<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://blog.edgarquinet.com/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Cercle social Edgar Quinet</title>
  <link>http://blog.edgarquinet.com/</link>
  <atom:link href="http://blog.edgarquinet.com:82/feed/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description>Mémoire vive de la République</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 02 Mar 2013 17:40:16 +0100</pubDate>
  <copyright>DR : Cercle social Edgar Quinet</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>&quot;Conversations républicaines&quot;, par Vincent Peillon (avec François Bazin)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/10/26/%22Conversations-r%C3%A9publicaines%22%2C-par-Vincent-Peillon-%28avec-Fran%C3%A7ois-Bazin%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b78b18b08342b0915ffcaf7ec7edc881</guid>
    <pubDate>Wed, 26 Oct 2011 11:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>2012</category><category>abaissement national</category><category>Denoël</category><category>François Bazin</category><category>Histoire</category><category>Jaurès</category><category>livre</category><category>Quinet</category><category>République</category><category>Vincent Peillon</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/conversations.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.conversations_m.jpg&quot; alt=&quot;Conversations&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Conversations, oct. 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;AD GLORIAM EDGAR QUINET&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Extrait de l'introduction :&lt;/strong&gt; ‎&amp;quot;Il faut relire Quinet d'abord
pour le plaisir du texte. Mais aussi parce qu'au-delà des mots il y a, entre
son époque et la nôtre, trop de similitudes pour qu'on se contente de
l'abandonner à la critique des seuls historiens professionnels. (...) Le moment
est venu de nous poser les mêmes questions. Quelles sont, ici et maintenant,
les conditions d'une régénération de la France ? Nous en sommes là, hélas.
A l'agonie des pensées tristes et mesquines, aux âmes mortes, au mensonge et à
l'usure des mots, à la faiblesse et à la trahison des actes. Notre crise a un
nom : abaissement national. L'affaire est sérieuse, et il faut y faire
face dans sa double dimension, matérielle et mystique, comme disait Jaurès. Ou,
si mystique vous donne de l'urticaire, morale et civique : vous
préférez ? Chez les grands républicains cela revient au même. La France
étouffe et gronde. Rien n'est encore joué. Elle peut, demain, se résigner,
perdre son honneur et sa foi, s'abandonner une fois encore, avant de se
retrouver. Son histoire est ainsi faite, suite d'étranges défaites et de
grandes démissions, annonciatrices de splendides renaissances.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En librairie le 27 octobre 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En vente sur &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Conversations-r%C3%A9publicaines-avec-Fran%C3%A7ois-Bazin/dp/2207110087&quot;&gt;
Amazon&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.decitre.fr/livres/Conversations-republicaines.aspx/9782207110089&quot;&gt;Decitre&lt;/a&gt;,
le &lt;a href=&quot;http://www.furet.com/conversations-republicaines-1608825.html&quot;&gt;Furet du
Nord&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.alapage.com/m/ps/mpid:MP-A9163M6233994#moid:MO-A9163M9675571&quot;&gt;Alapage&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;

&lt;br /&gt;
Broché: 197 pages Editeur : Editions Denoël Prix : 17 euros ISBN-10:
2207110087 ISBN-13: 978-2207110089&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Céline, un antisémite exceptionnel&quot;, sur Judaïques FM (94.8 à Paris)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/09/21/%22C%C3%A9line%2C-un-antis%C3%A9mite-exceptionnel%22%2C-sur-Juda%C3%AFques-FM-%2894.8-%C3%A0-Paris%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:12c23a3b4fee5e07f8661323c7f9090f</guid>
    <pubDate>Wed, 21 Sep 2011 22:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Humeurs</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xl8eup_celine-un-antisemite-exceptionnel-sur-judaiques-fm_news&quot;&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/jfm.gif&quot; alt=&quot;JFM&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JFM, sept. 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'invité de Haïm Cherki, &amp;quot;Chemins et détours&amp;quot; : &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xl8eup_celine-un-antisemite-exceptionnel-sur-judaiques-fm_news&quot;&gt;
Antoine Peillon&lt;/a&gt;, pour &lt;em&gt;Céline, un antisémite exceptionnel&lt;/em&gt;, Le Bord
De L'eau, 2011.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Antoine Peillon et &quot;l’esprit du cerf&quot;, par Marie Opoczynski</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/08/23/Antoine-Peillon-et-%22l%E2%80%99esprit-du-cerf%22%2C-par-Marie-Opoczynski</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0b9b57c1c099ef65da64977c8159a7da</guid>
    <pubDate>Tue, 23 Aug 2011 04:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Anthropologie</category><category>Biblio</category><category>Cerf</category><category>Cernunnos</category><category>Civilisation</category><category>Cosmos</category><category>Développement durable</category><category>Ecologie</category><category>Esprit</category><category>Graal</category><category>Histoire</category><category>Humanité</category><category>Jonas</category><category>Kabbale</category><category>Le Bord de L eau</category><category>Nature</category><category>Palingénésie</category><category>Panthéisme</category><category>Perceval</category><category>Philosophie</category><category>Principe Responsabilité</category><category>Religion</category><category>Tradition</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/esprit_du_cerf_couv.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.esprit_du_cerf_couv_m.jpg&quot; alt=&quot;L'Esprit du cerf&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;L'Esprit du cerf, août 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Opoczynski, « Antoine Peillon, L’esprit du cerf. La forêt au cœur
de l’imaginaire occidental », Lectures &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/08/23/En%20ligne&quot; title=&quot;En ligne&quot;&gt;En
ligne&lt;/a&gt;, Les comptes rendus, 2011, mis en ligne le 05 juillet 2011, consulté
le 23 août 2011. URL : http://lectures.revues.org/5976&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« Ré-enchanter l’humanité », tel est l’objectif de cet ouvrage. Car
aujourd’hui, l’humanité a « sans doute atteint la limite de son expansion
matérielle et de sa croissance mécanique. Une nouvelle alliance est nécessaire
entre les hommes et le monde vivant. (…) Le geste de l’homme marque son
environnement d’une empreinte de plus en plus profonde, surtout depuis que la
Révolution industrielle lui a donné une grande puissance. (…) Une civilisation
meurt, étouffée par l’entassement des marchandises et par overdose de pulsions
sans désir. » Face à ce constat sans appel, Antoine Peillon,
journaliste-historien, vise à faire prendre conscience de l’importance de la
forêt dans notre imaginaire, et ce, depuis toujours. A partir de cet imaginaire
forestier, il extrait des « leçons de vie ». Le concept
d’« imaginaire » est privilégié, car c’est une clé de connaissance du
« fond de la conscience » de nos sociétés (J. Le Goff1). Imaginer
n’interdit pas de raisonner, au contraire. La rationalisation absolue du monde
moderne est du délire. « Une histoire sans imaginaire, c’est une histoire
mutilée, désincarnée. » (J. Le Goff). Quelles « leçons de vie »
l’auteur énonce-t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La légende en Occident trouve souvent sa source, et son refuge, dans la
forêt, c’est-à-dire dans la quintessence de la nature. Pour les Gaulois,
Cernunnos est un dieu-cerf. A la fois sombre et lumineux, sa fonction de
dispensateur de la fécondité-fertilité est éclatante. Les bois de cerf
repoussent chaque printemps et symbolisent les renouvellements cycliques.
« L’ensauvagement » est une nécessaire revitalisation du héros, afin
d’accéder à l’amour, à la découverte de lui-même, voire à la révélation divine.
Le passage en forêt doit nous encourager à désenchaîner l’instinct sauvage, le
désir animal qui, s’il reste refoulé en l’homme, produira le sang noir de la
guerre et de la désolation. Au Moyen-âge, le cerf prend une nouvelle place dans
les récits épiques. Il est représenté comme un guide envoyé par Dieu, celui qui
montre le chemin. L’Ecriture dit que les grands monts sont les apôtres et les
prophètes ; les cerfs représentent les fidèles qui parviennent à la
connaissance de Dieu. Dans la « Chanson de Roland », un passage décrit
comment Charlemagne a pu franchir la Gironde en crue grâce à l’intervention
d’un cerf blanc. Autre légende, la pénitence d’Hubert, noble ensauvagé, suite
aux paroles prononcées par un cerf qu’il tentait de chasser. Le médiéviste P.
Walter a remarqué que la Saint-Hubert, le 3 novembre, se situe dans la période
du Samain irlandais (qui devient, selon les contextes, Halloween ou la
Toussaint), période pendant laquelle la liaison est permise entre le monde des
humains et le monde féérique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En deuxième lieu, Antoine Peillon trouve un certain héroïsme à triompher,
par l’ouverture à l’imaginaire, de l’inertie sociale et du conformisme, qui ne
visent qu’à la conservation matérielle de la vie. Le passage en forêt nous
encourage à libérer héroïquement le rêve, sans rien sacrifier de notre exigence
de raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l’aventure en forêt figure la progression initiatique d’une vie
qui s’élève de la bestialité originaire jusqu’à la sainteté. La forêt est le
miroir de nos peurs ou, au contraire, de notre désir d’aimer et d’être, et donc
le lieu du passage entre notre engluement dans l’Etre à notre liberté
existentielle. Les « passages » de Perceval par la forêt sont les
moments clés de reprise ou de relance narrative de son aventure. Ces errances
sont des paliers initiatiques de la sauvagerie à la courtoisie, et de celle-ci
à la mystique. Loin de s’ensauvager en forêt, le héros s’y initie
progressivement à la courtoisie. Les chevaliers des romans médiévaux sont au
fond des hommes sauvages devenus champions de l’ordre social, mais il semble
qu’ils doivent retourner périodiquement en forêt pour retrouver en eux-mêmes la
source lointaine de leur vaillance, cette vaillance de l’homme sauvage. La
forêt est un terrain éprouvant, un lieu de transition vers un autre état, un
rite d’initiation. Au XIIème siècle, l’imaginaire chevaleresque et courtois est
désormais le fondement d’une quête humaine de la sainteté. La figure de Bernard
de Clairvaux en fournit le modèle parfait. Il y a une relation organique entre
le monastère cistercien et la forêt. La perfection cistercienne est fruit d’un
travail sur soi poussé jusqu’au profond de la chair. De même, le bâtiment
cistercien commence à l’écran de sauvagerie que le monastère autour de lui
protège. « On apprend plus de choses dans les bois que dans les livres »,
écrit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le « marcher droit » en forêt de Descartes (issu du
« Discours de la Méthode ») nous renvoie à l’exigence de maîtrise de
nous-mêmes, donc à notre responsabilité vis-à-vis de l’humanité. Le passage en
forêt nous encourage à prendre religieusement conscience de notre puissance
démesurée et de notre responsabilité conséquente vis-à-vis des créatures qui
peuplent la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin la réflexion d’Antoine Peillon s’achève par le sentiment
amoureux : c’est par amour « fou » pour la fée Viviane que
Merlin lui confie tous ses pouvoirs. Pour jouir pleinement de son amant, elle
l’enferme. En réalité, il n’y perd pas sa puissance mais la transmet, lui offre
une continuation féminine. L’accès de Perceval à la courtoisie nous raconte
aussi ce mouvement de retrait qui signe l’amour véritable. Il connaît un moment
d’extase, perdu dans le souvenir du visage de sa bien-aimée, à la vue de trois
gouttes de sang tombées dans la neige, provenant d’une oie sauvage attaquée par
un faucon. Il y a dans cette légende une disqualification absolue de la
violence par l’amour. Dans un monde féodal saturé de brutalités, le
« Conte du Graal » de Chrétien de Troyes vers 1180, dont Perceval est
le premier héros, marque l’avènement de cette exigence chevaleresque d’aider
inlassablement les femmes. Le passage en forêt nous encourage à aimer et à
s’offrir sans rien attendre en retour et à donner chair à sa confiance. Là est
la révélation de l’incarnation cistercienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 J. Le Goff, Un autre Moyen Age, Gallimard, coll. Quarto, 1999, page
429.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Célinomania : le grand Business band !</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/C%C3%A9linomania-%3A-le-grand-Business-band-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fc97f7c9448a719f30ed54b06b2f8d2f</guid>
    <pubDate>Wed, 18 May 2011 19:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Humeurs</category>
        <category>Antisémitisme</category><category>Business</category><category>Collaboration</category><category>Céline</category><category>Destouches</category><category>Enchères</category><category>Fascisme</category><category>Louis-Ferdinand Céline</category><category>Marchandise</category><category>Misogynie</category><category>Nazisme</category><category>Ténèbres</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/CELINE-ENCHERES.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.CELINE-ENCHERES_m.jpg&quot; alt=&quot;Enchères Céline mai 2011&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Enchères Céline mai 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des reliques vendues 175 000 euros...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’abjection antisémite et misogyne de Louis-Ferdinand Céline atteint
des records en salle des ventes. Des manuscrits et lettres de l’écrivain nazi
ont été adjugées 175 000 euros, le mardi 10 mai 2011, par Artcurial. Dans ce
lot, trente-six lettres formant une correspondance inédite avec le docteur
Alexandre Gentil, médecin militaire et ami de Céline, sont parties pour 99 700
euros. Datant d'une période allant de 1939 à 1948, ces reliques sont imprégnées
de l’antisémitisme et de la misogynie de l’auteur des Bagatelles pour un
massacre, notamment à l'égard de sa secrétaire ou d'Elsa Triolet, la femme du
poète Aragon. D’où leur succès faramineux aux enchères
parisiennes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Article extrait de &lt;a href=&quot;http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-peillon/140311/celine-un-antisemite-exceptionnel-parution-le-19-mai-2011-aux-editi&quot;&gt;
''Céline, un antisémite exceptionnel''&lt;/a&gt;, Le Bord De L'eau, 2011 ;
première note de lecture / &lt;a href=&quot;http://www.lesinfluences.fr/Celine-et-Genet-aux-petits-vers-de.html&quot;&gt;Les
Influences&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui discutera que les ventes auxenchères, dans une société où la
marchandisation de la vie règne presque sans partage&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;,sont devenues les lieux et instants de la valorisation (au sens de
mesure de la valeur) la plus pertinente des œuvres&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/2&quot; title=&quot;2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; ? Or, à l’aune des enchères, Céline bat désormais des
« records », d’ailleurs salués avec enthousiasme par la presse la plus
politiquement correcte&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/3&quot; title=&quot;3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;.Maxime Rovere remarque très
judicieusement : « Cet emballement révèlela place exacte du bonhomme
dans l’imaginaire contemporain. Pour Céline comme pour d’autres, on reconnaît
dans le succès marchand une forme sécularisée de l’antique dévotion aux
reliques des saints. (…) Mais le principal de cette bonne affaire est
évidemment l’odeur de soufre qui l’entoure. Si Céline vaut plus cher que
Proust, c’est que nombreux sont ses textes frappés du sceau de l’interdit, de
l’exil, de la prison ou de la proscription. Qu’il s’agisse des pamphlets ou des
lettres du prisonnier, Céline a souvent tracé ses écrits de l’autre côté de la
loi (juridique ou morale). »&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/4&quot; title=&quot;4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue sonnant et trébuchant, il va de soi que l’année 2011,
grosse d’une promesse commémorative, devrait produire quelques juteuses
aubaines. En mars 2010, on pouvait lire ainsi, sur une page du site Le Petit
Célinien, l’annonce suivante : « La librairie Eric Fosse et l’étude
Neret-Minet préparent pour 2011 une vente à Drouot exclusivement d’œuvres de
Céline pour le cinquantenaire de sa mort et recherchent donc des pièces rares
(livres sur grand papier, manuscrits et lettres, objets...). Contact :… »
Les réjouissances aux enchères sont programmées pour le17 juin 2011. De belles
« pièces » sont d’ores et déjà annoncées : un des cent
exemplaires sur Alfa, seul grand papier après les vingt sur Arches, du
&lt;em&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/em&gt; ; un des exemplaires sur Ingres brun,
papier du tirage de tête, du pamphlet (anti-Sartre) titré &lt;em&gt;A l’agité du
bocal&lt;/em&gt; ; les tirages de tête de &lt;em&gt;Mort à crédit&lt;/em&gt; et de
&lt;em&gt;Casse-pipe&lt;/em&gt; illustrés par Tardi, avec les dessins originaux ;
toutes les planches gouachées par Gen Paul pour l’édition de 1942 de &lt;em&gt;Mort à
crédit&lt;/em&gt; ; des morceaux des manuscrits de &lt;em&gt;D’un château l’autre&lt;/em&gt;
et de &lt;em&gt;Féerie pour une autre fois&lt;/em&gt; ; et des lettres en veux-tu en
voilà, dont certaines inédites, adressées à Lucien Descaves, Albert Paraz,
Arletty, Henri Monnier, Georges Geoffroy…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’ores et déjà, des manuscrits et lettres de Louis-Ferdinand Céline ont été
adjugées 175 000 euros, le mardi 10 mai 2011, par Artcurial. Dans ce lot,
trente-six lettres formant une correspondance inédite avec le docteur Alexandre
Gentil, médecin militaire et ami de Céline, sont parties pour 99 700euros, a
précisé la société organisatrice de la vente. Datant d'une périodeallant de
1939 à 1948, ces reliques « balayent l'histoire la plus noire de Céline,
c'est-à-dire l'exil et la Deuxième guerre mondiale », expliquait, avant la
vente, Olivier Devers, spécialiste des livres et manuscrits chez Artcurial.
