encore rétréci la place de l’Europe sur la carte du monde
- dans un ordre humain, dans un ordre universel. » 13 Tout est déjà dit,
mais tout reste cependant à construire. Voici donc quelques propositions très
concrètes pour espérer mener à bon port la nef Europe. Si le
« calendrier » des réformes décisives pour l’avenir de l’Europe est
désormais très court, l’action socialiste a encore tout loisir, aux côté d’un
mouvement social en pleine explosion, de faire valoir son idée d’une République
d’Europe authentiquement démocratique sociale et laïque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Organiser la saisie démocratique de la construction européenne
par les peuples.&lt;/strong&gt; En premier lieu : obtenir un référendum, dans
chaque État membre (en France, comme en Irlande...) sur l’élargissement et les
propositions de Constitution qui seront soumises, en 2003, aux gouvernements
des États membres par la Convention pour l’avenir de l’Europe. Puis, toujours
« placer la démocratie au centre de notre projet de société » 14.
Cela passe par le refus systématique et explicite des « fondements de
l’Europe actuelle » qui est construite depuis ses débuts « par le
haut et la négociation entre États, dans les formes de la diplomatie,
c’est-à-dire, d’abord, le secret » 15. Par la dénonciation, aussi, du
pouvoir exorbitant du Conseil des ministres européens, où ne s’expriment que
les volontés, souvent contradictoires, des gouvernements. Par la volonté de
réformer les institutions européennes, afin qu’une nouvelle citoyenneté
européenne se superpose à la citoyenneté nationale : rejet de
l’intronisation d’un président, élection d’un gouvernement européen au suffrage
universel, parlement élu au suffrage universel, contrôle de l’exécutif par ces
deux précédents instances... Cela passe surtout par l’exigence du débat public
à chaque occasion, à chaque grand moment de la vie communautaire, notamment
lors de la nécessaire révision des traités (Maastricht et Amsterdam, surtout)
qui fixent les politiques européennes actuellement trop libérales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Placer l’impératif de justice sociale au cœur de la politique
européenne.&lt;/strong&gt; C’est-à-dire « transformer le marché unique en
véritable espace social commun, donner à l’Europe un sens, pour ses habitants
et pour le reste du monde » 16. Pour ce, il nous faut modifier de toute
urgence l’Acte unique (confirmé à Maastricht et Amsterdam) par lequel les
décisions intéressant l’approfondissement du marché sont prises à la majorité
qualifiée, tandis que celles concernant les droits sociaux nécessitent
l’unanimité. De même, dans la même urgence, nous devons faire intégrer la
Charte des droits fondamentaux (Nice 2000) dans le traité de l’Union, voire
dans le projet de Constitution européenne, avant la ratification de celle-ci
par les référendums organisés alors dans chaque pays de l’Union. Enfin, nos
représentants doivent ouvrir à nouveau la négociation d’une réglementation
sociale plus progressiste, afin de dépasser le semi-échec de Nice :
affirmer le droit à l’emploi et le droit au logement, limiter plus strictement
la précarité, édicter un salaire minimal communautaire, assurer partout le
droit syndical (de grève, notamment), étendre les pouvoirs des comités
d’entreprise et de groupe... D’autre part, il n’est pas utile de s’étendre trop
longuement, tellement elle est évidente, sur la nécessité de soutenir le
développement articulé des services publics ou d’intérêt général européens pour
qu’ils assurent, à terme, la satisfaction de l’ensemble des droits humains
fondamentaux : santé, logement, éducation, protection sociale, transports,
énergie, eau, environnement et cadre de vie, communication, information,
développement durable... La Confédération européenne des syndicats, qui a
mobilisé des centaines de milliers d’euro-manifestants lors des derniers
« sommets » de Porto, Nice, Laeken et Barcelone, propose une
directive-cadre très pertinente à ce sujet 17.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Reprendre, à nouveaux frais, le combat pour l’universalité de la
civilisation laïque.&lt;/strong&gt; Ce n’est pas ici, en si peu d’espace, que je peux
développer la démonstration de la perfection morale et politique de la laïcité.
Je renvoie, pour amoindrir ce manquement, aux nombreux travaux publiés sur la
question et à l’action permanente de la Ligue de l’enseignement, entre autres
organisations républicaines. En revanche, il me semble indispensable que l’Etat
français veille, coûte que coûte, à protéger - et même à retremper - la laïcité
de son enseignement public, de la maternelle aux universités. Le charlatanisme
mercantile et les passions magico-religieuses envahissent les sous-cultures
médiatique et publicitaire mondialisées. L’école doit, plus que jamais, donner
aux esprits les outils de leur affranchissement de toute croyance et donc de
tout embrigadement. Dans la perspective de l’harmonisation déjà bien entamée
des cursus scolaires et universitaires, nous devons résister à toute mise en
cause de l’héritage rationaliste de la philosophie et de la science françaises.
Les lettres, la philosophie, l’histoire, l’instruction civique et les sciences
« avec conscience » doivent constituer le socle inébranlable des
connaissances qui imposeront la prééminence de notre culture laïque chez nos
partenaires européens. Enfin, la perpétuation, par un enseignement public digne
de son histoire, de la méthode rationnelle (celle inspirée de Descartes) pour
la discussion et le jugement suscitera seule l’adhésion intéressée de tous ceux
qui ne supportent plus, à Rome, Londres ou Berlin, le contrôle médiéval de
leurs pensées et de leurs actes par un clergé plus ou moins clandestin et par
des communautés quasi-tribales 18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 - Victor Hugo, &lt;em&gt;Écrits politiques&lt;/em&gt;, Anthologie établie et annotée
par Franck Laurent, Le Livre de poche, coll. Références, inédit, 2001, p. 252.
Dans ce même discours, Hugo déclarait : « Le socialisme est vaste et
non étroit. Il s’adresse à tout le problème humain. Il embrasse la conception
sociale tout entière. En même temps qu’il pose l’importante question du travail
et du salaire, il proclame l’inviolabilité de la vie humaine, l’abolition du
meurtre sous toutes ses formes, la résorption de la pénalité par l’éducation
(...). Il proclame l’enseignement gratuit et obligatoire. Il proclame le droit
de la femme, cette égale de l’homme. Il proclame le droit de l’enfant, cette
responsabilité de l’homme. Il proclame enfin la souveraineté de l’individu, qui
est identique à la liberté. Qu’est-ce que tout cela ? C’est le socialisme.
Oui. C’est aussi la République ! Citoyens, le socialisme affirme la vie,
la République affirme le droit. L’un élève l’individu à la dignité d’homme,
l’autre élève l’homme à la dignité de citoyen. Est-il plus profond
accord ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 - &lt;em&gt;Une Constitution européenne&lt;/em&gt;, Fayard, 2002. De même, les
&lt;em&gt;Objectifs pour l’Union&lt;/em&gt; (Contribution à la Convention sur l’avenir de
l’Union), présentés fin octobre par la Délégation socialiste française au
Parlement européen (supplément au n° 250 de &lt;em&gt;L’Hebdo des socialistes&lt;/em&gt;),
dessinent clairement « une Fédération des États et peuples d’Europe,
véritablement démocratique, fondée sur les valeurs du modèle européen de
société... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 - Pascal Lamy et Jean Pisany-Ferry, &lt;em&gt;L’Europe de nos volontés&lt;/em&gt;, Les
Notes de la Fondation Jean-Jaurès, n° 27, janvier 2002, FJJ et Plon, pp. 98 et
99.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 - &lt;em&gt;Ibidem&lt;/em&gt;, p. 100.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 - Laurent Fabius, &lt;em&gt;2002-2007, Les chantiers de la gauche moderne&lt;/em&gt;,
Les notes de la Fondation Jean-Jaurès, n° 28, Fondation Jean-Jaurès et Plon
février 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 - En l’occurrence, la « mondialisation » est bien un mythe
destiné à légitimer toutes les atteintes à la régulation sociale. Pierre
Bourdieu, « Le mythe de la mondialisation et l’Etat social européen »
(octobre 1996), dans &lt;em&gt;Contre-feux&lt;/em&gt;, Raisons d’agir, 1998, p. 41 :
« Pour combattre le mythe de la mondialisation, qui a pour fonction de
faire accepter une restauration, un retour à un capitalisme sauvage, mais
rationalisé, et cynique, il faut revenir aux faits. Si l’on regarde les
statistiques, on observe que la concurrence que subissent les travailleurs
européens est pour l’essentiel intra-européenne. Selon les sources que
j’utilise, 70% des échanges économiques des nations européennes s’établissent
avec d’autres pays européens. En mettant l’accent sur la menace
extra-européenne, on cache que le principal danger est constitué par la
concurrence interne des pays européens et ce qu’on appelle parfois le social
dumping... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 - Lionel Jospin, &lt;em&gt;Ma vision de l’Europe et de la mondialisation&lt;/em&gt;,
Les Notes de la Fondation Jean-Jaurès, n° 25, octobre 2001, FJJ et Plon, p.54.