Selon la même source, citée par l’agence Reuters, le « style (de
l'écrivain) éclate dans les lettres, &lt;em&gt;où transparaît aussi son antisémitisme
et sa misogynie&lt;/em&gt; (je souligne), notamment à l'égard de sa secrétaire ou
d'Elsa Triolet, la femme du poèteAragon »&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/5&quot; title=&quot;5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais 2011 ne fera, in fine, que prolonger la liste des nombreuses prouesses
mercantiles de la marchandise célinienne, dont certaines méritent d’être
relevées, pour mémoire.Le lundi 18 juin 2001, à Brest, lors de la vente d’une
quarantaine de lettres autographes de l’écrivain, écrites entre 1941 et 1958,
« le prix record de 71 000 francs (10 824 euros), près de dix fois
l’estimation de départ, a été atteint par une lettre datée du 25 mai 1947 dans
laquelle l’auteur décrit ses difficiles conditions de vie au Danemark (où il
s’est exilé après la Libération) et se défend d’avoir collaboré avec
l’Allemagne nazie »&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/6&quot; title=&quot;6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;.Un hors commerce sur Japon de
&lt;em&gt;Mort à crédit&lt;/em&gt; faisait monter les enchères jusqu’à 118 500 euros, à
Drouot (Paris), en 2002. Deux ans plus tard, un des dix exemplaires hors
commerce sur Arches du &lt;em&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/em&gt; était vendu 78 000
euros à Drouot. Un autre atteignait les 120 000 euros, en 2007, chez Sotheby’s
Paris. En 2009, un tirage de tête de &lt;em&gt;Nord&lt;/em&gt;, pourtant relativement peu
recherché, fut adjugé au prix de 30 000 euros, à Drouot toujours…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’année 1981 fut un premier millésime faste, de ce point de vue, les
&lt;em&gt;Œuvres complètes&lt;/em&gt; de Céline (moins les pamphlets) commençant alors
d’être publiées (jusqu’en 1983), avec une présentation de Frédéric Vitoux et
des illustrations originales de Raymond Moretti, en neuf volumes, par le Club
de l’Honnête Homme (!). Ce très bel ensemble bien relié affichait, déjà, des
chiffres de tirage considérables, ce qui est symptôme d’une fièvre
bibliophilique exceptionnelle : 6000 exemplaires tirés« sur Vélin de
Rives et sur Vergé fabriqués spécialement par les Papeteries Arjomai-Prioux »,
qui constituent l’« Edition originale » ; 5700 exemplaires « sur
Vergé, illustrés et numérotés » ; 300 exemplaires, enfin, « sur Vélin
de Rives, illustrés et numérotés de I à CCC », chacun étant « accompagné
d’une lithographie originale de Moretti ». Du grand art… et un bon placement,
l’ensemble du tirage atteignant aujourd’hui la valeur totale d’environ 9
millions d’euros, sans compter celle des exemplaires tirés à 300 exemplaires
avec litho originale (aucun n’est actuellement à vendre, à ma
connaissance).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans après, le 15 mai 2001, le texte autographe du &lt;em&gt;Voyage au bout
de la nuit&lt;/em&gt; (876 feuillets) a été vendu au prix de 11 millions de francs (1
676 939 euros) à la Bibliothèque nationale de France. Compte tenu des frais
d’acquisition, le texte a été finalement acheté 12,184 millions de francs (1
857 439 euros) : un record pour un manuscrit littéraire&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/7&quot; title=&quot;7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;. A titre de comparaison, le manuscrit du &lt;em&gt;Procès&lt;/em&gt;, de Kafka,
avait été adjugé 10 millions de francs (1 524 490 euros) chez Sotheby’s Paris,
en 1988, et celui du premier tome de &lt;em&gt;A la recherche du temps perdu&lt;/em&gt;, de
Proust, avait atteint 7 millions (1 067 143 euros), lors d’une vente organisée
par Christie’s, en 2000&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/8&quot; title=&quot;8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;. L’exemplaire du
&lt;em&gt;Voyage&lt;/em&gt; a donc été préempté (salle Drouot, à Paris) par la Bibliothèque
nationale de France (BNF), sous un tonnerre d’applaudissements du public. La
BNF, qui avait déjà acquis neuf volumes des &lt;em&gt;Mémoires d’outre-tombe&lt;/em&gt; de
Chateaubriand pour 4 millions de francs (609 796 euros) en 2000, a utilisé
cette fois trois sources de financement : ses fonds propres, le Fonds du
patrimoine et un don personnel de Mme Nahed Ojjeh, principal mécène de cette
institution et... veuve d’un marchand d’armes saoudien milliardaire, Akram
Ojjeh (mort en 1991), fille du ministre syrien de la Défense, Moustapha Tlass,
et ancienne intime de Roland Dumas... L’acteur Fabrice Luchini, fervent
admirateur de Céline et grand lecteur du &lt;em&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/em&gt;,
qui assistait à cette vente, a déclaré « ne pas pouvoir dépasser les 4
millions de francs, sous peine de se faire tuer par (s)a femme ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 juin 2001, le même comédien a eu tout le loisir d’exprimer sa
vénération de Céline « grand écrivain », lors de la dernière de
« Bouillon de culture », l’émission de Bernard Pivot. Invité à la même
messe cathodique, Georges Charpak, ancien déporté à Dachau et prix Nobel de
physique&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/9&quot; title=&quot;9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;, n’a pas laissé passer l’occasion de
rappeler, dignement, que Céline était avant tout un antisémite
exterminationiste, malgré les importantes pressions exercées sur lui, peu avant
l’émission, pour qu’il ne dise rien à ce sujet ! Son intervention fut
heureusement saluée par les applaudissements de plusieurspersonnes présentes
sur le plateau du dernier « Bouillon deculture ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette date, les ventes de papiers céliniens se succèdent et
produisent toujours plus debénéfices. En 2002, les 1565 feuillets du manuscrit
de &lt;em&gt;Nord&lt;/em&gt; ont été vendus au prix fort de quelque 400 000 euros par les
Bolloré. L’engouement marchand se propage même des manuscrits jusqu’aux
éditions originales des romans du docteur Destouches. Ainsi, lors d’une vente
chez Sotheby’s, le 5 juin 2007, un exemplaire du tirage de tête du &lt;em&gt;Voyage
au bout de la nuit&lt;/em&gt;, dédicacé par Céline à René Gaffé, a été adjugé 120 000
euros ! A la même date, des exemplaires en éditions originales et sur
papier de Hollande de &lt;em&gt;Guignol’s band&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;Mort à crédit&lt;/em&gt; ont
atteint les prix déjà déraisonnables de 25 000 et 18 000 euros…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame Ojjeh, la famille Bolloré… Les mondanités particulières des fans du
« bout de la nuit » se déroulent au sein d’un cercle étroit qui est
aussi celui du pouvoir, pour ne pas dire du pouvoir extrême. Ainsi, le
président de ce qui n’est plus réellement une République, Nicolas Sarkozy, n’a
pas tardé à rejoindre ce beau linge en célinomanie&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/10&quot; title=&quot;10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;. Pour son cinquante-troisième anniversaire, en janvier 2008, il eut
donc le bonheur sans mélange de se voir offrir par ses collaborateurs une
lettre autographe de Céline à son avocat danois, Me Mikkelsen, datée du 4
janvier 1950, achetée chez l’expert Thierry Bodin (librairie &lt;em&gt;Les
Autographes&lt;/em&gt;, à Paris), dans laquelle l’écrivain vitupère, entre autres,
contre les « affreux bafouillages » des journalistes…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme le monde est petit, le président lettré ne pouvait tarder de
rencontrer un des plus grands officiers actuels de la célinophilie, le comédien
Fabrice Luchini, grâce (le détail mérite d’être relevé) à l’entremise d’Alain
Carignon, ex-ministre éphémère de la Communication (1993), ex-condamné (en
juillet 1996) à cinq ans de prison pour corruption, abus de bien sociaux,
subordination de témoins… Le récit de cette touchante rencontre culturelle,
lors d’un déjeuner organisé fin novembre 2010 au palais de l’Elysée, nous a été
donné par &lt;em&gt;Le Dauphiné Libéré&lt;/em&gt; daté du 4 décembre suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contacté par lesjournalistes de Grenoble, Fabrice Luchini a déclaré qu’il
« n’en revenait pas ! ». Avant de poursuivre : « C’était un
déjeuner très intéressant et je lui (NicolasSarkozy) ai récité les Conseil tenu
par les rats de la Fontaine »&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/11&quot; title=&quot;11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;. Les rats ?…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rats, les célinomaniaques ? Peut-être, mais courant plutôt les
salles des ventes que les bibliothèques (publiques). Des porcs&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/12&quot; title=&quot;12&quot;&gt;12&lt;/a&gt;, aussi, certainement ! Je ne peux résister à mettre sous
le projecteur, parmi tant d’autres, une vente aux enchères (Artcurial et
Briest-Poulain-Tajan) de lettres de Louis-Ferdinand Céline à Georges Geoffroy
et Paul Marteau, datées de 1948 et 1949, qui eut lieu le 14 décembre 2010, à
l’Hôtel Marcel Dassault, sis rond-point des Champs-Elysées, à Paris. Dans ces
petits tas de papier, le « lot 25 », une lettre à Geoffroy, datée de
Copenhague – 1949, estimée à 1500 /1800 euros, fut adjugée 4800 euros&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/13&quot; title=&quot;13&quot;&gt;13&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà de la bonne« performance » commerciale de ce courrier de
quatre pages (c’est le fait habituel des autographes de Céline), il est
édifiant de se pencher sur son contenu « poétique »&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/14&quot; title=&quot;14&quot;&gt;14&lt;/a&gt;, contenu qui, semble-t-il, valorise d’autant la préciosité de la
relique. Voici sa présentation par les vendeurs : « Lettre de Céline
qui se lâche, n’a plus de retenue, les femmes, le sexe, entre hommes, la
morale... &amp;quot;La vie en passant sur toi t’a laissé ce qu’elle vaut de mieux à
offrir à un homme. Mais je te vois toujours chagrin à cause d’Hélène (sa femme
qui ne tardera pas à revenir, mais Céline en dresse un portrait assez
redoutable...). Tu l’aurais rendu un peu vicieuse, un peu partouzeuse, tu n’en
serais peut être pas là. C’est le médecin qui te parles... médecin es parties
honteuses. Elle n’aurait point trébuché à la ménopause... la femme possède un
potentiel sexuel terrible... Je trouve que les petits fantasmes sexuels servent
(...) cet aspect. Elles déflorent, mouillent, aspergent, la (foire) sexuelle
terrible de nos compagnes. Vices ? Non hygiène mentale, glandulaire. Une
bonne petite gouine dans ton foyer aurait tout arrangé. Ce qui est terrible
c’est le romantisme de la quarantaine... Le Hammam. Les négresses, etc... Voilà
des dérivatifs intelligents - je ne casse rien -. C’est de l’homéopathie
sentimentale... Lafemme est animale. Il faut l’amuser et surtout amuser son
derrière - sinon elle devient folle. AVEC NOTRE PAUVRE BITE, QUE POUVONS-NOUS
PRETENDRE ! Il en faudrait 10 à 15 comme les nôtres. L’affection ne suffit
pas- non plus hélas ! Si belle soit elle il faut faire la part du Serpent
... Le cocufiage c’est bien (si ce n’est ?) chantage, enfants, vérole etc. Il
faut t’occuper aussi de ces parties sombres toi même... Je ne t’apprends rien
après tout. Tu sais tout ceci - Les Harems ont cela de bon que les femmes s’y
broutent tout à l’aise... le sexe à la vérité nous emmerde vite - la femme
jamais…&amp;quot; (…) Lettre exceptionnelle. Georges Geoffroy, camarade de Louis
Destouches (né, comme lui, en 1894) au 2e Bureau à Londres en 1915. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’historien Robert Soucy, professeur émérite au Oberlin College (Ohio,
Etats-Unis), a perçu une dimension sexuelle dans l’antisémitisme du docteur
Destouches : « Selon Céline, les Juifs ne se bornent pas à dominer la
France sur les plans politiques, économique, social et culturel ; ils
constituent en plus une menace sur le plan sexuel, et plus précisément
homosexuel. Selon Céline, les Juifs sont des “enculés” qui prennent de force
les Aryens par derrière. Se montrer docile avec les Juifs, c’est courir le
risque de se faire violer par eux. (...) Ses envolées contre les Juifs
expriment beaucoup de craintes et aussi une jalousie de nature sexuelle.
D’après lui, les Aryens sont souvent violés par des Juifs dominateurs ;
quant aux Aryennes, elles trouvent les Juifs particulièrement attirants. Les
Juifs exercent la même fascination sexuelle sur les femmes que les Noirs :
“La femme est une traîtresse chienne née. (...) La femme, surtout la Française,
raffole des crépus, des Abyssins, ils vous ont des bites surprenantes.” Ainsi,
dans l’univers mental de Céline, la misogynie et le racisme se renforcent
mutuellement. »&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/15&quot; title=&quot;15&quot;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succès commercial spectaculaire des vieux papiers céliniens aux enchères
actuelles signe clairement un retour synergétique du racisme et de la misogynie
dans la culture de certaines « élites » françaises qui raffinent
ainsi, sans doute, la toute-puissance économique et sociale de leur
« révolte »&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/16&quot; title=&quot;16&quot;&gt;16&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; George Steiner : « Dans ce siècle de
l’inhumain, peut-être du mal absolu, un siècle de massacres qui n’en finissent
pas, et de la diminution de l’homme, de la diminution du statut de l’homme, en
tant que victime et bourreau, (...) dans un capitalisme de plus en plus brutal,
la véritable écologie, c’est le hurlement de triomphe de l’argent : la
planète est à vendre quasiment partout. » (« L’homme, invité de la
vie », dans Gérard Rabinovitch (sous la dir. de), &lt;em&gt;Ethique et
environnement&lt;/em&gt;, La Documentation française, 1997, p. 19).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/2&quot; title=&quot;2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; La sociologie critique (dans la lignée de
l’école de Francfort : Adorno, Horkheimer...) de l’art et du marché de
l’art est une discipline particulièrement féconde. Citons seulement les travaux
de Jean Baudrillard, Paul Virilio, Pierre Bourdieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/3&quot; title=&quot;3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; J. D. (Jérôme Dupuis), « Céline a la cote
», dans &lt;em&gt;Lire, hors-série : Céline, les derniers secrets&lt;/em&gt;, sans
date (paru le 26 juin 2008), p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/4&quot; title=&quot;4&quot;&gt;4&lt;/a&gt; Maxime Rovere, « Chez les bibliophiles, le
soufre se fait or », dans &lt;em&gt;Le Magazine Littéraire&lt;/em&gt; n° 505, février 2011,
p. 80. &lt;em&gt;Le Magazine Littéraire&lt;/em&gt; consacré au docteur Destouches a
enregistré sa meilleure diffusion depuis trois ans…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/5&quot; title=&quot;5&quot;&gt;5&lt;/a&gt; Selon le « Fil des lettres » du
&lt;em&gt;Magazine Littéraire&lt;/em&gt; (13 mai 2011,
http://www.magazine-litteraire.com/content/Breves/article?id=19224), « ces
lettres témoignent aussi de son antisémitisme et de sa vision pré-négationniste
des camps d’extermination : “La véritable histoire de Buchenwald doit être
curieuse à connaître. Je suis persuadé qu'au fond de ces horreurs certains
détenus ont connu une relative bonne vie, et certains ont fait fortune au
marché noir”. Il pleure sur le sort de Pierre Laval, le maître d’œuvre de la
Collaboration, qui a été exécuté à la Libération : “Il était pacifique,
très pacifique, il détestait la violence et les guerres. Il était patriote,
très patriote à sa façon bigote, pas raciste, bien sûr, mais nationaliste. Il
aimait la France très profondément, ce qui n'était pas du tout la règle parmi
ses ministres. Certainement qu'il a lutté tant qu'il a pu et avec succès contre
les Allemands. &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/%E2%80%A6&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; Aucun doute c'est donc bien
un martyr. Il faut être tombé bien bas dans la bêtise et la haine pour le
fusiller.” »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/6&quot; title=&quot;6&quot;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Le Monde des livres&lt;/em&gt; daté 22 juin 2001,
p. VIII. Les lettres de Céline vendues à Brest étaient adressées à un ami
médecin de Quimper, le docteur Tuset.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/7&quot; title=&quot;7&quot;&gt;7&lt;/a&gt; L’histoire rocambolesque de cette vente
historique a été racontée dans le détail par Jérôme Dupuis, dans &lt;em&gt;Lire,
hors-série : Céline, les derniers secrets&lt;/em&gt; (sans date), 2008, pp. 58
et 59. Elle met en scène, dans le premier rôle, Pierre Berès, dont la célèbre
librairie de l’avenue Friedland est restée ouverte durant toute l’Occupation et
fut alors assidument fréquentée par Ernst Jünger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/8&quot; title=&quot;8&quot;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; daté du 17 mai 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/9&quot; title=&quot;9&quot;&gt;9&lt;/a&gt; Georges Charpak, avec Dominique Saudinos, &lt;em&gt;La
Vie à fil tendu&lt;/em&gt;, Odile Jacob, 1993, et &lt;em&gt;Mémoires d'un déraciné&lt;/em&gt;,
physicien et citoyen du monde, Odile Jacob, 2008. Son témoignage sur Dachau est
consultable en ligne sur le site « pour la mémoire des résistants et
déportés du bataillon FFI d’Eysses » :
http://bteysses.free.fr/Temoignages/Charpak.htm. L’incident opposant le
physicien à l’acteur (complètement déconfit) est visible par internet :
http://www.dailymotion.com/video/x8ubsc_fabrice-luchini-houspille-par-georg_news&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/10&quot; title=&quot;10&quot;&gt;10&lt;/a&gt; En 1996, Nicolas Sarkozy déclarait à
&lt;em&gt;L’Officiel Hommes&lt;/em&gt; : « Tenez, prenez Céline. Voilà un homme
qui n’était qu’un médiocre médecin de banlieue.Un jour, il écrit Voyage eu bout
de la nuit. Cela me fascine ! » En 2008, lors d’un voyage en Inde, il
confiait aux journalistes qui l’accompagnaient : « On peut aimer
Céline sans être antisémite, comme on peut aimer Proust sans être
homosexuel ! » (Jérôme Dupuis, « D’un château l’autre »,dans
&lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; du 18 juin 2009) No comment…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/11&quot; title=&quot;11&quot;&gt;11&lt;/a&gt; L’acteur, en toute modestie, affirme que
Nicolas Sarkozy a « découvert Céline dans (s)es spectacles » et aussi
que le président de la République est « venu voir (s)on Céline quatre fois
»… (Christophe Barbier, « Fabrice Luchini : “Je suis un vagabond
idéologique” », dans &lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt; du 8 mai 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/12&quot; title=&quot;12&quot;&gt;12&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Cf&lt;/em&gt;. la dénonciation virulente des
libertariens et de l’« anarcho-mercantilisme » par Gilles Châtelet,
dans &lt;em&gt;Vivre et penser comme des porcs ; De l’incitation à l’envie et à
l’ennui dans les démocraties-marchés&lt;/em&gt;, Exils Editeur, collection Essais,
1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/13&quot; title=&quot;13&quot;&gt;13&lt;/a&gt;
http://www.auction.fr/FR/vente_livres_autographes/v15928_artcurial_briest_poulain_tajan/l2742621_louis_ferdinand_celine_lettre_georges_geoffroy_1949_.html&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/14&quot; title=&quot;14&quot;&gt;14&lt;/a&gt; Pour reprendre la terminologie du grand
célinien Henri Godard : &lt;em&gt;La Poétique de Céline&lt;/em&gt;, Gallimard,
collection Bibliothèque des idées, 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/15&quot; title=&quot;15&quot;&gt;15&lt;/a&gt; Robert Soucy, &lt;em&gt;Fascismes français
?1933-1939 ; Mouvements antidémocratiques&lt;/em&gt;, Collection Mémoires,
Editions Autrement, 2004, pp. 415-420.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/18/16&quot; title=&quot;16&quot;&gt;16&lt;/a&gt; Christopher Lasch, &lt;em&gt;La Révolte des élites
et la trahison de la démocratie&lt;/em&gt;, Climats, 2003, et Flammarion, collection
Champs, 2010.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La France de Céline</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/09/La-France-de-C%C3%A9line</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:081d2a24505ee96b573b14f20b1d2257</guid>
    <pubDate>Sun, 08 May 2011 10:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Humeurs</category>
        <category>Antisémitisme</category><category>Besson</category><category>Céline</category><category>Enchères</category><category>Fascisme</category><category>Klarsfeld</category><category>Naulleau</category><category>Soral</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/FausseCICeline.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.FausseCICeline_m.jpg&quot; alt=&quot;Fausse CI de Céline 1944&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Fausse CI de Céline 1944&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Céline a quitté la France, juste avant la Libération, grâce à une fausse carte
d'identité, au nom de Louis François Deletang, datée du 8 février 1944.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France de Céline 1 /&lt;/strong&gt; Alain Soral : &amp;quot;(...) les
repentances extorquées par des lobbys communautaires (...) dans une entreprise
de racket (...) d'une communauté toute-puissante (...)&amp;quot; (&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xh0ghn_alain-soral-entretien-de-fevrier-2011-partie-1-2_news&quot;&gt;aller
directement à la 16e minute de la vidéo&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France de Céline 2 /&lt;/strong&gt; L’année Céline continue, pas moyen
d’y échapper. &lt;a href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20110507.OBS2601/celine-a-vendre.html&quot;&gt;
Artcurial met en vente&lt;/a&gt; une quarantaine de lettres inédites, totalement
inconnues jusqu’ici, dans lesquelles le plus embarrassant des écrivains dit à
peu près tout ce qu’il avait sur le cœur. 36 lettres d'une correspondance
inédite et inconnue de Louis-Ferdinand Céline avec son ami le docteur Alexandre
Gentil sera mise en vente ce 10 mai 2011 chez Artcurial.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Qui discutera que les ventes aux enchères, dans une société où la
marchandisation de la vie règne presque sans partage, sont devenues les lieux
et instants de la valorisation (au sens de mesure de lavaleur) la plus
pertinente des oeuvres ? Or, à l’aune des enchères, Céline bat désormais
des « records », d’ailleurs salués avec enthousiasme par la presse la plus
politiquement correcte. Maxime Rovere (&lt;em&gt;Le Magazine littéraire&lt;/em&gt;)
remarque très judicieusement : «Cet emballement révèle la place exacte du
bonhomme dans l’imaginaire contemporain. Pour Céline comme pour d’autres, on
reconnaît dans le succès marchand une forme sécularisée de l’antique dévotion
aux reliques des saints. &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2011/05/09/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt; Mais le principal de
cette bonne affaire est évidemment l’odeur de soufre qui l’entoure...»&amp;quot; (pp.
25-26 de &lt;a href=&quot;http://www.editionsbdl.com/celine-un-antisemite-exceptionnel.html&quot;&gt;''Céline,
un antisémite exceptionnel''&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France de Céline 3 /&lt;/strong&gt; Eric Naulleau et l'affaire
Céline : &amp;quot;Un lobbycommunautaire dicte le comportement de l'Etat français&amp;quot;
23/01/2011 Petite phrase solennelle d'Eric Naulleau au sujet de l'affaire
Céline hier soir sur France 2. Approuvant les propos de l'écrivain Philippe
Besson jugeant &amp;quot;d'une rare imbécillité&amp;quot; la décision du ministre de la Culture
de retirer, à la demande de Serge Klarsfeld et d'autres, Céline du recueil des
célébrations nationales 2011, Eric Naulleau a déclaré : &amp;quot;C'est anormal et
même scandaleux qu'un lobby communautaire, aussi estimable ethonorable soit-il
par ailleurs, dicte le comportement de l'Etat français via le ministre de la
Culture&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Céline, un antisémite exceptionnel (en librairie le 19 mai)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/02/28/C%C3%A9line%2C-un-antis%C3%A9mite-exceptionnel-%28en-librairie-le-19-mai%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c8f75c699dafc2036ebc21ab172bc6a6</guid>
    <pubDate>Mon, 28 Feb 2011 20:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Biblio</category>
        <category>Antisémitisme</category><category>Charpak</category><category>Céline</category><category>Destouches</category><category>Le Bord de L eau</category><category>Louis-Ferdinand Céline</category><category>Peillon</category><category>Racisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/celine_couv.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.celine_couv_m.jpg&quot; alt=&quot;Céline&quot; title=&quot;Céline&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’actualité culturelle des dernières années ne fait que confirmer un
engouement massif pour un écrivain dont la haine antisémite absolue n’est un
mystère pour personne. La célébration perpétuelle du &amp;quot;génie&amp;quot; célinien, dès les
années 1950, est un des symptômes culturels les plus forts de la banalité
séculaire de l’antisémitisme français et de l’importance toujours occultée de
&amp;quot;l’héritage de Vichy&amp;quot;. En cette veille du cinquantième anniversaire de la mort
de Céline, le 1er juillet prochain, commémorations et embaumements éditoriaux
risquent de virer à l’hagiographie consensuelle.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Céline, un antisémite exceptionnel&lt;/em&gt;, entend bien gâcher la fête !
D’une implacable rigueur documentaire, ce livre révèle, en effet, la gravité
exceptionnelle du nazisme de Louis-Ferdinand Destouches, dit &amp;quot;Céline&amp;quot;, prouve
son implication profonde dans la Collaboration la plus fanatique et dénonce
l’omerta qui continue de couvrir ces faits intolérables dans le microcosme des
Lettres françaises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Extrait de l'avant-propos :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&amp;quot;En mai 2001, Georges Charpak m’avait fait l’honneur de me demander une note
documentaire sur l’antisémitisme de Louis-Ferdinand Céline. Invité par Bernard
Pivot à participer à la dernière émission de &amp;quot;Bouillon de Culture&amp;quot; (&lt;em&gt;France
2&lt;/em&gt;), programmée à la fin juin, et sachant que l’acteur Fabrice Luchini,
adorateur de l’écrivain, serait aussi présent sur le plateau, il souhaitait ne
pas laisser passer l’occasion d’exprimer sérieusement l’horreur que lui
inspirait l’auteur des Bagatelles pour un massacre, ainsi que sa révolte contre
la complaisance d’un certain nombre de personnalités de la vie culturelle
française vis-à-vis des dérives racistes particulièrement ignobles de
celui-ci.&lt;br /&gt;
Malgré une forte pression exercée sur lui par l’animateur de &lt;em&gt;Bouillon de
culture&lt;/em&gt; pour qu’il renonce à s’exprimer sur ce sujet, Georges Charpak s’en
est tenu à son projet. Aujourd’hui, les images de cette séquence mémorable sont
aisément visibles par l’Internet. Elles montrent avec quelle dignité le grand
physicien rend justice à l’Histoire...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Bord de L'eau Editions&lt;br /&gt;
Collection &amp;quot;Documents&amp;quot;&lt;br /&gt;
Format : 13 x 20 — 72 pages&lt;br /&gt;
ISBN : 978-2-35687-118-3&lt;br /&gt;
Prix de vente public : 6 € TTC&lt;br /&gt;
En librairie le 19 mai 2011&lt;br /&gt;
Contact :&lt;br /&gt;
Tél. 05.56.20.19.21&lt;br /&gt;
Fax 05.56.20.76.33&lt;br /&gt;
contact@editionsbdl.com&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.editionsbdl.com&quot;&gt;www.editionsbdl.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le communiqué de presse :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/CP1_CELINE_A-Peillon.pdf&quot;&gt;Céline / Le Bord de L'eau&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une note de lecture :&lt;/strong&gt;
http://jssnews.com/2011/07/27/connaissez-vous-vraiment-celine-cet-exceptionnel-antisemite/
(JSS News)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Éloge du Politique ; Une introduction au XXIe siècle&quot;, par Vincent Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/01/27/%22%C3%89loge-du-Politique-%3B-Une-introduction-au-XXIe-si%C3%A8cle%22%2C-par-Vincent-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2d0aac95c31e75609d0f5e12f9df34d2</guid>
    <pubDate>Thu, 27 Jan 2011 11:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Biblio</category>
        <category>Cité</category><category>Merleau-Ponty</category><category>Peillon</category><category>Philosophie</category><category>Politique</category><category>Siècle</category><category>Ténèbres</category><category>Vérité</category><category>XXIe</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/vppolitique.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.vppolitique_m.jpg&quot; alt=&quot;Éloge du politique&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Éloge du politique, avr. 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A&lt;strong&gt;ux grandes réponses traditionnelles relatives au sens de notre
modernité – la mort de Dieu, la mort de l’homme – dont il réfute la pertinence,
Vincent Peillon substitue une autre piste de lecture. Ce qui se joue dans notre
temps, c’est la mort du politique. Réduite à l’économie, à la morale, ou à la
seule communication, la politique n’est-elle pas devenue elle-même
« antipolitique » ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Mais qu’est-ce que le politique dont il s’agit ici ? Nos traditions
démocratiques se sont construites autour d’une alliance entre philosophie et
politique, un mode d’organisation de la Cité et un type de rationalité
critique. Socrate apostrophant les puissants – hommes d’argent, de pouvoir ou
de verbe – illustre le fondement de cette histoire. Celle-ci s’est déployée à
travers l’humanisme civique de la Renaissance, les Lumières et la Révolution,
la fondation de la troisième République, toujours dans la lutte et
l’affrontement avec ceux qui veulent exercer le pouvoir, prétendent posséder la
vérité et se prennent pour des dieux.&lt;br /&gt;
Nourri d’une méditation continue des œuvres des philosophes classiques et
modernes, particulièrement de Merleau-Ponty, mais aussi d’une expérience
d’homme politique, Vincent Peillon propose de renouer les liens du politique à
l’action et à la vérité, de la philosophie à la Cité, qui seuls pourraient
permettre, en un temps où la démocratie est fragilisée, un autre avenir que de
ténèbres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Philosophe et homme politique, Vincent Peillon&lt;/strong&gt; est notamment
l’auteur de livres sur Merleau-Ponty (1994, 2004, 2008), Jean Jaurès (2000) et
Pierre Leroux (2003). Il a publié au Seuil &lt;em&gt;La Révolution française n’est
pas terminée&lt;/em&gt; (2008) et Une religion pour la République ; La foi
laïque de Ferdinand Buisson (&amp;quot;La Librairie du XXIe siècle&amp;quot;, 2010)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782021041132&quot;&gt;Présentation&lt;/a&gt; par
l'éditeur (Le Seuil)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vincent-peillon.fr/parutions&quot;&gt;Biblo&lt;/a&gt; sur le blog
de Vincent Peillon www.vincent-peillon.fr)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un &lt;a href=&quot;http://www.nonfiction.fr/article-4252-eloge_du_politique_vincent_peillon_a_la_cite_des_livres.htm&quot;&gt;
entretien&lt;/a&gt; publié par &lt;a href=&quot;http://www.nonfiction.fr&quot;&gt;nonfiction.fr&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Massacre de Céline</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2011/01/08/Massacre-de-C%C3%A9line</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:620fa542bca1e3e6ba8c4fe48c5e5ea1</guid>
    <pubDate>Sat, 08 Jan 2011 00:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Histoire</category>
        <category>2011</category><category>Antisémitisme</category><category>Collaboration</category><category>Céline</category><category>Nazisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/celine.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.celine_s.jpg&quot; alt=&quot;Céline&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Céline, janv. 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le cinquantenaire de sa mort, le 1er juillet 2011&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’actualité culturelle des dernières années ne fait que confirmer un
engouement massif pour un écrivain dont la haine antisémite n’est un mystère (à
peine un secret de famille) pour personne depuis la fin des années trente. La
célébration perpétuelle du « génie » célinien, depuis les années
cinquante, est un des symptômes culturels les plus forts de la banalité
séculaire de l’antisémitisme français et de l’importance toujours occultée de
« l’héritage de Vichy » dévoilé par le grand historien américain
Robert O. Paxton il y a déjà presque 30 ans. En cette veille du cinquantième
anniversaire de la mort de Céline, commémorations et embaumements éditoriaux
risquent d'atteindre des sommets. Un livre, &lt;em&gt;Massacre de Céline&lt;/em&gt;, à
paraître en juin 2011, entend bien gâcher la fête...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ouverture :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/Massacre_de_Celine_web.pdf&quot;&gt;Massacre de Céline&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'Esprit de la Liberté et de la Justice sociale</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/02/01/L-Esprit-de-Libert%C3%A9-et-de-la-Justice-sociale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a6fb0c91a18c331f78d83b5c8c7225ee</guid>
    <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 17:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Histoire</category>
        <category>Démocratie</category><category>Europe</category><category>Globalisation</category><category>Jaume</category><category>Justice sociale</category><category>Liberté</category><category>Marché</category><category>OIT</category><category>Philadelphie</category><category>Supiot</category>    
    <description>&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xbzted&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xbzted&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xbzted_alain-supiot-les-matins_news&quot;&gt;Alain
Supiot - L'Esprit de Philadelphie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux lectures indispensables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 / Lucien Jaume, &lt;em&gt;Qu'est-ce que l'esprit européen ?&lt;/em&gt;, Paris,
Flammarion (Champs/Essais), janv. 2010, 171 p., EAN:9782081232570 Présentation
éditeur : Essai sur l'histoire de la contruction de la théorie européenne
de la liberté. Avec un choix de textes de Locke, Bossuet, Adam Smith, etc.