Faut-il seulement voir dans un tel défaut politique le résultat de l’influence
libérale d’un Jean Pisany-Ferry (cf. ci-dessus) qui était président délégué du
Conseil d’analyse économique du Premier ministre, depuis avril 2001, après
avoir été conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et Christian Sauter,
au ministère des Finances, de 1997 à 2000 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 - Un remarquable bilan de l’Europe sociale « balbutiante » a été
dressé par Yves Salesse (qui a pratiqué pendant plus de deux ans, en tant que
haut fonctionnaire, le Conseil européen des ministres des Transports), dans son
&lt;em&gt;Réformes &amp;amp; révolution : propositions pour une gauche de
gauche&lt;/em&gt;, Agone, 2001, aux pp. 174 et suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 - Ariane Chemin, « Le retour à Dieu de Régis Debray et Max Gallo »,
dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; daté du 20 octobre 2002, page une. Et l’étrange réponse
de Régis Debray, sur l’air du « C’est pas moi, c’est ma femme... », dans
&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; daté du 26 octobre, p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 - Pierre Bouretz, &lt;em&gt;La République et l’universel&lt;/em&gt;, Gallimard, coll.
Folio Histoire, 2002, p. 14. Ibidem, p. 242.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 - « Oui, les hommes qui ont confiance en l'homme (...) affirment,
avec une certitude qui ne fléchit pas, qu'il vaut la peine de penser et d'agir,
que l'effort humain vers la clarté et le droit n'est jamais perdu. L'Histoire
enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des
accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. » Jean Jaurès,
« Discours à la jeunesse », Albi, 1903. Et : « L'homme n'a pas
deux âmes différentes, l'une pour chanter et pour chercher, l'autre pour agir;
l'une pour sentir la beauté et comprendre la vérité, l'autre pour sentir la
fraternité et comprendre la justice. Quiconque envisage cette perspective se
sent animé d'un invincible espoir. Que l'homme contemple le but, qu'il se fie à
son destin, qu'il ne craigne pas d'user sa force. Quand l'homme se trouble et
se décourage, il n'a qu'à penser à l'Humanité. » Léon Blum, &lt;em&gt;A
l'échelle humaine&lt;/em&gt;, fort du Portalet, décembre 1941.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 - Léon Blum, &lt;em&gt;A l’échelle humaine&lt;/em&gt; (1945), Gallimard, coll. Idées,
1971, p. 140.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 - Conseil européen de Copenhague, les 12 et 13 décembre 2002
(élargissement) ; décembre 2002 : fin des travaux des dix groupes de
travail de la Convention sur l’avenir de l’Europe, début de la rédaction de la
future Constitution ; fin du printemps 2003 : conclusion des travaux
de la Convention ; fin 2003 ou début 2004 : convocation d’une
conférence intergouvernementale sur les propositions de la Convention ;
2004 : ratification de la Constitution européenne par les États
membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 - Yves Salesse, &lt;em&gt;Réformes &amp;amp; révolution : propositions pour
une gauche de gauche&lt;/em&gt;, Agone, 2001, pp. 29 et suivantes. Pour tout ce qui
suit, je m’inspire largement de ces pages d’une rare pertinence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 - &lt;em&gt;Ibidem&lt;/em&gt;, p. 174.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 - Bernard Thibault, &lt;em&gt;Qu’est-ce que la CGT&lt;/em&gt;, L’Archipel, 2002, p.
92.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 - La CGT, &lt;em&gt;Après Nice, en préparant Bruxelles, Débat sur l’avenir de
l’Europe&lt;/em&gt;, novembre 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 - Je pense, en particulier, au grand philosophe allemand Jürgen Habermas,
auteur, entre autres, d'un &lt;em&gt;Après l'Etat-nation&lt;/em&gt;, Fayard, 2000,
particulièrement stimulant, qui fait le pari d'une rationalité démocratique
européenne s'opposant à la &amp;quot;religion de masse&amp;quot; qui s'étend sur le monde.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Pour-une-Republique-europeenne-democratique-sociale-et-laique-texte-de-2002#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Pour-une-Republique-europeenne-democratique-sociale-et-laique-texte-de-2002#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/405655</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Campagne de Vincent Peillon / Européennes 2009</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/22/Campagne-de-Vincent-Peillon-/-Europeennes-2009</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:35651aa4462cf0a258a13252ef6f6ecd</guid>
    <pubDate>Fri, 22 May 2009 17:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x9c6na_meeting-de-marseille-discours-de-vi_news&amp;amp;related=1&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x9c6na_meeting-de-marseille-discours-de-vi_news&amp;amp;related=1&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x9c6na_meeting-de-marseille-discours-de-vi_news&quot;&gt;
Meeting de Marseille : Discours de Vincent peillon&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.exprimeo.fr/article/4727/vincent-peillon-en-obama-2012.htm&quot;&gt;Article
d'EXPRIMEO.FR&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vincent Peillon en Obama 2012...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour Vincent Peillon, il y aura manifestement avant les Européennes et
après le scrutin du 7 juin. Sa campagne et son discours de Marseille augurent
d'un avenir singulier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2004, nous étions présents dans cette vaste Assemblée du Fleet
Center à Boston. Un jeune Démocrate monte à la tribune. Il témoigne une flamme
particulière. En quelques minutes, chacun est persuadé que, même si nom est
difficile à mémoriser, il échappera à la grisaille. Une lumière existait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de cette Convention démocrate chargée de donner l'investiture à John
Kerry, le discours de Barack Obama fut le temps fort qui marqua tous les
congressistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fit l'apologie d'une Amérique généreuse, unie, rassemblée. Quelques
semaines plus tard, Barack Obama était élu au Sénat succédant à un Sénateur
Républicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 05 janvier 2005, il prêtait serment et devenait le seul Sénateur
afro-américain à siéger au Sénat. La planète entière le connaît désormais comme
... Président des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lumière de l'impression de juillet 2004, nous étions restés en contact
avec ses équipes et dès novembre 2006 (voir notre lettre hebdomadaire 66), nous
avions évoqué son parcours présidentiel éventuel le suivant ensuite pas à pas
durant sa campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours de Vincent Peillon à Marseille était de la même trempe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans note, sans prompteur, pendant 20 minutes, le candidat socialiste a
montré d'immenses possibilités. Il a effectué un discours de sens, de
rassemblement, de dépassement particulièrement talentueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a en effet témoigné un talent désormais très rare au sein de la classe
politique Française se hissant au niveau des meilleurs orateurs. Certes,
quelques digressions plus affectives et moins intellectuelles auraient ajouté
efficacement une dimension chaleureuse ou personnelle ; mais un leader
charismatique est né et comptera indiscutablement sur le plan national dans les
prochaines années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain du scrutin Européen et avec le tour de chauffe des Régionales,
à l'exemple des élections du mid term 2006 qui ont été la véritable rampe de