Sait-on encore ce qui fonde l'Europe ? Quel ordre juridique et
constitutionnelles peuples européens peuvent-ils et doivent-ils adopter ?
Quelle éducation doit être proposée pour perpétuer la civilisation dont nous
sommes issus ? C'est à ces questions que Lucien Jaume répond en menant une
enquête sur la nature de l'esprit européen. Ni «identité» ni «conscience»
européenne, ce dernier est bien plutôt un héritage intellectuel, artistique,
spirituel et scientifique, ainsi qu'une attitude de l'esprit vis-à-vis de
lui-même et vis-à-vis de la société. On peut parler d'un «sens commun» qui,
depuis la Renaissance, a nourri et façonné nos nations aujourd'hui membres de
l'Union. Entre la règle et le marché, mais aussi à travers la puissance
(ambivalente) de l'opinion, l'esprit européen s'exprime par les création de la
liberté qui se soumet aux règles et aux normes. Depuis Bossuet et Pierre
Nicole, en passant par Locke et Adam Smith, pour arriver, grâce à Tocqueville,
à notre démocratie d'opinion, cet ouvrage invite chacun à se remémorer le lien
original que l'Europe a forgé entre l'individu et la communauté. Un recueil de
textes de Locke, Bossuet, Nicole, Adam Smith, Tocqueville et Bachelard prolonge
cet essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : Directeur de recherche au CNRS, membre du Centre de recherches
politiques de Science Po (le CEVIPOF), Lucien Jaume enseigne la philosophie
politique à Sciences Po Paris. Spécialiste du libéralisme, il est l'auteur de
nombreux ouvrages, dont &lt;em&gt;L'individu effacé ou le Paradoxe du libéralisme
français&lt;/em&gt; (Fayard, 1997) et &lt;em&gt;Tocqueville: les sources aristocratiques de
la liberté&lt;/em&gt; (Fayard, 2008; prix Guizot de l'Académie française).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 / Alain Supiot, &lt;em&gt;L' Esprit de Philadelphie ; la justice sociale
face au marché total&lt;/em&gt;, Seuil, 2010 EAN13 : 9782020991032&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'Esprit de Philadelphie ; La justice sociale face au marché
total&lt;/em&gt;, par Alain Supiot, l'antidote au projet Kessler-MEDEF-Sarkozy (&amp;quot;Le
modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance
(...) Il est grand temps de réformer, et le gouvernement s'y emploie (...) La
liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place
entre 1944 et 1952, sans exception (...) Il s'agit aujourd'hui de défaire
méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance.&amp;quot; / &amp;quot;Adieu
1945, raccrochons notre pays au monde !&amp;quot;, &lt;em&gt;Challenges&lt;/em&gt;, 4 octobre
2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la guerre, deux Conférences générales des Etats membres de
l'Organisation internationale du travail (OIT) ont pu être menées à bien. La
première, une conférence spéciale sans pouvoirs ordinaires, s'est tenue à New
York et Washington DC en 1941. La seconde, la 26e session de la Conférence
internationale du Travail, fut organisée à Philadelphie, en Pennsylvanie, au
printemps 1944, lors de laquelle l'OIT a réaffirmé ses principes fondateurs
dans la Déclaration de Philadelphie: elle souligne que le travail n'est pas un
bien matériel, que la liberté syndicale est indispensable au progrès durable,
et que la pauvreté, où qu'elle existe, constitue une menace pour la prospérité
de tous. Ces principes devant être assurés par le plein emploi, la formation
professionnelle, des rémunérations justes, la négociation collective, la
sécurité sociale, des mesures favorisant la santé professionnelle et la
protection maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propagandes visant à faire passer le cours pris par la globalisation
économique pour un fait de nature, s’imposant sans discussion possible à
l’humanité entière, semblent avoir recouvert jusqu’au souvenir des leçons
sociales qui avaient été tirées de l’expérience des deux guerres mondiales. La
foi dans l’infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un
peu de justice dans la production et la répartition des richesses à l’échelle
du monde, condamnant à la paupérisation, la migration, l’exclusion ou la
violence la foule immense des perdants du nouvel ordre économique mondial. La
faillite actuelle de ce système incite à remettre à jour l’œuvre normative de
la fin de la guerre, que la dogmatique ultralibérale s’est employée à faire
disparaître. Ce livre invite à renouer avec l’esprit de la Déclaration de
Philadelphie de 1944, pour dissiper le mirage du Marché total et tracer les
voies nouvelles de la Justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Supiot est actuellement directeur de l’Institut d’Études Avancées de
Nantes. Professeur de droit, il est membre de l’Institut Universitaire de
France.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Déclaration d'indépendance de l'Esprit (Romain Rolland, 1919)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/D%C3%A9claration-d-ind%C3%A9pendance-de-l-Esprit-%28Romain-Rolland%2C-1919%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e752533e752bab21a54f264c1b4f8435</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 17:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Histoire</category>
        <category>Esprit</category><category>Fraternité</category><category>Liberté</category><category>Paix</category><category>Peuple</category><category>Romain Rolland</category><category>Vérité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/romainrolland.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.romainrolland_s.jpg&quot; alt=&quot;Romain Rolland&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Romain Rolland, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_de_l'ind%C3%A9pendance_de_l'Esprit&quot;&gt;
Manifeste&lt;/a&gt; du 26 juin 1919 publié dans &lt;em&gt;L’Humanité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Texte signé par des écrivains étrangers et français (Henri Barbusse,
Jean Richard Bloch, Georges Duhamel, Romain Rolland, Jules Romains, Léon Werth,
Benedetto Croce, Albert Einstein, Heinrich Mann, Stefan Zweig,
etc.)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« (…) Debout ! Dégageons l’Esprit de ces compromissions, de ces
alliances humiliantes, de ces servitudes cachées ! L’Esprit n’est le
serviteur de rien. C’est nous qui sommes les serviteurs de l’Esprit. Nous
n’avons pas d’autres maîtres. Nous sommes faits pour porter, pour défendre sa
lumière, pour rallier autour d’elle tous les hommes égarés. Notre rôle, notre
devoir, est de maintenir un point fixe, de montrer l’étoile polaire au milieu
du tourbillon des passions dans la nuit. Parmi ces passions d’orgueil et de
destruction mutuelle, nous ne faisons pas un choix ; nous les rejetons
toutes. Nous prenons l’engagement de ne servir jamais que la Vérité libre, sans
frontières, sans limites, sans préjugés de races ou de castes. Certes, nous ne
nous désintéressons pas de l’Humanité ! Pour elle, nous travaillons, mais
pour elle tout entière. Nous ne connaissons pas les peuples. Nous connaissons
le Peuple - unique, universel -, le peuple qui souffre, qui lutte, qui tombe et
se relève, et qui avance toujours sur le rude chemin, trempé de sa sueur et de
son sang – le Peuple de tous les hommes, tous également frères. Et c’est afin
qu’ils prennent, comme nous, conscience de cette fraternité, que nous élevons
au-dessus de leurs combats aveugles l’Arche d’Alliance – l’Esprit libre, un et
multiple, éternel. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Il faut armer spirituellement la gauche&quot;, par Vincent Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/%22Il-faut-armer-spirituellement-la-gauche%22%2C-par-Vincent-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:25a4b6c6bb20006dce62a6eaf01278f2</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 17:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Buisson</category><category>Ecole</category><category>Emancipation</category><category>Esprit</category><category>Instruction</category><category>Jaurès</category><category>Laïcité</category><category>Liberté</category><category>Mémoire</category><category>Peillon</category><category>Religion</category><category>République</category><category>Socialisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/philomag.jpg&quot; alt=&quot;Philosophie magazine&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Philosophie magazine&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plutôt que d'identité nationale, nous ferions mieux de débattre de
l'esprit de la république. Telle est la conviction du socialiste Vincent
Peillon, défendue dans son dernier essai Une Religion pour la république
(Seuil). Interviewé par &lt;em&gt;Philosophie magazine&lt;/em&gt;, il réalise son
coming-out spiritualiste. Attention : détonnant.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Propos recueillis par Philippe Nassif / &lt;em&gt;Philosophie magazine&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si l'on sortait un instant du festival de petites phrases, bons mots
assassins et autres tactiques d'appareil auquel le journalisme a réduit la
politique en France ? Car Vincent Peillon n'est pas seulement l'ex-lieutenant
de Ségolène Royal avec qui il s'est violemment déchiré en novembre dernier.
Agrégé de philosophie et essayiste passionné, cet admirateur de Maurice
Merleau-Ponty est engagé depuis une dizaine d'années dans une refondation de la
pensée socialiste à travers la relecture de l'odyssée républicaine du XIXe
siècle. Et publie aujourd'hui son livre le plus important à ses yeux, commencé
il y a… vingt-deux ans : une biographie intellectuelle de Ferdinand Buisson,
principal artisan de l'école républicaine et surtout penseur d'« une
religion pour la république » – c'est le titre de son essai qui paraît aux
éditions du Seuil. Soit : une laïcité qui, loin de sa caricature athée, fut
conçue comme une spiritualité. Et dans laquelle le député européen voit
« un fondement et une doctrine à ce nouveau monde &lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/26/%E2%80%A6&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; qu'il nous reste à bâtir ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philosophie magazine : Votre intérêt pour la « foi laïque » de
Ferdinand Buisson, que vous découvrez au milieu des années 1980, était-il à
l'origine politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent Peillon : Non. Si vous m'aviez dit, il y a vingt-cinq ans, que je
ferais un jour de la politique, j'aurais rigolé. Ce fut d'abord un bonheur de
chercheur pour le jeune professeur de philosophie que j'étais : celui d'être
déstabilisé. En commençant à lire Ferdinand Buisson, je me suis rendu compte
que cela ne collait pas avec ce qu'on nous avait raconté : il avait conçu les
programmes de l'école de Jules Ferry, mais avait parfois les accents d'un
théologien. Cela dit, il y avait un écho certain avec l'esprit du temps. Car ma
génération, plus qu'athée, formée au matérialisme, avait été frappée par les
luttes des dissidents en Tchécoslovaquie ou en Pologne. Pour eux, la religion
était une résistance à l'oppression : loin d'être un « opium du peuple »,
la reconnaissance d'une transcendance devenait « le pouvoir des
sans-pouvoir » comme disait Václav Havel. De plus, nous avions été formés
à la critique du marxisme par des penseurs qui, tel Raymond Aron, avaient mis
en évidence que Marx était, inconsciemment, habité par un schème religieux,
messianique, téléologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extraordinaire modernité de Buisson ne tient-elle pas à ce qu'il propose
de reprendre la question de la religion mais en conscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble qu'il vient à son heure : sa pensée n'était sans doute pas
susceptible d'être entendue avant. Contre les partisans kantiens de « la
morale indépendante », lui parle d'une « mystique de la raison ». Et dit :
nous qui militons pour les principes du respect des personnes, de la
rationalité, de l'universalité, nous courons le risque de construire une
société froide. Car les gens naissent, meurent, se marient, vivent de grandes
détresses. Nous ne menons pas des existences cartésiennes ou kantiennes : nous
avons un esprit et un corps, nous sommes mêlés aux autres, avec nos humeurs,
nos passions, notre bile. Buisson affirme donc : la république a échoué et
échouera tant qu'elle opposera la raison à la religion. Car elle aura toujours
face à elle des gens qui ont le monopole de l'affect et du rite, du sens donné
au temps, à la naissance, à la mort – je note d'ailleurs que Nicolas Sarkozy
tente à son tour de s'appuyer, bien maladroitement, sur les religions révélées.
C'est le génie des Quinet, Jaurès, Buisson – inspirés par la pensée protestante
– d'avoir -compris cela : la sécularisation de la religion, c'est
l'accomplissement même du religieux. Voilà un magnifique paradoxe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en quoi consiste cet accomplissement socialiste et républicain du
religieux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Buisson part d'un constat anthropologique : l'homme est un animal religieux.
Son humanité réside dans son aspiration à une chose qu'il ne pourra jamais
atteindre. Buisson est en ce sens travaillé par l'idéalisme platonicien du
beau, du vrai, du bien. Et si cette soif ne sera jamais étanchée, c'est tant
mieux : la dimension religieuse, c'est la capacité à ne jamais cesser le
mouvement vers l'infini. Ceux qui veulent l'immobiliser et prétendent savoir ce
qu'est le vrai, le bien ou le beau, sont donc dangereux. Nous sommes devant une
pensée d'après le totalitarisme et les religions révélées. Car ce mouvement ne
cesse de se contester lui-même : d'une part, il s'incarne toujours dans des
objets finis – une famille, une patrie, une langue –, mais d'autre part, il
laisse place, depuis l'intérieur de notre enracinement, à un désengagement.
C'est cette potentialité d'exil logée au coeur de l'attachement particulier qui
permettra à des Français, des Prussiens, des Suisses de se comprendre, au-delà
de l'ancrage nationaliste ou d'un cosmopolitisme abstrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, il anticipe la phénoménologie et la psychanalyse qui vont, au
XXe siècle, réfuter l'autonomie de la raison en mettant à jour les forces qui
la débordent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que la raison, c'est notre expérience qui, si on veut lui être fidèle,
nous oblige à reconnaître qu'elle est en permanence travaillée par quelque
chose qui la dépasse. Mais ce qui chez Buisson est moderne, c'est ce dispositif
politique, moral, pédagogique qui articule la dimension religieuse de
l'existence humaine à l'organisation de la liberté nécessaire à la démocratie.
Ce qui nous ramène à Václav Havel : tout d'un coup, apparaît un lien entre la
liberté et la religion, alors que nous avions été élevés dans l'idée que cette
dernière était, par essence, aliénante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre propos détonne. Êtes-vous prêt à porter la question d'une
« religion pour la république » dans le débat public ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous me demandez si ce livre est un livre politique, je vous réponds
franchement : oui. Même si cela embarrasse certains de mes collègues, il dit
beaucoup de ce que je pense, de ce que nous devrions faire, de la manière dont
une société devrait fonctionner. Autrement dit, la gauche doit s'armer
spirituellement si elle veut relever les défis à venir. Car nous avons
profondément besoin de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est le court terme qui, aujourd'hui, domine l'offre politique : on
vous répondra que les électeurs attendent un discours autrement plus
concret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez raison. Entre TF1 et mon livre, il va y avoir un problème de
rencontre. À nous de lutter contre un système médiatique qui fabrique des
discours préformatés. De toute façon, on écrit toujours pour la génération
suivante. Lorsque, il y a dix ans, je me suis engagé dans ce travail de
republication des socialistes du XIXe siècle – Leroux, Malon, Jaurès, Buisson
–, Marcel Gauchet m'a dit : « Comme Pierre Rosanvallon, avec les libéraux
des années 1830, cela vous prendra vingt ou trente ans, car il faut du temps
pour que les gens s'imprègnent des idées nouvelles. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Rosanvallon, en exhumant la pensée des républicains libéraux, a
influencé la deuxième gauche en quête d'efficacité économique. Vous faites le
pari qu'en se ressourçant du côté des socialistes républicains, il pourrait se
passer autre chose ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez compris. Et je pense que Rocard et Chevènement se sont trompés. Le
socialisme n'est ni l'autogestion efficace et désaffectée de l'un, ni la
doctrine étatique, nationaliste, autoritaire de l'autre. Or ces erreurs sont
fondées sur un même oubli de notre histoire. Car la crise que nous vivons est
une crise de la mémoire. Il y a eu oubli de la doctrine socialiste du XIXe
siècle. Qui sait que Jaurès considérait que le socialisme se devait de répondre
à l'aspiration religieuse présente en chaque homme ? L'union des socialistes
français, lors de la création de la SFIO en 1905, a abouti à l'adoption par
tous de la doctrine marxiste. D'où les difficultés de la gauche tout au long du
XXe siècle : toujours dans la contradiction, ne disant jamais ce qu'elle fait,
bref « une théorie marxiste et une pratique opportuniste », dit
Merleau-Ponty. Je m'attache donc à un travail d'anamnèse (évocation volontaire
du passé, ndlr) qui est, pour moi, un travail de projection dans l'avenir. Car
je pense que chaque génération doit écrire son propre récit pour accoucher
elle-même de son présent. Et si la mienne en est incapable, c'est qu'elle est
précisément blessée dans sa mémoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème de la gauche, c'est qu'elle n'a que des efforts à proposer là où
la droite est devenue le chantre de la jouissance individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche, c'est le progrès, la liberté, l'épanouissement de soi, mais
sûrement pas l'antijouissance. Voilà dix ans que je lutte avec d'autres pour
faire entendre cela. Et c'est pour cela que je tiens à ce que la gauche demeure
individualiste – « le socialisme est l'individualisme logique et complet
», écrit Jaurès. Mais s'épanouir et vivre davantage, cela passe par l'échange.