lancement de la présidentielle 2008 de Barack Obama, la gauche Française vient
peut-être de trouver le nouveau visage qui lui faisait tant défaut pour
incarner une modernité enracinée dans l'Histoire mais aimant le vent du
neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que Vincent Peillon a désormais acquis une place à part sur
l'échiquier politique Français. Si les couverture médiatique et populaire du
scrutin Européen étaient plus denses, le paysage politique Français compterait
dès à présent un nouveau &amp;quot;phénomène&amp;quot; qui n'est plus prêt de quitter les
lumières des projecteurs des premières places.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/22/Campagne-de-Vincent-Peillon-/-Europeennes-2009#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/22/Campagne-de-Vincent-Peillon-/-Europeennes-2009#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/405671</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;L'Espoir à gauche&quot; : salle pleine pour une naissance attendue !</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/31/L-Espoir-a-gauche</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8ec38ceff91f379abe9885cbebf8d5a8</guid>
    <pubDate>Sat, 31 Jan 2009 21:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Démocratie</category><category>Gauche</category><category>Motion E</category><category>Parti socialiste</category><category>Peillon</category><category>Politique</category><category>SOCIALISME</category><category>Ségolène Royal</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/lespoiragauche.jpg&quot; alt=&quot;L'Espoir à gauche&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;L'Espoir à gauche&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le courant royaliste se réunit samedi pour la première fois, sans
Royal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PARIS (AFP, 10h36)&lt;/strong&gt; — Les partisans de Ségolène Royal
s'organisent autour de l'eurodéputé PS Vincent Peillon, deux mois après le
Congrès de Reims, en se réunissant samedi pour la première fois à Paris, sans
leur championne absente pour cause de Forum altermondialiste au Brésil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une &amp;quot;première réunion de gens venus d'origines diverses&amp;quot; qui ont
constitué au Congrès de Reims la motion portée par Mme Royal et &amp;quot;ont décidé de
continuer à travailler ensemble&amp;quot; sur &amp;quot;la rénovation du parti&amp;quot; et &amp;quot;la ligne
politique&amp;quot;, résume pour l'AFP M. Peillon, bras droit de Mme Royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &amp;quot;réunion nationale&amp;quot; vise à &amp;quot;clarifier les choses&amp;quot;: &amp;quot;il y a un courant,
dans lequel Ségolène a été, qui l'a soutenue, dans lequel elle reste, qui
travaille avec elle, mais qui a maintenant son autonomie&amp;quot;, relève M. Peillon,
dirigeant de ce courant baptisé &amp;quot;L'Espoir à gauche&amp;quot; (nom de la motion
d'avant-Congrès Reims).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Ségolène Royal doit avoir sa profonde autonomie: son livre, ses voyages. Ce
n'est pas non plus une chef de courant&amp;quot;, observe M. Peillon, pour qui
l'ouvrage-vérité qu'elle publie (&amp;quot;Femme debout&amp;quot;) égratignant le Parti et
Martine Aubry, est un &amp;quot;exercice très personnel&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le royaliste Pascal Joseph, &amp;quot;entre une candidate à la présidentielle et
un courant qui surgit, on travaille en harmonie&amp;quot;. Mais &amp;quot;chacun a son rôle. On
est dans le PS, Ségolène, elle, parle aux Français. Notre rôle à nous est de
gérer le parti&amp;quot;, insiste-t-il, alors que se profilent les Européennes, où les
royalistes revendiquent leur part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Peillon lira un message de Mme Royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L'Espoir à gauche&amp;quot; veut également se démarquer de Désirs d'avenir (DA),
association lancée lors de la présidentielle, qui mélange militants et
non-militants partisans de la présidente de Poitou-Charentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour M. Peillon, DA est &amp;quot;une composante intéressante du courant&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Deux cultures se confrontent: ceux qui disent +nous sommes avec Ségolène,
peu importe ce qu'elle dit+ et l'autre qui dit +nous sommes avec Ségolène&amp;quot; en
expliquant pourquoi. C'est l'opposition entre &amp;quot;le passionnel et le politique&amp;quot;,
selon un responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Ségo a toutes ses chances en 2012 mais notre objectif est de former des
cadres&amp;quot;, observe le même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Dans plus d'un tiers des fédérations, le PS c'est nous&amp;quot;, note un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les blessures du Congrès de Reims et des conditions contestées de l'élection
de Martine Aubry au poste de Première secrétaire, restent vives. &amp;quot;On n'est pas
sur l'apaisement. Le PS ne peut pas être en ordre de marche tant qu'il est
amputé&amp;quot;, relève un partisan de Mme Royal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réunion du courant débutera à 15h00 samedi par un &amp;quot;temps de débat
politique&amp;quot; où s'exprimeront les ténors de la motion: le maire de Lyon Gérard
Collomb, les députés Manuel Valls, Delphine Batho. Puis, il y aura &amp;quot;un temps
fermé à la presse&amp;quot; (organisation, délégués départementaux..).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L'ensemble du courant est là&amp;quot;, remarque M. Peillon. Mais il nie que cette
réunion de &amp;quot;responsables&amp;quot; à l'Assemblée nationale, dans une salle de 350
places, soit &amp;quot;une démonstration de force&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &amp;quot;est obligés de refuser beaucoup de gens&amp;quot;, assure l'eurodéputé,
promettant une &amp;quot;grande réunion publique&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/lespoir.bmp&quot; alt=&quot;L'Espoir à gauche&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;L'Espoir à gauche&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les royalistes, réunis sans Royal, veulent afficher leur
unité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PARIS (AFP, 20h37)&lt;/strong&gt; — La grande famille royaliste, qui
semblait traversée de tensions, s'est retrouvée samedi pour la première fois
autour de Vincent Peillon pour poser les bases de la &amp;quot;rénovation&amp;quot; et assurer,
en l'absence de sa championne, avoir &amp;quot;besoin d'elle comme elle a besoin de
nous&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du maire de Lyon Gérard Collomb à la députée Aurélie Filippetti, en présence
de l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé, tous les partisans de
l'ex-candidate à la présidentielle, absente pour cause de Forum social mondial
au Brésil, se sont retrouvés, alors que certains avaient semblé prendre des
distances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L'Espoir à gauche&amp;quot;, lancé par M. Peillon, tenait ainsi &amp;quot;la première réunion
du premier grand courant du parti socialiste&amp;quot;, selon le sénateur-maire de Dijon
François Rebsamen, en allusion aux 29% obtenus par la motion de Ségolène Royal,
arrivée en tête au congrès de Reims.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant une salle pleine (350 places) de l'Assemblée nationale, le député
Manuel Valls a martelé: &amp;quot;Nous avons toujours besoin de Ségolène Royal comme
elle a besoin de nous&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Nous devons bâtir une force, un courant, un collectif&amp;quot;, a assuré M. Valls.
Nous devons nous affirmer comme la colonne vertébrale de la reconstruction de
la gauche, d'une gauche crédible, d'une gauche de gouvernement&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour M. Valls, il n'est pas question &amp;quot;d'une guérilla vis-à-vis de la
direction du Parti socialiste&amp;quot;, mais d'&amp;quot;assumer nos responsabilités&amp;quot; et
&amp;quot;l'espoir&amp;quot; au delà des &amp;quot;frontières du PS&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, si chacun affichait sa fidélité à Mme Royal, les participants ont
aussi pris soin de se démarquer de son ouvrage à paraître, &amp;quot;Femme debout&amp;quot;, très
critique sur le PS. Un livre &amp;quot;extrêmement personnel&amp;quot;, selon le député
Jean-Louis Bianco, un proche, reprenant les termes de M. Peillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent Peillon a lu un message de la présidente de Poitou-Charentes,
exhortant ses camarades à garder &amp;quot;l'esprit collectif et d'équipe&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Nous sommes aujourd'hui plus que jamais les garants de l'unité et de la
rénovation du Parti Socialiste&amp;quot;, y assurait l'ex-candidate à la
présidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'estimer que la &amp;quot;seule manière de faire avancer le PS serait que nous
puissions participer à la hauteur de ce que nous représentons (..) aux travaux
du PS&amp;quot;, revendication récurrente de ses partisans, qui se jugent marginalisés
par la nouvelle direction de Martine Aubry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Sortons de nos bisbilles insupportables entre socialistes, portons le fer
sur nos idées, soyons totalement solidaires entre nous,&amp;quot; a lancé en écho
Vincent Peillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour porter ce fer, l'eurodéputé a lancé une violente charge contre
l'&amp;quot;abaissement national&amp;quot; et Nicolas Sarkozy, selon lui &amp;quot;le produit,
l'incarnation et le symptôme de ce moment&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussitôt, dans une nouvelle pique à la direction du parti, il a ironisé
sur ce PS &amp;quot;qui a réuni autour de Martine Aubry, Jean-Paul Huchon, Michel
Rocard, dans un cafouillage intellectuel que même Guy Mollet ne savait pas
incarner&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de déplorer une sorte de &amp;quot;malédiction de la gauche&amp;quot;, qui se traduirait
par un &amp;quot;grand écart entre les discours et les actes&amp;quot;, dénonçant à nouveau
l'actuelle direction en faisant référence aux alliances municipales de Mme
Aubry à Lille: &amp;quot;Je fais l'accord avec le MoDem, mais je fais tout un Congrès
pour dire qu'on ne veut pas d'accord avec le Modem&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/31/L-Espoir-a-gauche#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/31/L-Espoir-a-gauche#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/322866</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Manifestations du 29 janvier 2009 : 2,5 millions de salariés français ont manifesté !</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/29/Manifestations-du-29-janvier-2009-%3A-25-millions-de-salaries-francais-ont-manifeste</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b2908770e491ea27ccff70f291ebb58d</guid>
    <pubDate>Thu, 29 Jan 2009 22:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>CGT</category><category>Citoyenneté</category><category>Justice sociale</category><category>Libéralisme</category><category>République</category><category>Sarkozy</category><category>Social</category><category>Solidarité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/MAAAAAAAANNNNIIIIFFFFFFFFFFFFFF.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.MAAAAAAAANNNNIIIIFFFFFFFFFFFFFF_m.jpg&quot; alt=&quot;Place de la Bastille&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Place de la Bastille, jan 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo : Milena Peillon&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le nombre de manifestants dans les 195 cortèges de protestation organisés à
l'appel de tous les syndicats a atteint 2,5 millions dans toute la France, a
indiqué jeudi 29 janvier en fin d'après-midi un porte-parole de la CGT. A
Paris, la CGT a annoncé 300.000 manifestants. Les syndicats ont fait état d'une
participation de nombreux salariés du privé. La défense de l'emploi, du pouvoir
d'achat et des services publics tait au coeur de cette journée organisée par
l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/29/Manifestations-du-29-janvier-2009-%3A-25-millions-de-salaries-francais-ont-manifeste#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/29/Manifestations-du-29-janvier-2009-%3A-25-millions-de-salaries-francais-ont-manifeste#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/322297</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La religion dans l'espace public (l'étoile Toland)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/28/John-Toland-l-etoile-flamboyante-des-Lumieres</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3f5444df9464267db8bc8ec86344237d</guid>
    <pubDate>Wed, 28 Jan 2009 21:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Biblio</category><category>Cosmos</category><category>Fraternité</category><category>Habermas</category><category>Laïcité</category><category>Lumières</category><category>Nature</category><category>Palingénésie</category><category>Pantheisticon</category><category>Panthéisme</category><category>Philosophie</category><category>Pythagore</category><category>Religion</category><category>République</category><category>Spinoza</category><category>Toland</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/couvToland.jpg&quot; alt=&quot;Pantheisticon&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Pantheisticon&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le texte intégral de l'introduction à notre édition du &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.institutpythagore.net/post/2007/05/10/John-Toland-Pantheisticon-ou-formule-pour-celebrer-la-societe-socratique-des-pantheistes&quot;&gt;
Pantheisticon&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; : &amp;quot;John Toland, l'étoile flamboyante des
Lumières&amp;quot;&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/John_Toland__l_etoile_flamboyante_des_Lumieres.pdf&quot;&gt;John
Toland&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et une intéressante &lt;a href=&quot;http://www.uclm.es/actividades0304/seminarios/spinoza/pdf/cuadernos/22.pdf&quot;&gt;étude&lt;/a&gt;
sur &amp;quot;la religion dans la sphère publique&amp;quot; (Habermas, Toland, Spinoza) /
Université de Castille / Cahiers du Séminaire Spinoza n° 22 :&lt;/strong&gt;
http://www.uclm.es/actividades0304/seminarios/spinoza/pdf/cuadernos/22.pdf&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/28/John-Toland-l-etoile-flamboyante-des-Lumieres#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/28/John-Toland-l-etoile-flamboyante-des-Lumieres#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/321967</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>L'ESPOIR A GAUCHE</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/16/L-ESPOIR-A-GAUCHE</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c91ad9bfdf583d4492bb13208d4c738e</guid>
    <pubDate>Fri, 16 Jan 2009 17:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Démocratie</category><category>Gauche</category><category>Motion E</category><category>Parti socialiste</category><category>Peillon</category><category>Politique</category><category>République</category><category>SOCIALISME</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/Claude_Monet__Impression__soleil_levant__1872.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.Claude_Monet__Impression__soleil_levant__1872_m.jpg&quot; alt=&quot;Impression au soleil levant (Monet)&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Impression au soleil levant (Monet, 1872&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Oui, les hommes qui ont confiance en l'homme (...) affirment, avec
une certitude qui ne fléchit pas, qu'il vaut la peine de penser et d'agir, que
l'effort humain vers la clarté et le droit n'est jamais perdu. L'Histoire
enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des
accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir.&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean Jaurès, &amp;quot;Discours à la jeunesse&amp;quot;, Albi, 1903.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lespoiragauche.fr&quot;&gt;L'ESPOIR A
GAUCHE&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'espoir à gauche, du nom de la motion E au congrès de Reims, devrait être
lancé le 31 janvier prochain, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale, et à
la veille de la réunion nationale des secrétaires fédéraux du parti. Un site
internet est d'ores et déjà mis en ligne. Prochainement agrémenté d'un réseau
social militant, www.lespoiragauche.fr est en cours de finition, mais on peut y
observer qu'une équipe d'animation politique, ainsi qu'un organigramme de
responsables régionaux du courant. À l'inverse de Désirs d'avenir, très
personnalisé autour de Ségolène Royal, &amp;quot;L'espoir à gauche&amp;quot; met en avant le
collectif. C'est Vincent Peillon qui présente les vœux de l'équipe, et on
retrouve différentes interventions de protagonistes de la motion E...
(Médiapart.fr, 15 janvier 2009)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vincent Peillon annonce le lancement du courant royaliste &amp;quot;L'Espoir à
gauche&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PARIS (AFP, le 16 janvier 2009) — Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a
annoncé vendredi le lancement du courant &amp;quot;L'espoir à gauche&amp;quot;, du nom de la
motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims, qui fédèrera
ses soutiens, avec site internet et &amp;quot;réseau social militant&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&amp;quot;On a lancé jeudi le site (www.lespoiragauche.fr). On a réorganisé la motion E
en forme de courant, regroupé et unifié toutes les composantes, La ligne Claire
(des &amp;quot;barons&amp;quot; régionaux Gérard Collomb et Jean-Noël Guerini), les amis de
Charles Fiterman, et fait un site moderne qui sera le premier réseau social
militant à la fin du mois&amp;quot;, a expliqué l'eurodéputé à l'AFP.&lt;br /&gt;
Reprenant le nom de la motion E &amp;quot;L'espoir à gauche, fier(e)s d'être
socialistes&amp;quot; (29% au congrès de Reims), cette initiative vise à &amp;quot;poursuivre la
rénovation des idées&amp;quot;, à &amp;quot;structurer les gens dans le parti qui ont regroupé la
motion E. Ce n'est pas Désirs d'avenir. C'est très collectif&amp;quot;, a expliqué M.