Par l'organisation d'une communauté qui permet à chacun d'être en relation avec
les autres. La concurrence ultralibérale permet sans doute aux plus riches de
s'épanouir, mais le plus grand nombre reste sur le carreau. Nous devons donc
cesser de faire croire que nous rêvons de blouses grises prêtes à taper sur les
doigts des enfants pas sages : si la république c'est ça, alors personne n'en
veut. Mais elle n'est pas le Léviathan que la droite dénonce. La république,
c'est une émancipation qui fait place au corps, à la chair, au plaisir, et même
à la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, une spiritualité peut-elle se passer de rites, de ces
répétitions qui donne consistance à la croyance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute pas. Mais les cérémonies républicaines ne doivent pas être de
simples copies des religions révélées. Prenez l'école publique, par exemple,
aujourd'hui en grande souffrance. Elle devrait pouvoir transmettre une religion
civile, ritualiser l'idée de la république, faire entrer les élèves dans un
ordre symbolique très particulier. Elle devrait en elle-même être une
cérémonie. Elle doit donc inventer ses propres rites de passage – ce peut être
la remise du baccalauréat – et affirmer ses valeurs. Buisson explique ainsi
que, s'il ne pas faut que les joutes électorales entrent dans l'école, elle se
doit pourtant d'enseigner la réalité des différences sociales. Et je pense que
l'école devrait pouvoir aborder les questions économique et sociale, les
problèmes du racisme ou la nécessité de l'impôt juste, et cela selon une ligne.
Une ligne qui devrait certes réunir toute la nation, mais une ligne. À ceci
près qu'un instituteur n'enseigne pas un catéchisme : il enseigne à se délivrer
de tous les catéchismes. Tout comme mes maîtres en philosophie m'ont appris une
pensée critique qui ramène chacun à sa liberté – en ce sens, je crois
véritablement à une religion du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette foi laïque à laquelle vous appelez est-elle compatible avec le régime
de la propriété privée promue par le capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les artisans socialistes de la IIIe République considéraient la propriété
privée comme nécessaire à l'appropriation de soi. De fait : là où les hommes
ont été privés du droit d'être propriétaire, ils ont été privés de la propriété
de soi. Les radicaux-socialistes se différenciaient donc des collectivistes.
Mais loin de la caricature « rad-soc », ils étaient véritablement
radicaux : conscients qu'il ne peut pas y avoir de question spirituelle si les
conditions matérielles, économiques et sociales, ne sont pas assurées. La
liberté n'est possible que s'il y a égalité des conditions. Si le capitalisme,
c'est la production des inégalités que l'on connaît aujourd'hui, il est donc
irrecevable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ardent Buisson&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discret par goût autant que par stratégie, Ferdinand Buisson (1841-1932) est
l'un des principaux architectes de la IIIe République. Philosophe, politique,
pédagogue, il est une figure historique du protestantisme libéral, cofondateur
et premier président de la Ligue des droits de l'homme, couronné par le prix
Nobel de la paix en 1927. Mais il est surtout, comme le note Antoine Prost dans
son Histoire de l'enseignement en France, « l'incontestable animateur de
toute l'œuvre scolaire de Ferry et Goblet ». Et, en pensant la laïcité comme
une nouvelle religion spirituelle, il a su insuffler aux hussards noirs de la
république la mission de faire de chaque élève un « christ républicain
».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Laurent Joffrin : démocratie et pluralisme de l'information</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/23/Laurent-Joffrin-%3A-d%C3%A9mocratie-et-pluralisme-de-l-information2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ed052107625daf2a7b7ae5e392cd1e05</guid>
    <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 10:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Trouver une base matérielle de la démocratie et du pluralisme de
l'information.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Laurent Joffrin, président du quotidien &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,
explique comment faire vivre, en cette époque de &amp;quot;révolution numérique&amp;quot;, une
information indépendante et pluraliste :
http://www.youtube.com/user/cogitowebtv#p/u/4/K5wKa923gOk&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
© Antoine Peillon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/post/2010/01/18/La-d%C3%A9cadence-de-l-information-%28Dossier%29&quot;&gt;
La décadence de l'information (Dossier CGT)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Décadence de l'information (dossier)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/15/D%C3%A9cadence-de-l-information-%28dossier%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:20a515da1fc771bee6abc61328633dc3</guid>
    <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 17:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Information</category><category>Journalisme</category><category>Pluralisme</category><category>Presse</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/sarkozy-paloma.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.sarkozy-paloma_m.jpg&quot; alt=&quot;Paloma&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Paloma, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &lt;em&gt;Paloma&lt;/em&gt;, le yacht de luxe (qui bat pavillon de complaisance...) sur
lequel Nicolas Sarkozy passa quelques jours de repos au large de Malte avec sa
famille en mai 2007, appartient à l'homme d'affaires Vincent Bolloré...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Sarkozy et les médias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/PluralismeIMPAC.09.2007.pdf&quot;&gt;Pluralisme et
liberté de la presse : c'est l'alarme !&lt;/a&gt;&amp;quot; (&lt;em&gt;IMPAC&lt;/em&gt;, Revue de la
Filpac-CGT, septembre 2007) : Il n’était pas encore élu président. Tout
juste candidat, et prêt à tout promettre. Parmi les &amp;quot;propositions&amp;quot; de Nicolas
Sarkozy publiées sur le site internet de l’UMP, une véritable perle nous était
offerte, en avril 2007, sous le titre &amp;quot;Indépendance et pluralisme de la
presse&amp;quot; : &amp;quot;Il est tout à tait légitime de poser la question du pluralisme
des médias au regard de son importance pour le débat démocratique...&amp;quot; :
http://blog.cgtbayard.org/public/PluralismeIMPAC.09.2007.pdf &lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/impac138.pdf&quot;&gt;http://blog.cgtbayard.org/public/impac138.pdf&lt;/a&gt;
(pages 13 à 18)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/Impac_III_08.pdf&quot;&gt;Banalité de la
censure&lt;/a&gt;&amp;quot; (&lt;em&gt;IMPAC&lt;/em&gt; - Revue de la Filpac-CGT, mars 2008) :
Critique politique, vie privée, débat démocratique… Le contrôle de
l’information, par intervention directe de Sarkozy ou par autocensure, est
devenu monnaie courante au pays des droits de l’homme et du citoyen.
&lt;em&gt;Impac&lt;/em&gt; continue la revue de ce glissement progressif vers la
dictature : http://blog.cgtbayard.org/public/Impac_III_08.pdf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.filpac-cgt.fr/IMG/pdf/direct_malin_CGT_web.pdf&quot;&gt;Direct
Malin&lt;/a&gt;&amp;quot; (Filpac-CGT, janvier 2009) : Tout sur l'entreprise téléguidée
de Bolloré contre la presse indépendante... :
http://www.filpac-cgt.fr/IMG/pdf/direct_malin_CGT_web.pdf + &lt;a href=&quot;http://www.lesmotsontunsens.com/opa-sur-la-presse-francaise-lagardere-et-bollore-en-redemandent&quot;&gt;
http://www.lesmotsontunsens.com/opa-sur-la-presse-francaise-lagardere-et-bollore-en-redemandent&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/sarkolagardbollor.jpg&quot; alt=&quot;Ensemble&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Ensemble, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2 - Déontologie des journalistes et précarité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/Deontologie_du_journalisme.pdf&quot;&gt;Constats et
propositions de la CGT&lt;/a&gt;, lors des Etats généraux de la presse écrite
(octobre 2008) :
http://blog.cgtbayard.org/public/Deontologie_du_journalisme.pdf Dernières
&lt;a href=&quot;http://www.ccijp.net/article-33-cartes-attribuees.html&quot;&gt;statistiques&lt;/a&gt; de la
précarité (janvier 2010, Commission de la carte de presse) :
http://www.ccijp.net/article-33-cartes-attribuees.html A noter : en 2010 =
19,44% de journalistes &amp;quot;encartés&amp;quot; rémunérés (misérablement) à la pige, mais
50,31% des journalistes débutants (&amp;quot;stagiaires&amp;quot; pendant les deux premières
années de travail en tant que journalistes) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre document FILPAC-CGT sur la &lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/GersinPeillonWEB.pdf&quot;&gt;sécurité sociale
professionnelle&lt;/a&gt; dans le secteur de l'information (avec bilan et analyse de
la précarité...) :
http://blog.cgtbayard.org/public/GersinPeillonWEB.pdf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_des_devoirs_professionnels_des_journalistes_fran%C3%A7ais&quot;&gt;
Charte&lt;/a&gt; de devoirs professionnels des journalistes français :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_des_devoirs_professionnels_des_journalistes_fran%C3%A7ais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus importante, la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich&quot;&gt;Charte européenne&lt;/a&gt; des
droits et des devoirs des journalistes (Munich, 1971) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich A noter, parmi les devoirs :
&amp;quot;* Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou
du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des
annonceurs. * Refuser toute pression et n’accepter de directives
rédactionnelles que des responsables de la rédaction.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Des &lt;a href=&quot;http://blog.cgtbayard.org/public/droits_d_auteur.pdf&quot;&gt;droits d'auteur&lt;/a&gt; (un
droit républicain !) démolis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
http://blog.cgtbayard.org/public/droits_d_auteur.pdf&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;France 2 : l'indignité nationale !&quot;, par Vincent Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2010/01/14/%22France-2-%3A-l-indignit%C3%A9-nationale-%21%22%2C-par-Vincent-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4942a3e5759cf0d15c8a3a11be2763cc</guid>
    <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 15:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Antifascisme</category><category>Arlette Chabot</category><category>Besson</category><category>France 2</category><category>Identité nationale</category><category>Information</category><category>Le Pen</category><category>République</category><category>UMP</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/france2.jpg&quot; alt=&quot;France 2 UMP&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;France 2 UMP&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Parce que tout mon engagement politique et citoyen est fondé d’abord sur les
valeurs de la République, de la raison et de l’antifascisme, j’ai décidé de ne
pas participer au débat d’indignité nationale organisé ce soir sur France 2 et
d’attirer solennellement l’attention de mes compatriotes sur les graves dérives
que subit notre démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines, l’ensemble de l’opposition démocratique mais
aussi de nombreuses personnalités de la droite républicaine, à commencer par
trois anciens Premiers Ministres, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et
Dominique de Villepin ont dénoncé les conditions dans lesquelles le Ministre de
l’immigration et de l’identité nationale, Eric Besson, a lancé un débat sur
l’identité nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce débat a provoqué et provoque encore des dérapages xénophobes, racistes,
islamophobes qui font honte à la France, dressent les français les uns contre
les autres et remettent le Front National et ses thèses de haine au coeur de
notre vie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses études d’opinion ont aussi montré que dans leur majorité les
françaises et les français, qui ont beaucoup d’autres sujets de préoccupation,
l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, l’éducation, ne s’intéressent pas à
ce débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré cela, la direction de France 2 et Arlette Chabot n’ont pas trouvé
mieux, en cette rentrée 2010, que de consacrer la seule émission politique de
début de soirée à Eric Besson et de le faire dialoguer avec Marine Le Pen,
prenant ainsi en otage le service public et les personnels qui y
travaillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est indigne et c’est inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais une telle dérive ne s’était produite. Elle atteint gravement aux
valeurs de la France et aux principes qui doivent commander aux missions de
service public comme à la responsabilité du métier de journaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour habiller le tout, on m’a demandé, en tant que responsable socialiste,
de venir cautionner cet exercice d’abaissement national en voulant bien jouer
les idiots utiles en deuxième partie de soirée. Et, comme on pouvait s’y
attendre, on s’est déjà d’ailleurs copieusement servi de ma présence annoncée
pour adresser une fin de non recevoir à des journalistes de France Télévision
qui, pourtant avec raison, avaient demandé la déprogrammation de ce débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est bien mal me connaître, et bien mal connaître les socialistes, que de
penser que je pouvais accepter de me prêter à une telle comédie et servir ainsi
de caution républicaine à un débat et à des personnalités qui tournent le dos
aux valeurs que partagent heureusement encore la grande majorité des
français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les masques tombent, la chaise est vide et la réalité apparaît dans sa
crudité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que monsieur Besson, Madame Le Pen et Madame Chabot restent entre eux et que
chacun mesure ainsi ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays et la façon
dont certains veulent, à travers les médias, dévoyer le débat démocratique et
nous entraîner sur une pente de haine et de division où nous refusons
d’aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à nous, même si nous allons être la cible d’intérêts puissants et de
forces sans scrupule, nous n’avons pas le choix: nous devons résister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi j’appelle solennellement tous les démocrates à refuser ces
dérives qui déshonorent notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi je demande la démission de madame Arlette Chabot et des
dirigeants de France 2 qui ont autorisé cette opération. Ils ne sont pas les
propriétaires du service public, qui appartient à tous les français, et ils ne
méritent pas de le servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, j’adresse mes sentiments fraternels et républicains à toutes celles
et tous ceux qui partagent avec moi une autre idée de la France et, en
particulier, un message de solidarité aux personnels du service public de
l’audiovisuel victimes de cette abjection et atteints ce soir dans leur
honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.le-rassemblement.fr/actualites/a-la-une/vp-indignite-nationale/&quot;&gt;Le
Rassemblement&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Débat sur France 2 : Martine Aubry &amp;quot;soutient pleinement&amp;quot;
Vincent Peillon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
NOUVELOBS.COM | 15.01.2010&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La première secrétaire du Parti socialiste a reconnu avoir été informée
de la décision de l'eurodéputé de ne pas débattre avec le ministre de
l'Immigration.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a déclaré vendredi 15
janvier qu'elle soutenait &amp;quot;pleinement&amp;quot; la décision de l'eurodéputé Vincent
Peillon PS de ne pas participer au débat sur l'identité nationale sur France2
jeudi soir, reconnaissant qu'elle en avait été informée. &amp;quot;Il m'a prévenu de sa
décision et je la soutiens pleinement&amp;quot;, a déclaré la maire de Lille à des
journalistes, en marge de ses vœux à la presse régionale. Vincent Peillon a
refusé in extremis jeudi soir de participer à l'émission de France 2 &amp;quot;A vous de
juger&amp;quot; sur l'identité nationale, alors qu'il devait intervenir après un débat
entre le ministre de l'Immigration Eric Besson et la vice-présidente du Front
national, Marine Le Pen. Selon Martine Aubry, &amp;quot;Vincent Peillon souhaitait
pouvoir dire ce qu'est vraiment l'identité nationale pour nous, c'est à dire
l'égalité (...) la France des droits de l'Homme (...) et puis il a découvert
que ce débat avait d'abord lieu entre Eric Besson et Marine Le Pen et qu'il
était relégué en deuxième partie. Et il s'est bien rendu compte que ce débat
allait du coup porter essentiellement sur l'immigration&amp;quot;. &amp;quot;On ne peut pas
l'inviter à un débat et ensuite le reléguer après une mise en scène d'un
ministre qu'on veut essayer de réhabiliter par rapport au Front national. Ce
n'est pas digne d'une télévision publique&amp;quot;, a-t-elle ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Nous nous inquiétons pour le service public&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Dans cette période, avant les régionales, ce n'est pas un hasard si on veut
nous faire parler de l'immigration comme un bouc émissaire des échecs, au lieu
de parler des échecs de Nicolas Sarkozy&amp;quot;, a-t-elle souligné. &amp;quot;Nous voulons
parler de ce qui intéresse les Français, c'est la raison pour laquelle nous
n'acceptons pas d'être la caution de cela et nous nous inquiétons pour le
service public de la télévision&amp;quot;, a-t-elle martelé. Martine Aubry s'est en
revanche dissociée de l'appel à la démission d'Arlette Chabot lancé jeudi soir
par Vincent Peillon. &amp;quot;Je pense que c'est le coup de la colère qui l'a amené à
réagir ainsi, considérant qu'on l'avait piégé, qu'on ne lui avait pas dit la
vérité&amp;quot;, a-t-elle estimé. &amp;quot;Je n'ai jamais demandé le départ, ni une sanction
contre aucun journaliste&amp;quot;, a-t-elle ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Télé-poubelle&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres soutiens sont venus de la gauche, tel Patrick Mennucci, qui fait
partie du même courant que Vincent Peillon au PS, et qui l'a &amp;quot;félicité&amp;quot; pour
son attitude, &amp;quot;un acte politique de résistance à l'abaissement de la République
par des politiciens prêts à tout pour conforter leur pouvoir&amp;quot;. Jean-Luc
Mélenchon, président du Parti de gauche, a pour sa part qualifié de
&amp;quot;télé-poubelle&amp;quot; l'émission de France 2 , le PCF déplorant &amp;quot;deux heures de
publicité indigne et indécente aux thèses de la haine&amp;quot;. Il n'est &amp;quot;jamais trop
tard pour refuser de se laisser prendre dans un guet-apens&amp;quot;, a-t-il dit à
l'AFP, approuvant le faux bond du socialiste Vincent Peillon. &amp;quot;Le débat qui a
eu lieu hier soir sur France 2 entre Marine Le Pen (FN) et Eric Besson a offert
deux heures de publicité indigne et indécente aux thèses de la haine et au
pseudo-débat sur l'identité nationale&amp;quot;, a pour sa part réagi dans un communiqué
Pierre Laurent, numéro deux du PCF. &amp;quot;Les polémiques de dernière minute sur
l'échec de la présence-caution de Vincent Peillon ne peuvent faire oublier le
véritable scandale de cette soirée: la parole une fois de plus donnée à une
heure de grande écoute sur la principale chaîne du service public à des thèses
qui ne servent qu'à diviser les Françaises et les Français&amp;quot;, estime-t-il.