Peillon.&lt;br /&gt;
L'association &amp;quot;+Désirs d'avenir+ c'est les amis de Ségolène Royal, dans et en
dehors du parti. Nous, nous sommes les dirigeants du parti qui avons fait la
motion E, qui avons suivi Ségolène Royal, qui allons continuer de la soutenir&amp;quot;,
a-t-il assuré. Avec Désirs d'avenir, Ségolène Royal &amp;quot;a son mode d'expression à
elle&amp;quot;, &amp;quot;ses réseaux à elle&amp;quot;, mais &amp;quot;on a décidé de faire -avec Ségolène- le vrai
courant&amp;quot;, a souligné l'eurodéputé.&lt;br /&gt;
M. Peillon signale notamment que &amp;quot;100 délégués départementaux, 23 membres du
Bureau national&amp;quot; en font partie. Ceux &amp;quot;qui ont porté la motion majoritaire sont
là, on n'a perdu personne en route&amp;quot;, précise-t-il.&lt;br /&gt;
Sur le site, figurent la coordination, les responsables régionaux et un
trombinoscope de &amp;quot;l'animation politique&amp;quot;, avec les proches de la présidente de
Poitou-Charentes, outre M. Peillon, les députés Manuel Valls, Jean-Louis
Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Pascal Terrasse, Julien Dray,
Jean-Jack Queyranne, Gaëtan Gorce, les sénateurs David Assouline, François
Rebsamen, Louis Mermaz, le maire de Lyon Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini, le
député européen Gilles Savary, l'avocat Jean-Pierre Mignard, Malek
Boutih.&lt;br /&gt;
Premier débat &amp;quot;sur l'Europe&amp;quot;, et première &amp;quot;réunion nationale&amp;quot; prévue le 31
janvier.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/16/L-ESPOIR-A-GAUCHE#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/01/16/L-ESPOIR-A-GAUCHE#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/318317</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;La perte du Rhône&quot;, par Edgar Quinet</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/12/12/La-perte-du-Rhone-par-Edgar-Quinet-Palingenesie-sociale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b066ee842f37efab86962fb1feef6e67</guid>
    <pubDate>Fri, 12 Dec 2008 09:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Civilisation</category><category>Edgar Quinet</category><category>Esprit</category><category>Liberté</category><category>Palingénésie sociale</category><category>Peuples</category><category>République</category><category>Usurpation</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/Bellegarde.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.Bellegarde_m.jpg&quot; alt=&quot;Bellegarde-sur-Valserine&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bellegarde-sur-Valserine, dec 2008&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Perte du Rhône, à Bellegarde-sur-Valserine (Ain)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ne nous étonnons donc pas si, parmi tant de peuplades qui ont passé sur la
terre, un si petit nombre a pu éclore au droit, à la justice. Que de germes
puissants et avortés dans l’espèce humaine sans qu’ils aient pu s’épanouir et
fleurir ! Vous retrouverez la racine et la tige ; vous voulez savoir
pourquoi elles ont été flétries avant le jour : demandez-le au souffle du
désert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est tout autrement des peuples qui ont des traditions vitales, s’ils
s’y attachent et les respectent. Ces traditions peuvent être suspendues,
interrompues : elles peuvent même disparaître sous la conquête,
l’invasion, l’usurpation ; mais elles continuent d’agir comme des forces
organiques, indomptables. Quelle que soit l’apparence, ne dites jamais de ces
nations qu’elles sont usées, ensevelies, que le monde n’a plus rien à en
attendre. Fussent-elles enfouies sous terre, elles vous démentiraient en
surgissant au jour quand vous vous y attendrez le moins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avez-vous vu dans mon pays la perte du Rhône ? – Le fleuve qui descends
du haut des Alpes arrive confiant et à pleins bords. Tout à coup, comme si
l’embûche avait été tendue dès l’origine des choses, il disparaît. On le
cherche sans le trouver : il s’est perdu dans le puits de l’abîme, il est
enseveli dans les entrailles de la terre ; une couche prodigieuse de
rochers amoncelés depuis les premiers jours le recouvre, et la pierre a été
scellée sur lui, aux deux bords, par des bras de Titans. Maintenant, des rives
de Savoie et de France, les troupeaux de chèvres, de vaches, de mulets, le
traversent à pied sec et l’insultent ; la sonnerie de leurs clochettes
couvre ses mugissements. Cependant, pour avoir disparu, le fleuve n’est pas
tari ; son ancien génie vit encore ; il lutte dans les ténèbres, il
mugit sous terre, il travail dans le sépulcre, il use de sa poussière d’écume
la roche éternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin, il reparaît à quelques centaines de pas à la lumière, un peu
calmé, plus bleu, plus majestueux, mais ni brisé ni dompté par cette
épreuve.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Edgar Quinet, &lt;em&gt;Philosophie de l’histoire de France&lt;/em&gt;, Bruxelles,
1855 ; dans &lt;em&gt;Œuvres complètes&lt;/em&gt;, Paris, Félix Alcan, 1895, pp.
323-325.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/12/12/La-perte-du-Rhone-par-Edgar-Quinet-Palingenesie-sociale#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/12/12/La-perte-du-Rhone-par-Edgar-Quinet-Palingenesie-sociale#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/307778</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Pour un nouveau Parti socialiste ! (2002-2008)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/11/22/Pour-un-nouveau-Parti-socialiste-2002-2008</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a4d194725b3736019819d217a3bc35c1</guid>
    <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 00:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Citoyenneté</category><category>Démocratie</category><category>Ethique</category><category>Fraternité</category><category>Gauche</category><category>Parti socialiste</category><category>Peillon</category><category>Politique</category><category>Royal</category><category>République</category><category>SOCIALISME</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/PeillonRoyal.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.PeillonRoyal_m.jpg&quot; alt=&quot;Ségolène Royal et Vincent Peillon, le 14 juin 2007&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Ségolène Royal et Vincent Peillon, le 14 juin 2007, juin 2007&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un nouveau Parti socialiste Le Parti socialiste doit se réformer lui-même,
afin de rendre crédible sa volonté de transformer demain la société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Julien Dray, député de l'Essonne, Arnaud Montebourg, député de
Saône-et-Loire, et Vincent Peillon, porte-parole du PS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point de vue paru dans le quotidien Libération daté du 9 octobre 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après le séisme du 21 avril, le défi lancé à la gauche tout entière et au
Parti socialiste en particulier est de faire lever un nouvel espoir. Ce n'est
pas qu'une ambition, c'est une obligation. Ne pas y répondre, s'y dérober, se
perdre en atermoiements ou en habiletés, c'est, pour les socialistes français,
prendre le risque d'une situation à l'autrichienne, le risque d'enfanter à
nouveau des désastres prévisibles et, peut-être, durables. C'est se refuser à
comprendre et à entendre ce qui s'est passé, car chacun sait, au-delà des
exercices convenus d'autocritique et de repentance, que ce sont les actes seuls
qui diront si nous avons tiré les conséquences de ce séisme ou si nous nous
contentons de reprendre le fil des jours ordinaires après la cérémonie rituelle
de la pénitence, de la contrition, de la modestie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que les actes tardent, le découragement s'installe progressivement. Ce
n'est encore que l'ombre d'un certain désenchantement, mais c'est déjà presque
un malaise. Une crise de confiance. Une apathie. Un climat pesant qui alterne
indifférentes torpeurs et mauvaises querelles, et où pointe par instants la
tentation lâche, laide, du renoncement. Il faut lui opposer la sincérité du
moment historique et que soient tracées avec éclat les lignes futures de nos
combats, que soient marqués sans crainte ni hésitation notre volonté, notre
engagement, notre désir d'affronter les questions que nous n'avons pas
traitées, les problèmes que nous avons dissimulés et que le peuple des citoyens
n'a pas oubliés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord celle de la démocratie politique, contestée, et de la démocratie
sociale, asphyxiée. Nous avons besoin de refonder le contrat démocratique entre
tous les Français, et rien ne pourra le refaire, aucun ravaudage, si ce n'est
une nouvelle Constitution, donc une nouvelle République. La démocratie sociale
a besoin elle aussi d'actes fondateurs. Il faut les instituer car, d'amère
expérience, sans démocratie sociale forte et reconnue, sans possibilité
d'engagement clair des acteurs sociaux, les réformes échouent. Les socialistes
doivent cesser de faire comme s'il était une fatalité pour eux de porter le
poids d'un système politique à bout de souffle qui conduit nos électeurs à se
détourner de l'engagement civique, nos pratiques politiques à se dévoyer,
jusqu'à devenir contraires à nos propres valeurs et à notre tradition. Il y a
du lyrisme dans l'espérance. Réconcilions notre peuple avec sa démocratie.
C'est un beau projet qui mérite sa peine et sa joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, l'Europe. Celle que nous avons construite est trop éloignée de
l'idéal européen qui est le nôtre, et au nom duquel nous avons mené avec ardeur
cette construction. Dans cet écart peuvent aujourd'hui prospérer toutes les
régressions nationalistes et populistes. Avec l'élargissement, avec la réforme
institutionnelle, l'heure de vérité approche. Si on aime l'Europe, la crise
européenne qui s'installe ne doit pas être subie. Elle doit être maîtrisée et
donc anticipée. L'idée même que l'Europe telle qu'elle est nous préserve des
dangers de la mondialisation libérale ne convainc plus personne. L'Europe
apparaît au contraire comme le cheval de Troie d'une dérégulation dont les
ravages sont ressentis cruellement par nos peuples, non pas de manière
abstraite mais dans leur vie quotidienne. Si nous voulons que l'idée européenne
retrouve sa puissance historique et l'adhésion des peuples, et nous le voulons
de tout notre coeur et de toute notre histoire, il faut aujourd'hui poser les
conditions de son avenir, c'est-à-dire de sa réforme, avec précision et
fermeté. En Europe comme en amour, il nous faut des preuves. Avant tout
élargissement, exigeons des garanties préalables sur son contenu social, sur sa
réalité démocratique, sur les moyens de sa puissance politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, la place, le rôle et la valeur du travail doivent être réaffirmés.
La montée de la précarité, les tensions nouvelles et brutales entre ceux qui
sont dans «l'assistance» et ceux qui sont dans le travail difficile et mal
rémunéré, l'absence d'ordre public social fort et respecté, les disparités
considérables entre les petites entreprises et les grandes imposent un nouveau
pacte social. Cela exige de clarifier les finalités de notre système de
prélèvements fiscaux et sociaux, les modalités du partage des richesses
produites entre les salariés et les actionnaires, le travail et le capital.
Chacun sait que la fiscalité française a trahi sa mission redistributrice. La
révolution fiscale est désormais à l'ordre du jour ; elle seule redonnera
au principe de progressivité toute sa vigueur. Lorsque la gauche manque
d'audace et de générosité, elle se manque à elle-même. Écoutons moins les
menaces des nantis et des arrogants : entendons mieux la détresse des
humbles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous devons imprimer la marque du civisme et de l'autorité
républicaine, que nous avons trop négligée alors qu'elle est au coeur de notre
tradition. Cette ambition ne pourra se borner à manier le bâton et à
stigmatiser les populations déjà les plus fragiles. Ce sont toutes les
politiques publiques, politiques de la sécurité et de la justice bien sûr, mais
aussi politiques sociales, éducatives, culturelles, sportives qui doivent être
mobilisées pour définir une action globale qui permette à chacun, sans
distinction de couleur, de naissance, de fortune, de confession, de retrouver
un équilibre républicain et laïque des droits et des devoirs qui soit juste.
Ainsi renaîtront la volonté et la fierté d'être français ensemble. Notre pays
sait construire le Stade de France en un an, se paye le luxe d'un deuxième
porte-avions, mais disserte et colloque sur son impuissance à briser ses
ghettos et à intégrer un trop grand nombre de ses enfants. L'égalité
républicaine est une idée exigeante, un principe que nous avons trop abandonné
face au matérialisme grossier d'une société capitaliste construite sur le
consumérisme, l'utilitarisme et la concurrence des intérêts. Cette égalité
trouvera ses meilleures armes dans le service public et les biens publics qui
appartiennent à la communauté nationale et qu'il nous faut défendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà quelques questions lourdes, mais que l'on ne peut pas ne pas entendre,
et quelques promesses de réponses à construire ensemble. Nous sommes au début
d'un chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militantes et les militants ont assez dit, depuis vingt ans, à quel
point ils ont eu le sentiment de n'être ni assez écoutés ni assez entendus. Ils
se refusent à être une société fermée. Mais pour entendre et répondre, et
marcher, et marcher encore, et marcher nombreux sans crainte de s'égarer à
nouveau, de perdre ceux qui viennent de nous rejoindre et de tomber cul
par-dessus tête une nouvelle fois dans le fossé profond, le Parti socialiste
doit se mettre lui aussi à la question. Il doit faire la démonstration
vigoureuse qu'il n'est pas autiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi nous demandons que le Congrès de Dijon soit un congrès
constituant. Son ambition et son utilité, cela doit être aussi un nouveau mode
d'organisation et de fonctionnement intégrant des décisions courageuses et
fortes. Seule la capacité que nous aurons de nous réformer nous-mêmes
aujourd'hui rendra crédible notre volonté de transformer demain la société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela nous impose d'imaginer de nouvelles formes de délibération, de
représentation et de militantisme pour notre vie commune, des rapports plus
féconds et plus institutionnalisés avec les forces syndicales et le mouvement
associatif. Il est grand temps aussi de s'ouvrir à cette diversité
géographique, professionnelle et sociale, ethnique, qui est la richesse de la
France mais qui nous fait tellement défaut. Nous n'échapperons pas non plus à
la nécessité de construire les nouveaux instruments politiques et les nouvelles
alliances, au plan européen et international, qui nous permettront de lutter
plus efficacement car plus résolument contre la férocité du nouveau capitalisme
et les vertiges de la dérégulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Parti socialiste veut faire du neuf, ce qui ne serait peut-être pas
tout à fait inutile face à la détresse des temps, il doit devenir un nouveau
Parti socialiste.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/11/22/Pour-un-nouveau-Parti-socialiste-2002-2008#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/11/22/Pour-un-nouveau-Parti-socialiste-2002-2008#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/301321</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Parti socialiste : pour un Congrès de Reims historique !</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/11/03/Pour-un-Congres-de-Reims-historique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:50b153740a7b6ea3661334911867085e</guid>
    <pubDate>Wed, 29 Oct 2008 12:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Citoyenneté</category><category>Démocratie</category><category>Gauche</category><category>Jaurès</category><category>Justice sociale</category><category>Laïcité</category><category>Parti socialiste</category><category>Peillon</category><category>Politique</category><category>Réforme</category><category>République</category><category>Sarkozy</category><category>Égalité</category>    
    <description>&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k1VMAxBNLitoywP6FP&amp;amp;related=1&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k1VMAxBNLitoywP6FP&amp;amp;related=1&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x792g1_vincent-peillon-lyon-le-28-10_news&quot;&gt;Vincent
Peillon - Lyon le 28 /10&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Discours de Vincent Peillon, le 28 octobre 2008, à Lyon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reims doit être un congrès de REFONDATION&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A l'occasion de la présentation de la motion E à Lyon, Vincent Peillon
a accordé une petite interview au quotidien régional, &lt;em&gt;LE
PROGRES&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Q : La motion Royal-Collomb semble remonter. Est-ce un revirement ?