L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a en revanche estimé que &amp;quot;si
on a accepté de participer à une émission on a le devoir d'y aller&amp;quot;, à moins
que les règles aient été modifiées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un faux bon prémédité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent Peillon a peu avant déclaré que son faux bond n'avait pas été décidé
au dernier moment, mais préparé &amp;quot;depuis longtemps&amp;quot; pour &amp;quot;faire un incident&amp;quot;.
&amp;quot;J'avais pris ma décision depuis plusieurs jours. C'était préparé avec
quelques-uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un
peu scandale&amp;quot;, a déclaré Vincent Peillon au site internet Rue89. &amp;quot;Je crois que
si on n'attire pas fortement l'attention sur les choses, les choses ne se font
pas. Si j'avais annoncé plus tôt ma décision que j'avais prise depuis
longtemps, alors on aurait peut-être trouvé un remplaçant, il y en a toujours
un pour venir à la télévision, et on aurait refait l'émission autrement&amp;quot;, a
aussi dit Vincent Peillon sur RMC. &amp;quot;Donc je pense qu'il fallait procéder comme
ça et je n'y ai pas réfléchi seul, il y a des moments où il faut trouver des
moyens de se faire entendre et des moyens d'entrer en résistance, je pense
qu'on en est là&amp;quot;, a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Eric Besson est en train de nous faire une
catastrophe&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Si on ne comprend pas qu'il faut à un moment résister et se faire entendre
fortement tant pis. Moi je suis en cohérence totale avec mes valeurs&amp;quot;, a assuré
le responsable PS sur la radio. &amp;quot;Je ne voulais pas qu'ils se rabattent sur un
autre socialiste. La France doit s'arrêter de s'enfoncer dans la terreur. Eric
Besson est en train de nous faire une catastrophe&amp;quot;, a aussi affirmé
l'eurodéputé à Rue89. Jeudi soir, alors que l'émission &amp;quot;A vous de juger&amp;quot;
centrée sur Eric Besson était en cours, Vincent Peillon avait fait savoir dans
un communiqué à l'AFP qu'il ne s'y rendrait pas comme prévu pour débattre avec
le ministre de l'Immigration, après la vice-présidente du FN Marine Le Pen.
Dénonçant une &amp;quot;dérive indigne et inacceptable&amp;quot; dans l'organisation de cette
émission il avait notamment demandé le départ de son animatrice Arlette Chabot,
ainsi que de la directrice générale adjointe de France 2 et des &amp;quot;dirigeants&amp;quot; de
la chaîne qui &amp;quot;ont autorisé cette opération&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Une religion pour la République&quot;, par Vincent Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/Une-Religion-pour-la-R%C3%A9publique%22%2C-par-Vincent-Peillon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:60de32a4e7bed198d37efcfef38cccc9</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Dec 2009 21:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Histoire</category>
        <category>Buisson</category><category>Laïcité</category><category>Peillon</category><category>Quinet</category><category>Religion</category><category>République</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/religionrepublique.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.religionrepublique_s.jpg&quot; alt=&quot;Une Religion pour la République&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Une Religion pour la République,&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vincent Peillon, &lt;em&gt;Une religion pour la République. La foi laïque de
Ferdinand Buisson&lt;/em&gt;, Editions du Seuil, Bibliothèque des XXe et XXIe siècles
(parution le 07/01/2010), 304 pages, EAN13 : 9782020985215&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Peut-on parler d’une religion laïque ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers la &lt;strong&gt;figure trop méconnue de Ferdinand Buisson&lt;/strong&gt;
(1841-1932), principal artisan de la laïcité française, cet essai restitue &amp;quot;la
religion laïque&amp;quot; dans sa cohérence doctrinale, à la fois philosophique, morale,
politique et pédagogique. On comprend mieux dès lors comment Ferdinand Buisson,
prix Nobel de la Paix en 1927, a pu concilier l’engagement du socialiste,
anticlérical résolu, avec l’affirmation suivante : &amp;quot;La religion de Jésus
est la religion de chaque citoyen républicain.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Disciple d’Edgar Quinet&lt;/strong&gt;, héritier d’une puissante tradition
révolutionnaire, Ferdinand Buisson a cherché le moyen de contrecarrer
l’alliance de la contre-révolution et de l’Église catholique afin d’établir la
République démocratique et sociale dans la durée. Vincent Peillon souligne
combien la laïcité, faite religion nouvelle, joue un rôle philosophique et
politique. L’école et les &amp;quot;hussards noirs&amp;quot; y ont eu pour mission de faire de
chaque élève un Christ républicain, de la raison une émotion, une passion et
même une mystique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En montrant que &lt;strong&gt;la laïcité&lt;/strong&gt; fut d’abord la formulation d’un
projet théologico-politique spécifiquement républicain, Vincent Peillon ouvre
de nouveaux horizons de recherche et d’interrogation pour la philosophie
politique contemporaine.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La source religieuse du &quot;principe Responsabilité&quot;, par Antoine Peillon</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/12/14/La-source-kabbalistique-du-%22principe-Responsabilit%C3%A9%222</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a30ef8cb275f4eb77ad1541847f35450</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Dec 2009 21:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Auschwitz</category><category>Dualisme</category><category>Développement durable</category><category>Ecologie</category><category>Eschatologie</category><category>Gnose</category><category>Jonas</category><category>Kabbale</category><category>Monisme</category><category>Principe Responsabilité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/jonasprincipe.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/.jonasprincipe_s.jpg&quot; alt=&quot;Le Principe Responsabilité&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Le Principe Responsabilité,&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour Hans Jonas, une fois pour toute, après Auschwitz (1), la
toute-puissance divine doit s'effacer devant la bonté ou l'amour de Dieu, mais
le philosophe allemand s'en tient malgré tout à un strict monothéisme, récusant
toute théologie manichéenne d'un &amp;quot;double Dieu&amp;quot; (gnosticisme, manichéisme...)
(2).&lt;br /&gt;
En effet, Jonas souligne que :&lt;br /&gt;
- par le simple fait d'avoir créé l'homme libre, Dieu s'est dépouillé dès
l'origine de sa toute-puissance ;&lt;br /&gt;
- se référant au concept kabbalistique (Isaac Luria, 1534-1572) du &amp;quot;tsimtsoum&amp;quot;
(retrait, creusement en matrice, autolimitation du Créateur pour faire place au
monde ; proche de la &amp;quot;kénose&amp;quot;) (3), Jonas soutient le renoncement de la
puissance du Dieu créateur afin que nous puissions exister, afin qu'advienne
l'altérité des créatures. Ainsi, par l'acte de Création, Dieu se serait
lui-même privé de la possibilité d'intervenir dans les affaires sublunaires
(symbole du shabbath), laissant à l'homme la mission de parachever/réparer le
monde (tikkoun ha-olam), idée théurgique qui a connu son plein développement à
la fin du XIXe siècle, notamment en Allemagne, chez certains utopistes
libertaires (cf. Michael Löwy, &lt;em&gt;Rédemption et utopie&lt;/em&gt;, PUF, 1988).&lt;br /&gt;
Cependant, la relation à la divinité (= la religion) ne disparaît pas dans
cette analyse générative de l'engagement écologiste.&lt;br /&gt;
&amp;quot;Renonçant, dit Jonas, à sa propre invulnérabilité, le fondement éternel a
permis au monde d'être (…) Dieu, après s'être entièrement donné dans le monde
en devenir, n'a plus rien à offrir : c'est maintenant à l'homme de lui
donner. Et il peut le faire en veillant à ce que, dans les cheminements de sa
vie, n'arrive pas ou n'arrive pas trop souvent, et pas à cause de lui, l'homme,
que Dieu puisse regretter d'avoir laissé devenir le monde.&amp;quot; (&lt;em&gt;Le Concept de
Dieu après Auschwitz&lt;/em&gt;, Payot et Rivages, 1994, pp. 38 et 39)&lt;br /&gt;
L'écologie politique (y compris la deep ecology) est-elle dans la même
confusion eschatologique que Marx (le profanateur d'Hegel), un chapitre
manquant à la somme de Jacob Taubes (4), un dernier avatar de &amp;quot;la postérité de
Joachim de Flore&amp;quot;, telle qu'Henri de Lubac l'a autopsiée (Lethielleux, 1979 et
1981), voire une dernière ruse des &amp;quot;fanatiques de l'Apocalypse&amp;quot; (Norman
Cohn) ? Ou bien, la véritable sécularisation et historicisation de
l'Apocalypse n'est-elle pas seulement celle des déclinaisons politiques de la
lignée manichéenne, du dualisme (Dieu/Monde, Bien/Mal, Homme/Univers...), des
lectures de la Révélation et de la Parousie comme promesses sans fin de
lendemains qui chantent ?&lt;br /&gt;
En vérité, seul les monismes vitalistes de la gnose hébraïque (Qumrân,
Kabbale..., jusqu'au Rabbi Haïm de Volozine (5), Levinas et Hans Jonas), des
christianismes (6) et du panthéisme (permanent dans les métaphysiques
occidentale et orientale, comme John Toland l'a, le premier, démontré) nous
donnent le commandement d'une &amp;quot;eschatologie “au présent”&amp;quot; (Evangile de Jean,
ch. IV, v. 23 ; ch. V, v. 25 et v. 28 ; ch. XVI, v. 32 ;
Apocalypse de Jean, ch. XIV, v. 7) (7), première source spirituelle du
« principe Responsabilité » de Jonas et du « catastrophisme
éclairé » de Dupuy, lequel souscrit explicitement à la métaphysique de
Jonas (8).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Hans Jonas, &lt;em&gt;Le Concept de Dieu après Auschwitz&lt;/em&gt;, avec un
lumineux essai de Catherine Chalier, &amp;quot;Dieu sans puissance&amp;quot;, Payot / Rivages,
1994.&lt;br /&gt;
(2) H. Jonas, &lt;em&gt;The Gnostic Religion ; The message of the alien God and
the beginnings of Christianity&lt;/em&gt;, Boston, Beacon Press, second edition,
1963. Traduction française : &lt;em&gt;La Religion gnostique&lt;/em&gt;, Flammarion,
coll. Idées et recherches dirigée par Yves Bonnefoy, 1978. Lire, à propos de la
lutte fondamentale de Jonas contre le dualisme, premièrement, la belle thèse de
Nathalie Frogneux, &lt;em&gt;Hans Jonas ou la vie dans le monde&lt;/em&gt;, avec une
préface de Jean Greisch, Bruxelles, De Boeck Université, 2001, puis
Marie-Geneviève Pinsart, &lt;em&gt;Hans Jonas et la liberté : dimensions
théologiques, ontologiques, éthiques et politiques&lt;/em&gt;, Vrin, 2002, pp. 22 à
33, et enfin la synthèse précise de Robert Theis, &lt;em&gt;Jonas ; Habiter le
monde&lt;/em&gt;, Michalon, coll. Le bien commun, 2008, pp. 13 à 32, entre
autres.&lt;br /&gt;
(3) Gershom Sholem, &lt;em&gt;Les Grands Courants de la mystique juive&lt;/em&gt;, Payot,
troisième édition, 1994, notamment les pages 261 à 304 consacrées à Isaac
Luria ; Charles Mopsik, L&lt;em&gt;es grands textes de la cabale ; Les
rites qui font Dieu&lt;/em&gt;, Verdier, 1993 ; Moshe Idel, &lt;em&gt;Messianisme et
mystique&lt;/em&gt;, traduit de l’hébreu par Catherine Chalier, Editions du Cerf,
1994, notamment les pages 87 à 94 consacrées à Luria ; Moshe Idel, &lt;em&gt;La
Cabale : nouvelles perspectives&lt;/em&gt;, traduit de l’anglais par Charles
Mopsik, Editions du Cerf, 1998 ; Marc-Alain Ouaknin, &lt;em&gt;Tsimtsoum ;
Introduction à la méditation hébraïque&lt;/em&gt;, Albin Michel, coll. Spiritualités
vivantes, 1992 ; Gérard Rabinovitch, « A travers les énormités de la
nuit », postface à A&lt;em&gt;pocalypse&lt;/em&gt;, Editions Mille et Une Nuits,
1997 ; Gérard Rabinovitch, &lt;em&gt;De la destructivité humaine ;
Fragments sur le Béhémoth&lt;/em&gt;, PUF, 2009 ; et la belle méditation, &amp;quot;au
diapason de la Création&amp;quot;, de Catherine Chalier : &lt;em&gt;La Nuit, le
jour&lt;/em&gt;, Seuil, 2009. A propos de la proximité métaphysique du &amp;quot;tsimtsoum&amp;quot;
avec la &amp;quot;kénose&amp;quot; : Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 6-7 ;
André Néher, &lt;em&gt;Le Puits de l’exil ; La théologie dialectique du Maharal
de Prague&lt;/em&gt;, Albin Michel, 1966 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Trinité et
royaume de Dieu&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1984, pages 140 à 154, traduction
française de &lt;em&gt;Trinität und Reich Gottes ; Zur Gotteslehre&lt;/em&gt;,
München, Chr. Kaiser, 1980 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Dieu dans la
création ; Traité écologique de la création&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1988,
pages 120 à 129 ; Annick de Souzenelle, &lt;em&gt;Le Féminin de l’Être&lt;/em&gt;,
Albin Michel, 1997 ; Rémi Brague, &lt;em&gt;Du Dieu des chrétiens et d’un ou
deux autres&lt;/em&gt;, Flammarion, collection Champs Essais, 2009, pages 193 à
199.&lt;br /&gt;
(4) Jacob Taubes, &lt;em&gt;Abendländlische Eschatologie&lt;/em&gt;, Munich, 1991.