R : Nous continuons dans la même démarche sans se soucier de ce qu'on dit
de nous. Nous avons fait un travail de conviction sans attaquer personne. Nous
essayons de convaincre que le PS doit changer. Nous n'avons pas toutes les
clés, mais quelques-unes. Q : Que se passera-t-il si le congrès de Reims
se passe mal ? R : Il faut réussir Reims. Les gens de gauche ne nous
pardonneraient pas un échec, et ils auraient raison. Il est impératif de
redevenir un parti de rassemblement autour d'une nouvelle donne. Q : Le
rassemblement de tous les socialistes est-il encore possible ? R :
D'une forte majorité respectueuse des minorités, oui. Q : Si ça n'est pas
Rennes, ce peut cependant être un congrès de simple transition ? R :
Non, ce ne sera ni l'un ni l'autre. Nous y veillerons. Nous devons avoir un
congrès dont on se souviendra, style Epinay, un congrès de refondation du
comportement politique. On ne fera pas cela en 2011 qui sera le congrès de
désignation du candidat à la présidentielle. Q : Les débats internes
sont-ils à la hauteur de l'enjeu ? R : Cela avait mal commencé et
puis les échanges ont gagné en épaisseur et en pertinence, preuve que nous
voulons un PS fort, en phase avec la société. (Propos recueillis par
Michel-Rivet Paturel)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
***&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse&lt;br /&gt;
Le PS entre psychodrame et électrochoc, par Michel Noblecourt&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;LE MONDE&lt;/em&gt; | 28.10.08&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'adviendra-t-il si, le 6 novembre au soir, aucune des six motions en
compétition pour le congrès du Parti socialiste, du 14 au 16 novembre à Reims,
n'arrive en tête à l'issue du vote des militants ? Faute d'indicateurs
fiables sur les inscrits - 220 000 électeurs potentiels s'ils acquittent, même
le jour du vote, deux ans de cotisations, sachant que seuls 105 000 ont repris
leurs cartes -, le scrutin garde ses mystères. Le niveau de participation sera
déterminant. A entendre les différents pointeurs de &amp;quot;Solférino&amp;quot;, les motions de
Bertrand Delanoë et de Ségolène Royal - signataire du texte présenté par Gérard
Collomb - devraient se partager 60 % des votes. Mais quel sera l'écart :
31 %-29 % ? ; 35 %-25 % ? Il est aussi impossible de deviner la
réponse que de dire qui, de M. Delanoë ou de Mme Royal, sera en tête. Ces mêmes
pointeurs attribuent 38 % aux motions de Martine Aubry et de Benoît Hamon, soit
25 % pour la maire de Lille et 13 % pour le jeune député européen qui est
parvenu à réunifier toutes les petites gauches du PS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grand favori des sondages réalisés auprès de sympathisants socialistes, à ne
pas confondre avec les militants, Bertrand Delanoë, 58 ans, a capté une grande
partie de l'appareil, grâce au soutien de François Hollande, le premier
secrétaire sortant, mais il n'a pas réussi à séduire la base. Sa campagne fait
du surplace. En dehors de Paris et en partie de la Haute-Garonne, il n'a dans
sa besace aucune grosse fédération. Même sur ses terres, où le vote est plutôt
bohème, il n'est pas sûr d'être majoritaire. A contrario, Ségolène Royal, 55
ans, malmenée par les sondages et boudée par l'appareil, garde un pouvoir
d'attraction auprès des militants et a le vent en poupe. L'appui des
Bouches-du-Rhône et de l'Hérault, où on vote encore &amp;quot;au canon&amp;quot;, lui garantit un
matelas de plus de 10 % des votes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même garantie de 10 % est promise à Martine Aubry, 58 ans, qui a impulsé une
vraie dynamique, grâce à la crise financière, et qui est d'autant plus assurée
de faire un score qu'elle est soutenue par des fédérations - Nord et plus
encore Pas-de-Calais et Seine-Maritime - où on ne badine pas avec la discipline
de vote. Avec un discours très à gauche et un réel talent, Benoît Hamon, 41
ans, a aussi surfé sur la crise, mais il est handicapé par le conglomérat de
gardiens du temple qui l'encadre. Un conglomérat de fortes personnalités qui
ont un lourd passé commun de chamailleries. Seul le pôle écologique de
Christophe Caresche et Géraud Guibert, en pointe sur la rénovation, affiche sa
cohérence. Les principales motions ressemblent à des attelages très hétérogènes
fondés sur des contrats précaires. Elles naviguent au mieux de leurs
contradictions internes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous le double parrainage de Lionel Jospin et de Michel Rocard, histoire de
marier première et deuxième gauche, le maire de Paris se présente plus en
champion de la &amp;quot;fidélité&amp;quot; à l'héritage socialiste, depuis Epinay (1971), qu'en
artisan du renouveau. En se proclamant, lors de sa candidature au poste de
premier secrétaire, &amp;quot;libéral et socialiste&amp;quot;, M. Delanoë s'est vite mis en porte
à faux par rapport à une crise qui sape les fondements du libéralisme.
Encouragé à se lancer par M. Jospin, qui s'était d'abord fait le censeur de M.
Hollande - le successeur qu'il s'était pourtant choisi en 1997 -, il a fini par
s'allier avec le premier secrétaire qu'il critiquait. De même, M. Delanoë
récuse toute alliance avec le MoDem, mais fait route avec M. Rocard, qui s'est
fait le chantre d'un tel rapprochement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LE REMAKE DU MATCH JOSPIN-FABIUS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En voulant prendre la tête du PS, M. Delanoë joue gros. C'est évident en cas
d'échec. Mais s'il gagne, il devra montrer sa capacité à être le &amp;quot;manageur&amp;quot;
d'un parti qu'il veut remettre au travail, même s'il s'était engagé, lors des
municipales, à faire son &amp;quot;travail de maire à 100 %&amp;quot;. Sa cote de popularité, au
zénith au-delà de 70 %, va fortement et rapidement être écornée, car, comme
premier secrétaire il sera surexposé en première ligne. Ses alliés guetteront
ses faux pas, à commencer par M. Hollande - qui le soutient mollement et qui
ralliera la motion arrivée en tête -, dont l'intérêt objectif est son échec,
qui lui dégagerait la voie pour une candidature à l'Elysée en 2012. Le revers
probable aux élections européennes de juin 2009 - par rapport aux 28, 9 % du PS
en 2004 - lui sera imputé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mme Royal a, elle aussi, une équipe hétérogène : des grands barons
locaux ; des &amp;quot;hollandais&amp;quot; repentis comme Julien Dray ; la majorité du
NPS derrière Vincent Peillon ; le numéro deux du PS, François
Rebsamen ; ses &amp;quot;groupies&amp;quot; de ses clubs Désirs d'avenir. En mettant sa
candidature à la tête du PS &amp;quot;au Frigidaire&amp;quot;, Mme Royal a habilement joué,
réduisant son enjeu personnel. Seul un improbable plébiscite en sa faveur
pourrait la faire sortir du &amp;quot;frigo&amp;quot;. Un succès lui permettrait de pousser en
avant M. Peillon (48 ans). Un échec ne la disqualifierait pas pour la suite.
Candidate au poste de premier secrétaire, Mme Aubry n'a rien à perdre. En cas
d'échec, elle restera à Lille, mais en ayant gagné ses galons et en pesant sur
le PS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord anti-Royal, Martine Aubry s'en prend de plus en plus vivement à
Bertrand Delanoë, ne lui pardonnant pas son alliance avec M. Hollande. Un
renvoi d'ascenseur au maire de Paris, qui lui reproche son alliance
contre-nature avec Laurent Fabius. D'ici au 6 novembre, le risque existe qu'un
&amp;quot;TSD&amp;quot; (Tout sauf Delanoë) se substitue au &amp;quot;TSS&amp;quot; (Tout sauf Ségolène), et les
maires de Lille et de Paris semblent rejouer un mauvais remake du match
Jospin-Fabius.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reims peut tourner au psychodrame, comme Rennes en 1990 avec le facteur
aggravant que le PS doit élire, le 20 novembre, un nouveau premier secrétaire.
Si le 6 novembre, aucune motion ne prend l'avantage et que chaque camp fait de
la résistance, la crise est assurée. A moins d'un électrochoc qui conduirait le
PS, pour sortir d'une impasse moins due à des clivages idéologiques qu'à des
querelles d'ego, à confier les rênes à une nouvelle génération. M. Peillon,
ségoléniste, ou Pierre Moscovici, 51 ans, rallié à M. Delanoë, seraient des
candidats de compromis qui laisseraient les présidentiables préparer 2012. Ils
pourraient puiser dans un vivier de &amp;quot;jeunes&amp;quot; pour former une équipe resserrée
incarnant la relève : Harlem Désir (49 ans), Annick Lepetit (50 ans),
Patrick Bloche (52 ans), delanoëistes ; Guillaume Garot (42 ans), Manuel
Valls (46 ans), Aurélie Filippetti (35 ans), Delphine Batho (35 ans),
ségolénistes ; François Lamy (49 ans), Adeline Hazan (52 ans), Arnaud
Montebourg (46 ans), aubryistes ; Guillaume Bachelay (34 ans), fabiusien,
voire M. Hamon et son allié Pierre Larrouturou (44 ans). En 1997, M. Hollande
n'avait que 43 ans quand il devint le &amp;quot;patron&amp;quot; des socialistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michel Noblecourt (Editorialiste, chef de service)&lt;br /&gt;
Article paru dans l'édition du 29.10.08&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/11/03/Pour-un-Congres-de-Reims-historique#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/11/03/Pour-un-Congres-de-Reims-historique#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/293580</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Défis pour le socialisme du XXIe siècle&quot;, par D. Méda et V. Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/10/26/Defis-pour-le-socialisme-du-XXIe-siecle-par-D-Meda-et-V-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0410b886081212ffbc3a5ae123862d65</guid>
    <pubDate>Sun, 26 Oct 2008 15:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine Peillon</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Anti-utilitarisme</category><category>Civilisation</category><category>Démocratie</category><category>Emancipation</category><category>Justice sociale</category><category>Liberté</category><category>Méda</category><category>Peillon</category><category>Régulation</category><category>SOCIALISME</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/AutunEve.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.AutunEve_m.jpg&quot; alt=&quot;Eve, cathédrale d'Autun (musée Rolin)&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Eve, cathédrale d'Autun (musée Rolin), oct 2008&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Tribune publiée dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; daté du 16 octobre
2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Défis pour le socialisme du XXIe siècle&amp;quot;, par Dominique Méda et
Vincent Peillon (&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quelles remises en cause la crise, à laquelle nous sommes actuellement
confrontés, doit-elle nous conduire ? Devons-nous simplement nous engager
à mettre en place les mécanismes de contrôle qui empêcheront de tels excès de
se reproduire ? N'est-il pas aussi urgent, si c'est le système même qui
est en cause, de nous saisir avec force de cette occasion pour repenser en
profondeur notre rapport au capitalisme et notre vision du progrès social, pour
réinterroger les représentations de l'homme et de la vie en société sur
lesquelles repose la science économique, pour exiger des économistes qu'ils
arriment de nouveau leur science au réel et ne l'exonère plus de considérations
morales et politiques ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crise financière est le fruit de la victoire idéologique d'une certaine
conception de la vie en commun. Si nous ne nous affrontons pas directement à
cette conception, gageons que dès la crise passée, toutes les forces qui ont
conduit au dérapage que nous connaissons se recomposeront pour continuer
d'affirmer, équations et démonstrations à l'appui, que de l'avidité sans
limites et de la consommation ostentatoire des uns vient le progrès de tous,
que les règles constituent un obstacle à l'obtention de la plus grande
production possible, que &amp;quot;la société&amp;quot; ne signifie rien et qu'on ne rencontre
que des individus poursuivant leurs fins et visant à maximiser leur utilité,
c'est-à-dire à consommer toujours plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un mot que l'alpha et l'oméga de la vie en société, c'est d'augmenter sans
relâche les actes d'appropriation individuelle sur un marché. Bien commun,
autre définition de la richesse, de l'émancipation des personnes, de la
propriété, voilà les questions de fond qui, prises à la racine, doivent être
repensées par le camp progressiste à l'occasion de cette crise. C'est en
rompant avec l'utilitarisme étroit de l'économie politique anglaise que les
premiers républicains et les premiers socialistes avaient construit, dans le
cadre de l'Etat nation, les règles démocratiques et sociales qui ont fait le
patrimoine de nos sociétés. C'est ce même geste qu'il faut reproduire
aujourd'hui, avec l'Europe, dans le cadre de l'économie mondialisée qui est la
nôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La constitution de la bulle financière, mais aussi le développement de
l'économie réelle se sont nourris des concepts et des représentations forgés
par l'économie classique et néoclassique. Ainsi en va-t-il du concept
d'utilité, travaillé par toute la pensée économique du XIXe siècle, et dont
Léon Walras disait en 1874 : &amp;quot;Qu'une substance soit recherchée par un
médecin pour guérir un malade ou par un assassin pour empoisonner sa famille,
c'est une question très importante à d'autres points de vue, mais tout à fait
indifférente au nôtre. La substance est utile, pour nous, dans les deux cas, et
peut-être plus dans le second que dans le premier.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, si la richesse, c'est l'utilité, alors une production utile est donc
simplement celle qui trouve son consommateur. Comme l'a montré Jean-Joseph
Goux, &amp;quot;c'est l'émancipation d'avec toute la philosophie morale qui est en jeu&amp;quot;.
Désormais, toute consommation est utile, toute consommation a de la valeur. Les
arguments fondés sur les besoins - nous devons absolument produire, et produire
toujours plus, et aussi toujours plus consommer pour faire repartir la machine
économique, parce que les besoins humains sont infinis - se nourrissent de
cette équivoque entre les vrais besoins, la vraie utilité, qui améliore
vraiment la condition de tous les hommes, et la futilité, le gaspillage. &amp;quot;Dans
le système néoclassique, écrit Galbraith, la consommation est généralement
quelque chose de parfait qu'il faut maximiser par tout moyen légitime et
socialement inoffensif. C'est aussi un plaisir curieusement sans nuages.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En substituant le désir individuel subjectif au besoin - qui peut, lui, être
objectif, collectif, et dont on peut donc discuter -, l'économie a en même
temps rendu impossible la construction d'un bien commun. Et cela parce qu'elle
a décidé souverainement que l'utilité ne pouvait être déterminée qu'à partir de
la multiplicité infinie de désirs, tellement spécifiques, incomparables et
particuliers qu'il sera impossible de les agréger, voire de les comparer. C'est
ce que s'attache inlassablement à soutenir toute une partie de l'économie qui
fait ses délices de l'incomparabilité des préférences individuelles. C'est ce
qui explique aussi que notre PIB ne soit qu'une grosse comptabilité
d'entreprise, qu'il ne fasse qu'agréger des augmentations de production,
c'est-à-dire des appropriations individuelles de biens et services apportés sur
le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, nous vivons depuis la seconde moitié du XXe siècle les yeux rivés sur la
croissance du PIB comme si celle-ci était capable de représenter nos avancées
en matière de progrès ou de civilisation et comme si l'augmentation de la
production et de la consommation était la seule façon de mettre le monde en
valeur. Le moment actuel ne marque pas seulement un dérèglement ou un
dysfonctionnement de la régulation. Car l'absence de régulation et la tolérance
aux excès reposent sur des choix plus profonds qui habillent les choix
politiques d'une évidence scientifique pourtant discutable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pourquoi il serait insuffisant de se contenter de mesures
conjoncturelles, seraient-elles nécessaires, et naïf de croire que des mesures
structurelles de régulation du même système seront suffisantes. Cette crise
doit nous conduire à ouvrir la boîte noire de la logique du développement de
nos sociétés et à réinterroger la pertinence des indicateurs avec lesquels nous
mesurons nos progrès et définissons nos choix collectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poser la question du système, c'est poser la question des valeurs et des
concepts par lesquels nous nous représentons notre vie collective. Nous devons,
à nouveaux frais, nous poser, ensemble, la question de savoir ce que sont les
ingrédients d'une société qui dure et d'un progrès de la civilisation en termes
de justice et de liberté. Il nous faut mettre en place les indicateurs qui nous
permettront de mesurer non seulement des augmentations générales de
consommation mais aussi sa répartition, les évolutions du patrimoine naturel,
les accès aux biens premiers et aux droits fondamentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le socialisme du XXIe siècle doit se construire une doctrine pour aborder les
défis des crises, énergétique, alimentaire, climatique, financière qui
déchirent la planète, obèrent l'avenir et piétinent des vies humaines par
centaines de millions. L'idée d'un nouveau modèle de croissance où
développement durable, justice sociale, progrès des libertés et de la
démocratie marcheraient ensemble, qui romprait avec l'orthodoxie tyrannique des
économistes, sera au coeur de cette doctrine. La crise que nous vivons doit
aussi être l'occasion de relancer cet effort de pensée et de conduire cette
bataille idéologique avec courage.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/10/26/Defis-pour-le-socialisme-du-XXIe-siecle-par-D-Meda-et-V-Peillon#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blog.edgarquinet.com/post/2008/10/26/Defis-pour-le-socialisme-du-XXIe-siecle-par-D-Meda-et-V-Peillon#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blog.edgarquinet.com/feed/atom/comments/290978</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>