Traduction française : &lt;em&gt;Eschatologie occidentale&lt;/em&gt;, traduit de
l'allemand par Raphaël Lellouche et Michel Pennetier, Paris, Editions de
l'Eclat, coll. Philosophie imaginaire, 2009. Eric Voeglin, &lt;em&gt;Science,
politique et gnose&lt;/em&gt;, Bayard, 2004.&lt;br /&gt;
(5) Rabbi Haïm de Volozine, &lt;em&gt;L'Âme de la vie, avec une préface d'Emmanuel
Levinas&lt;/em&gt;, Verdier, 1986.&lt;br /&gt;
(6) Entre autres, outre les conférences d’Eric Voeglin
(&lt;em&gt;Op.cit.&lt;/em&gt;) : Ernest Haeckel, &lt;em&gt;Le Monisme ; Profession de
foi d’un naturaliste&lt;/em&gt;, Schleicher Frères, 1897 ; Dietrich Bonhoeffer,
&lt;em&gt;Création et chute ; Exégèse théologique de Genèse 1 à 3&lt;/em&gt;, Bayard,
1999 ; Jacques Ellul, &lt;em&gt;L'Apocalypse ; Architecture en
mouvement&lt;/em&gt;, Labor et Fides, 2008 ; Paul Claudel, &lt;em&gt;Au milieu des
vitraux de l’Apocalypse&lt;/em&gt;, Gallimard, 1966 ; Nicolas Berdiaev, &lt;em&gt;Le
Sens de l'Histoire&lt;/em&gt;, Aubier, 1948 ; Nicolas Berdiaev, &lt;em&gt;Essai
d’autobiographie spirituelle&lt;/em&gt;, Buchet / Chastel, 1992, pp. 362 à 389 ;
Jean Phaure, &lt;em&gt;La Chute originelle et le mystère du mal&lt;/em&gt;, Institut
d’Herméneutique, 1973 ; Henri de Lubac, &lt;em&gt;Histoire et Esprit ;
L’intelligence de l’Ecriture d’après Origène&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2002,
pages 278 à 294 ; Rudolf Bultmann, &lt;em&gt;Histoire et eschatologie&lt;/em&gt;,
Neuchâtel, Delachaux &amp;amp; Niestlé, 1959, traduction française de
&lt;em&gt;Geschichte und Eschatologie&lt;/em&gt;, Tübingen, Mohr, 1958 ; Karl Löwith,
&lt;em&gt;Meaning in History&lt;/em&gt;, Chicago, 1949 ; Norman Cohn, &lt;em&gt;Cosmos,
chaos et le monde qui vient&lt;/em&gt;, Allia, 2000 ; Rudolf Schnackenburg,
&lt;em&gt;Présent et futur ; Aspects actuels de la théologie du Nouveau
Testament&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1969, traduction française de &lt;em&gt;Present
&amp;amp; Future ; Modern Aspects of New Testament Theology&lt;/em&gt;, University
of Notre Dame Press, 1966 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Théologie de
l’espérance ; Études sur les fondements et les conséquences d’une
eschatologie chrétienne&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1970, traduction française de
&lt;em&gt;Theologie der Hoffnung ; Untersuchungen zu Begründung und zu den
Konzequenzen einer christlichen Eschatologie&lt;/em&gt;, München, Chr.Kaiser,
1964 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Dieu dans la création ; Traité écologique
de la création&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1988, trad. française de &lt;em&gt;Gott in der
Schöpfung ; Ökologische Schöpfungslehre&lt;/em&gt;, München, Chr. Kaiser,
1985 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;L’Esprit qui donne la vie ; Une
pneumatologie intégrale suivi de &amp;quot;Mon itinéraire théologique&amp;quot;&lt;/em&gt;, Editions du
Cerf, 1999, trad. française de &lt;em&gt;Der Geist des Lebens ; Eine
ganzheitliche Pneumatologie&lt;/em&gt;, Chr. Kaiser / Gütersloher Verlag, 1991 ;
Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;La Venue de Dieu ; Eschatologie chrétienne&lt;/em&gt;,
Editions du Cerf, 2000, traduction française de &lt;em&gt;Das Kommen Gottes ;
Christliche Eschatologie&lt;/em&gt;, Güttersloh, Chr. Kaiser / Gütersloher
Verlagshaus, 1995 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;Le Rire de l'univers ;
Traité de christianisme écologique&lt;/em&gt;, Paris, Cerf, 2004 ; Pierre
Prigent, &lt;em&gt;Les Secrets de l'Apocalypse ; Mystique, ésotérisme et
apocalypse&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2002 ; Richard Bauckham, &lt;em&gt;La
Théologie de l'Apocalypse&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2006 ; Emmanuel Durand,
&lt;em&gt;Le Père, Alpha et Oméga de la vie trinitaire&lt;/em&gt;, Editions du Cerf,
2008 ; Jean Marchal, &lt;em&gt;L'Apocalypse de Jean ; Un message pour notre
temps&lt;/em&gt;, Albin Michel, 1987 ; Hans Weder, &lt;em&gt;Présent et règne de
Dieu ; Considérations sur la compréhension du temps chez Jésus et dans le
christianisme primitif&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2009 ; et la fulgurante
page 264 (« Jésus vient ») d&lt;em&gt;'Au cœur de l'Ecriture : Méditations
d'un prêtre catholique&lt;/em&gt;, de Nicolas Boon (Dervy, 1987)...&lt;br /&gt;
(7) Rudolf Bultmann, &lt;em&gt;Histoire et eschatologie&lt;/em&gt;, Neuchâtel, Delachaux
&amp;amp; Niestlé, 1959, traduction française de &lt;em&gt;Geschichte und
Eschatologie&lt;/em&gt;, Tübingen, Mohr, 1958 ; Jürgen Moltmann, &lt;em&gt;L’Esprit
qui donne la vie ; Une pneumatologie intégrale suivi de &amp;quot;Mon itinéraire
théologique&amp;quot;&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1999, page 422, trad. française de &lt;em&gt;Der
Geist des Lebens ; Eine ganzheitliche Pneumatologie&lt;/em&gt;, Chr. Kaiser /
Gütersloher Verlag, 1991 ; Hans Weder, &lt;em&gt;Présent et règne de Dieu ;
Considérations sur la compréhension du temps chez Jésus et dans le
christianisme primitif&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 2009.&lt;br /&gt;
(8) H. Jonas, &lt;em&gt;Das Prinzip Verantwortung ; Versucheiner Ethik für die
technologische Zivilisation&lt;/em&gt;, Franfurt am Main, Insel, 1979. Traduction
française : &lt;em&gt;Le Principe Responsabilité ; Une éthique pour la
civilisation technologique&lt;/em&gt;, Editions du Cerf, 1990 (en poche :
Flammarion, coll. Champs, 1998). L’influence de ce livre majeur sur l’écologie
politique fut et continue d’être considérable. Le fameux &amp;quot;rapport Bruntland&amp;quot;,
&lt;em&gt;Our Common Future&lt;/em&gt; (Commission mondiale sur l’environnement et le
développement, Oxford University Press, 1987 ; traduction française :
&lt;em&gt;Notre avenir à tous&lt;/em&gt;, Editions du Fleuve / Les Publications du Québec,
1988), initiateur du concept de &amp;quot;développement durable&amp;quot; (sustainable
development), lui doit éthiquement presque tout (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Dominique Bourg,
&lt;em&gt;Les Scénarios de l’écologie&lt;/em&gt;, Hachette, 1996, p. 61). Jean-Pierre
Dupuy, &lt;em&gt;Pour un catastrophisme éclairé ; Quand l'impossible est
certain&lt;/em&gt;, Seuil, 2002 (nouvelle édition en collection Points, 2004, pages
161 à 174). Pour mémoire : Søren Kierkegaard, &lt;em&gt;Crainte et
tremblement&lt;/em&gt;, Payot &amp;amp; Rivages, 2000, traduction française de &lt;em&gt;Frygt
og Bæven&lt;/em&gt;, publié le 16 octobre 1843 sous le pseudonyme de Johannes de
Silentio (Jean le Silencieux). Le titre de l'ouvrage vient de l'Epître aux
Philippiens, II, 12 : &amp;quot;Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours
obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme
en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent…&amp;quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Les soleils s'éteindront pour se rallumer&quot; (Quinet, 1872)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/06/18/Les-soleils-s-eteindront-pour-se-rallumer-Quinet-1872</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3dda6139f88b83eb53176b692ca9c5e7</guid>
    <pubDate>Thu, 18 Jun 2009 16:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Philosophie</category>
        <category>Citoyenneté</category><category>Civisme</category><category>Cosmos</category><category>Edgar Quinet</category><category>France</category><category>Histoire</category><category>Liberté</category><category>Palingénésie</category><category>République</category><category>Servitude</category><category>Tyran</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/QuinetDavid.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.QuinetDavid_s.jpg&quot; alt=&quot;Quinet, par David&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Quinet, par David&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Prenons garde, au moins, de mourir tout vivants. Il est des temps où l'on
vieillit plus vite qu'en un autre. Dans les âges sceptiques, les âmes
viellissent promptement, parce qu'elles ne savent où se retremper. Jamais une
conversation intérieure, ni un souffle des hautes régions. L'homme se fait
poussière longtemps avant sa mort, et il ne s'en aperçoit pas. Là est le danger
de notre temps, la sécheresse morale.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cherchons donc des sources nouvelles pour nous y abreuver, pendant que la
soif nous reste encore. Je ne terminerai pas mon livre, comme Condorcet, avec
l'espoir de supprimer la mort. Mais je dirai : Qu'ai-je à craindre ?
Le sort de l'univers. Avec tout ce qui vit et respire, les mondes eux-mêmes se
dissoudront pour renaître. Leur existence a ses limites marquées. Les soleils
s'éteindront pour se rallumer. Demanderai-je pour moi seul un privilège qu'ils
n'ont pas ? Non, j'accepterai le sort commun à tous les êtres, vivre,
mourir, pour revivre.&amp;quot; Edgar Quinet, &amp;quot;L'Esprit nouveau&amp;quot;, Paris, Dentu, 1875,
chap. VIII, réédité par Le Bord de L'Eau, en mai 2009, &amp;quot;La République ;
Conditions de la régénération de la France&amp;quot;, avec des extrait de &amp;quot;L'Esprit
nouveau&amp;quot;, p. 238. Très belle présentation de Juliette Grange, exégète d'Auguste
Comte...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perit ut vivat !, palingénésie, panthéisme, spiritualisme républicain de Quinet
!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;La France a toujours été pleine d'amateurs et de dilettantes du bien public,
qui, tant qu'ils sont en esclavage, vantent la liberté. Dès qu'ils la
rencontrent, ils la maudissent...&amp;quot; (&amp;quot;La République&amp;quot;, 1872)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-france-tentee-par-un-bon-tyran-57427&quot;&gt;
réflexion actuelle&lt;/a&gt; intéressante : &lt;strong&gt;La France tentée par un bon
tyran ?&lt;/strong&gt; (AgoraVox) :
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-france-tentee-par-un-bon-tyran-57427&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Deux rééditions majeures d'Edgar Quinet</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Deux-reeditions-majeures-d-Edgar-Quinet</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:69c283a083a715499ce8bfc59c64777f</guid>
    <pubDate>Wed, 27 May 2009 17:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Biblio</category>
        <category>Edgar Quinet</category><category>France</category><category>Histoire</category><category>Peuples</category><category>Philosophie</category><category>Religion</category><category>République</category><category>Révolution française</category><category>Servitude</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/quinetphilohistfrance.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.quinetphilohistfrance_m.jpg&quot; alt=&quot;Philosophie de l'histoire de France&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Philosophie de l'histoire de France,&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edgar Quinet, &lt;em&gt;Philosophie de l'histoire de France&lt;/em&gt;. Postface
de Jean-Michel Rey, Editions Payot, 2009, Collection Critique de la politique,
176 pages, ISBN-13 : 978-2-228-90418-6, 18 euros.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Edgar Quinet publie en 1857 ce livre &lt;em&gt;Philosophie de l'histoire de
France&lt;/em&gt;. Il s'agit pour lui de mettre en évidence les postulats sur
lesquels travaillent les grands historiens du moment, quand ils entreprennent
d'écrire, au milieu du XIXe siècle, une histoire de France : Augustin
Thierry, Guizot, Louis Blanc, Buchez et Roux. Ce qui le frappe, c'est une
convergence de vue de la part d'historiens venus d'horizons très différents,
une connivence qui les pousse à se réclamer des mêmes valeurs. Tous ont pour
&amp;quot;philosophie&amp;quot; une sorte de fatalisme, en considérant que l'histoire de France
devait aboutir à l'état politique présent. Par un tel biais, c'est à une
justification de tous les errements de cette histoire qu'ils procèdent, à une
légitimation des épisodes les plus sombres de ce qui fait notre récit national.
&amp;quot;Philosophie&amp;quot; à moindre frais qui est le lot de ces savants et dont Edgar
Quinet montre qu'elle ressemble de très près à ce que faisaient les Pères de
l'Eglise avec l'Ancien Testament. Edgar Quinet insiste également sur le fait
que ces historiens mettent en oeuvre une servitude volontaire : comme si
l'hypothèse de La Boétie s'était déplacée du terrain du pouvoir à celui du
savoir. D'où son souhait au terme de cette critique particulièrement virulente
de la discipline historique du moment : que tout homme qui pense puisse
avoir &amp;quot;sa nuit du 4 août&amp;quot;, c'est-à-dire renonce à ses prétentions
illégitimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Michel Rey&lt;/strong&gt;, dont les travaux sont au croisement de la
philosophie et de la littérature, montre, dans sa postface, la place
qu'occupent ces différents motifs dans l'oeuvre de ce penseur politique qu'est
Edgar Quinet. Il met en relation ses analyses avec celles de Nietzsche, de
Péguy, de Valéry et de Walter Benjamin, en suggérant qu'ils s'inscrivent,
chacun à sa façon, dans le sillage de cette pensée. En soulignant ce qui fait
la grande originalité d'Edgar Quinet : qu'il est l'analyste des ombres,
des spectres et d'autres phénomènes du même ordre, notamment le &amp;quot;membre
fantôme&amp;quot; ; qu'il est philologue et qu'il prête donc attention aux faits de
langage, aux mots qui tiennent lieu de réalité ; que sa démarche relève
plus de la généalogie que de l'histoire. Jean-Michel Rey trace ainsi le
portrait d'un des philosophies les plus importants de l'époque qu'il est temps
de découvrir et dont les propos peuvent nous aider à comprendre les postulats
sur lesquels repose la politique présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/quinetrepublique.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.quinetrepublique_s.jpg&quot; alt=&quot;La République&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;La République, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Edgar Quinet, &lt;em&gt;La République ; Conditions de la régénération de
la France&lt;/em&gt;, présentation de Juliette Grange, éditions Le Bord De L'eau,
2009, collection Bibliothèque républicaine dirigée par Vincent Peillon, 250
pages, ISBN : 978-2-35687-030-8, 23 € TTC.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Edgar Quinet occupe une place de premier plan parmi les fondateurs du
républicanisme français. Mais au contraire de Hugo, Michelet, Auguste Comte,
Jules Ferry ou Charles Renouvier, on connaît mal sa théorie politique. Comment
comprendre cette idée de révolution religieuse qui semble traverser toute son
œuvre, des travaux historiques aux études littéraires jusqu’aux ouvrages
politiques ?&lt;br /&gt;
S’agit-il d’un plaidoyer pour le christianisme social, pour une forme rénovée
de protestantisme, pour la Franc-Maçonnerie ? Sa conception d’une
espérance spirituelle en les valeurs de justice et de solidarité est-elle un
dernier avatar du romantisme ou peut-elle avoir un sens aujourd’hui ? Si
elle a inspiré les lois laïques de la Troisième République, sa conception de la
laïcité est surprenante et peut aider peut-être à la refondation nécessaire de
cette idée force.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La République&lt;/em&gt; et les extraits de &lt;em&gt;L’Esprit nouveau&lt;/em&gt; donnés ici
sont les œuvres des toutes dernières années de la vie de Quinet, elles n’ont
pratiquement pas été rééditées depuis. Elles permettent de mettre en
perspective une bonne partie de l’œuvre immense de « l’irréconciliable »,
exilé pendant dix-huit ans, véritable figure tutélaire de la pensée
républicaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Juliette Grange&lt;/strong&gt;, agrégée de philosophie, docteur d’État, est
spécialiste de la pensée française du XIXe siècle. Elle a publié, entre autres,
un ouvrage de référence sur Auguste Comte (&lt;em&gt;La Philosophie d’Auguste
Comte ; Science, politique, religion&lt;/em&gt;, PUF, 1996) et un essai de
philosophie politique (&lt;em&gt;Idée de République&lt;/em&gt;, Agora pocket, 2008).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Pour une République européenne démocratique, sociale et laïque (texte de 2002)</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/27/Pour-une-Republique-europeenne-democratique-sociale-et-laique-texte-de-2002</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:007ad68bf60683f99ecb7ddf262089f2</guid>
    <pubDate>Wed, 27 May 2009 17:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>CGT</category><category>Citoyens</category><category>Civilisation</category><category>Démocratie</category><category>Europe</category><category>Ferdinand Buisson</category><category>Habermas</category><category>Hugo</category><category>Jaurès</category><category>Justice sociale</category><category>Laïcité</category><category>Liberté</category><category>Parti socialiste</category><category>Peuples</category><category>Politique</category><category>Religion</category><category>Régulation</category><category>République</category><category>Révolution française</category><category>Social</category><category>Solidarité</category><category>Égalité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le « calendrier » des réformes décisives pour l’avenir
de l’Europe est désormais très court, l’action socialiste a encore tout loisir,
aux côté d’un mouvement social en pleine expansion, de faire valoir son idée
d’une République d’Europe authentiquement démocratique sociale et laïque. A
condition d’être voulue, décidée et conduite jusqu’à son terme.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/lamartine_drapeau1848.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.edgarquinet.com/public/./.lamartine_drapeau1848_m.jpg&quot; alt=&quot;Paris 1848&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Paris 1848&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Par Antoine Peillon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, le mardi 12 novembre 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Sans doute, nous avons envers la patrie d’ores et déjà constituée,
dont nous faisons partie en fait, des obligations, dont nous n’avons pas le
droit de nous affranchir. Mais, par-dessus cette patrie, il en est une autre
qui est en voie de formation, qui enveloppe notre patrie nationale ; c’est
la patrie européenne, ou la patrie humaine. » Émile Durkheim, &lt;em&gt;La
Science sociale et l’action&lt;/em&gt;, 1905&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le « calendrier » des réformes décisives pour l’avenir
de l’Europe est désormais très court, l’action socialiste a encore tout loisir,
aux côté d’un mouvement social en pleine expansion, de faire valoir son idée
d’une République d’Europe authentiquement démocratique sociale et laïque. A
condition d’être voulue, décidée et conduite jusqu’à son terme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Déjà, en 1869, « la révolution future »&lt;/strong&gt; Il y a déjà
bien plus de deux siècles que les républicains français, puis les socialistes
européens, rêvent et promeuvent l’Europe des peuples. « Relever la France,
avertir l’Europe. Oui, la cause de l’Europe, à l’heure qu’il est, est identique
à la cause de la France. Il s’agit pour l’Europe de savoir si elle va redevenir
féodale ; il s’agit de savoir si nous allons être rejetés d’un écueil à
l’autre, du régime théocratique au régime militaire. » Ceci ne pourrait-il
avoir été dit aujourd’hui ? C’est le 1er mars 1871, à la tribune de
l’Assemblée nationale repliée à Bordeaux, que Victor Hugo prononça ces mots.
Presque deux ans plus tôt, lors du Congrès de la paix du 17 septembre 1869, le
grand visionnaire s’exclamait : « Tournons nous vers l’avenir.
Songeons au jour certain, au jour inévitable, au jour prochain peut-être, où
toute l’Europe sera constituée comme ce noble peuple suisse qui nous accueille
à cette heure . (...) Ayons comme lui la République pour citadelle (...). Je
salue la révolution future. » 1 Que reste-t-il de ce fabuleux projet de
« révolution » ? Depuis les traités de Paris (Communauté européenne
du charbon et de l’acier, 1951) et de Rome (Communauté économique européenne,
1956), seuls ont été réellement instituées l’union douanière (dès 1968), la
libre circulation des capitaux, des services et de la main d’œuvre,
l’adaptation des législations nationales aux exigences de cette circulation et
la monnaie unique (l’euro). Seul un « marché commun » a donc
véritablement été construit. Tout le reste attend que les peuples d’Europe
l’exigent et l’imposent à leurs dirigeants de plus en plus autoproclamés selon
une politique romaine, papale et impériale, très en vogue à Bruxelles comme à
Paris. Tout le reste - c’est-à-dire la « révolution » sociale,
démocratique et laïque de l’Europe - attend que nous en fassions l’axe
stratégique de notre action républicaine et socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constat d’échecs&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;La démocratie méprisée&lt;/strong&gt;
L’élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux pays d’Europe centrale et
du Sud , dont le Produit intérieur brut cumulé atteint tout juste celui des
seuls Pays-Bas, est imposé aux peuples des quinze nations actuellement
associées, sans qu’ils soient consultés (au mieux, on a vu la mascarade du
double référendum irlandais), ni même informés sur les objectifs politiques
poursuivis, les enjeux économiques, les conséquences sociales... Or la zizanie
règne, d’ores et déjà, entre les rois de France, de Grande-Bretagne, de
Germanie et de Suède quant à la participation de chacun au paiement de la
facture (40 milliards d’euros, de 2004 à 2006) en faveur de l’intégration des
nouveaux États européens. Le sommet de Bruxelles consacré à cet épineux
problème ne s’est pas terminé sur un constat de profond désaccord entre les
piliers de l’Union, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, en repoussant à
plus tard l’examen des questions qui fâchent (PAC...). Depuis un an déjà
(Conseil européen de Laeken, décembre 2001), une « Convention sur l’avenir
de l’Europe » est très largement mandatée pour doter l’Union d’une
véritable Constitution ! Les missions (réformer les institutions, élaborer
un projet de Constitution européenne et... rendre l’Union plus proche des
citoyens) ainsi que la composition (105 membres !) de cette Convention,
présidée par le républicain exemplaire Valéry Giscard d’Estaing, ont été
négociées dans la plus grande discrétion, pour ne pas dire le plus grand
secret, entre gouvernements des plus puissants États de l’Union. Dès son
installation à Bruxelles, le peuple a été informé d’une polémique sordide à
propos des salaires et défraiements impériaux (20 000 euros par mois) exigés
par le « président » Giscard. Mais depuis ? Rien ! Ah, si,
tout de même. Dans une lettre adressée le 27 mars 2002 « aux responsables
des médias européens », Giscard et ses deux vice-présidents, Giuliano Amato et
Jean-Luc Dehaene, ont exprimé leur « désir d’apprendre comment les peuples
d’Europe voient leur Union et ce qu’ils attendent d’elle ». Aussi, ce courrier
indique qu’« un forum sur Internet , destiné spécialement à l’échange de
contributions écrites permettra aux représentants de la société civile ainsi
qu’aux personnes intéressées de participer au débat ». Les citoyens d’Europe
attendent toujours le résultat de cette impressionnante consultation
populaire... Heureusement, notre ami Robert Badinter, sénateur socialiste des
Hauts-de-Seine, vient de proposer à l’examen de tous ses concitoyens et au
débat démocratique un projet de Constitution pour une authentique République
européenne dont la devise de bon aloi serait « Paix, Liberté,
Solidarité » 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les droits sociaux oubliés&lt;/strong&gt; L’Union européenne d’aujourd’hui
est bien la digne héritière de la Communauté économique européenne (CEE). Elle
n’est, pour le moment, qu’un vaste « marché » libéralisé. Même les
plus libéraux parmi les sociaux-démocrates le constatent : « Un
renforcement de la concurrence est à l’œuvre (dans le cadre de l’Union) (...).
Ce mouvement de nature économique se doit d’être accompagné et équilibré par un
dialogue social accru, si l’Europe veut prévenir le risque d’un déséquilibre
croissant entre le social et l’économique, avec pour aboutissement
l’instauration d’une société de marché. Inacceptable, cette dérive ne peut être
évitée que par la construction d’une Europe sociale, qui accompagne
l’intégration économique. » 3 Cependant, les mêmes sociaux-libéraux se
montrent excessivement prudents quand il s’agit de faire avancer concrètement
les droits sociaux européens, surtout dans la l’hypothèse - à laquelle ils
adhèrent - de l’élargissement. « La définition des avancées possibles doit
prendre en compte la perspective de l’élargissement, qui va induire un
accroissement marqué des disparités de développement au sein de l’Union. Cela
interdit pour longtemps d’envisager d’aller loin dans la fixation de normes
quantitatives communes, par exemple en matière de salaire minimum, de durée du
travail, ou encore d’obligations de formation professionnelle : de telles
normes seraient forcément trop basses pour les uns et trop hautes pour les
autres. » 4 Qui s’étonnera de ne trouver, parmi les dix-huit pages
consacrées par Laurent Fabius à « l’Europe du futur », que cette simple et
unique ligne, pour nuancer un long satisfecit à propos de « la stratégie
économique » européenne : « Pour autant, certaines améliorations
sont nécessaires. Je pense à tout le volet social et environnemental. » 5
Un point, c’est tout ! Une telle démission politique ne surprendra pas les
acteurs sociaux, notamment les syndicalistes qui sont confrontés en permanence
à la déréglementation, de fait si ce n’est encore de droit, du travail et à
l’entrave patronale systématique au dialogue social (à tous les niveaux de
négociation, dans les comités d’entreprises ou de groupes...), au nom de la
« concurrence » mondialisée et de l’évidence libérale 6. Ce lâchage -
il n’y a pas d’autre mot - de la social-démocratie installée au pouvoir fut
patent lors du double discours de Lionel Jospin sur « l’avenir de l’Europe
élargie », prononcé le 28 mai 2001, à Paris. Sur les plus de trente pages de sa
publication, ce sont à peine douze lignes particulièrement abstraites qui
furent consacrées au « progrès social », et ce pour lancer cette curieux
satisfecit : « Des droits sociaux ont été conquis... » 7
« Quels droits sociaux ? », sommes-nous en droit de demander. Ceux
des dizaines de millions de travailleurs qui ont basculé, en vingt ans, dans la
précarité (13% des travailleurs européens ont un emploi « temporaire »,
selon Eurostat) le chômage (bientôt 2,4 millions de demandeurs d’emplois
officiels, en France, plus de 4 millions en Allemagne...) et dans la plus
sordide des pauvretés (quelque 5 millions de personnes, en France) ? 8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La laïcité provoquée&lt;/strong&gt; Depuis le « jubilé »
catholique de l’an 2000, fastueusement célébré dans tous les pays européens, il
n’est pas exagéré d’affirmer que le goupillon sabre ouvertement la laïcité.
Consensus intellectuel pour une &amp;quot;laïcité ouverte&amp;quot;, crises mystiques des
&amp;quot;républicains&amp;quot; d'opérette Max Gallo et Régis Debray 9, entrisme européen de
l'Opus Dei, complaisances médiatiques envers tous les fondamentalismes
religieux... Les faits sont multiples et signent la « montée » du
religieux, en Europe autant qu’aux États-Unis, en Amérique latine, en Asie ou
dans les pays arabo-musulmans. En France, depuis l'échec, en 1984, du projet de
service public unifié et laïque d'Éducation nationale, les tenants d'un
soi-disant &amp;quot;nouveau pacte laïque&amp;quot; (on dit aussi laïcité &amp;quot;plurielle&amp;quot;,
&amp;quot;ouverte&amp;quot;...), évidemment soutenus par les représentants des différentes
églises, temples et mosquées, font leur miel de la montée des communautarismes
et, surtout, de l'affaiblissement de l'instruction républicaine telle
qu'imaginée par Condorcet (1743-1794) et mise en oeuvre par Ferdinand Buisson
(1841-1932) et Jules Ferry. En fait, l'offensive cléricale est aujourd'hui
massive et vise à nouveau clairement la maîtrise (pas seulement morale) des
pouvoirs temporels, dans le cadre d'une Europe démocrate-chrétienne hantée par
le fantasme historique de l'Empire romain-germanique. L'Opus Dei, dont le
fondateur fascisant, José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), vient d'être
canonisé par le pape, est devenu le fer de lance de cette reconquête, en tant
qu'&amp;quot;institut séculier&amp;quot; de l'Église (depuis 1947) et... &amp;quot;prélature personnelle&amp;quot;
de Jean-Paul II (depuis 1982). Selon certains de nos militants, des membres
éminents de cette organisation sectaire sont, par exemple, en train de prendre
d'assaut l'appareil du Mouvement européen (présidences des délégations
régionales...), après avoir déjà bien poussé leur entrisme au sein des
institutions européennes, de la haute administration française, des cabinets
ministériels, voire du nouveau gouvernement, selon une stratégie dite &amp;quot;du
sommet jusqu'à la base&amp;quot;. Le drapeau européen a été adopté définitivement en
1986, mais sa création était déjà vieille de trois décennies. Le Conseil de
l'Europe avait en effet choisi, en 1955, le projet d'Arsène Heitz, parmi de
nombreux autres, et ses douze étoiles dorées sur fond bleu. Ce motif est en
fait un attribut du culte de Marie. Les représentations de la mère de
l'hypothétique Jésus-Christ la montrent toujours auréolée de douze étoiles,
souvent sur un fond de ciel bleu. L'Apocalypse, chapitre 12, dit
effectivement : « Un grand signe apparut dans le ciel, une femme
vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de
douze étoiles ». Il suffit d'écouter le dessinateur Arsène Heitz déclarer
lui-même qu'il avait conçu le drapeau sur le modèle de la médaille dite
miraculeuse de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris, pour être convaincu de
l’identité chrétienne de l’Union. Aujourd’hui, le Vatican n'est d’ailleurs pas
le seul État à imposer une caractère religieux à sa nouvelle monnaie
européenne. Les pièces de 2 euros des Pays-Bas montrent sur leur tranche la
devise « God zij met ons » qui signifie « Dieu est avec nous
»... Plus sérieusement, les informations sur la captation catholique du projet
européen s’accumulent dans la plus grande indifférence laïque. Pourtant, il
sera peut être bientôt trop tard pour réagir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une Europe « à l’échelle humaine »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il désespérer pour autant ? Un excellent chercheur es histoire et
philosophie politiques, ayant certainement un don de vision de l’avenir, décrit
ainsi la France dans l’Europe du 14 juillet 2089 : « Sur une vaste
tribune (nous sommes place de la Bastille) ceinte du drapeau bleu au cœur
duquel douze étoiles forment un cercle, deux personnages conduisent la
cérémonie : le président de la confédération européenne qui est cette
année une Anglaise et le gouverneur de l’État de France. » 10
&lt;em&gt;Gouverneur de l’État de France&lt;/em&gt;... La réalisation du cauchemar de
Pierre Bouretz est-elle inéluctable ? Certainement pas ! Pierre
Bouretz, invoquant Rousseau et Kant, conclut lui-même sa remarquable réflexion
par un... élargissement du message universel de la Révolution française. A
propos de l’idée de « République », il écrit : « A tout prendre,
en effet, le mot fétiche de son expérience démocratique (celle de la France) ne
formule rien d’autre que l’idéal universel d’un gouvernement authentiquement
humain. » 11 L’« invincible espoir » que partageaient Jaurès et
Blum 12 n’est pas encore éteint ! Humain, jamais trop humain, tel est bien
le projet d’une « euro-République » sociale, démocratique et laïque
qu’il nous faut construire d’ici à 2010 au plus tard. Me reviens sans cesse à
l’esprit cet appel incroyable de Léon Blum, lancé du fond de la captivité
(1941) la plus désespérante : « De même que la démocratie politique
en France ne serait ni viable ni stable à moins de se développer en démocratie
sociale, de même la social-démocratie française ne sera ni viable ni stable à
moins de s’intégrer dans un ordre européen, ou pour mieux dire - puisque la
présente guerre aura encore rétréci la place de l’Europe sur la carte du monde
- dans un ordre humain, dans un ordre universel. » 13 Tout est déjà dit,
mais tout reste cependant à construire. Voici donc quelques propositions très
concrètes pour espérer mener à bon port la nef Europe. Si le
« calendrier » des réformes décisives pour l’avenir de l’Europe est
désormais très court, l’action socialiste a encore tout loisir, aux côté d’un
mouvement social en pleine explosion, de faire valoir son idée d’une République
d’Europe authentiquement démocratique sociale et laïque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Organiser la saisie démocratique de la construction européenne
par les peuples.&lt;/strong&gt; En premier lieu : obtenir un référendum, dans
chaque État membre (en France, comme en Irlande...) sur l’élargissement et les
propositions de Constitution qui seront soumises, en 2003, aux gouvernements
des États membres par la Convention pour l’avenir de l’Europe. Puis, toujours
« placer la démocratie au centre de notre projet de société » 14.
Cela passe par le refus systématique et explicite des « fondements de
l’Europe actuelle » qui est construite depuis ses débuts « par le
haut et la négociation entre États, dans les formes de la diplomatie,
c’est-à-dire, d’abord, le secret » 15. Par la dénonciation, aussi, du
pouvoir exorbitant du Conseil des ministres européens, où ne s’expriment que
les volontés, souvent contradictoires, des gouvernements. Par la volonté de
réformer les institutions européennes, afin qu’une nouvelle citoyenneté
européenne se superpose à la citoyenneté nationale : rejet de
l’intronisation d’un président, élection d’un gouvernement européen au suffrage
universel, parlement élu au suffrage universel, contrôle de l’exécutif par ces
deux précédents instances... Cela passe surtout par l’exigence du débat public
à chaque occasion, à chaque grand moment de la vie communautaire, notamment
lors de la nécessaire révision des traités (Maastricht et Amsterdam, surtout)
qui fixent les politiques européennes actuellement trop libérales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Placer l’impératif de justice sociale au cœur de la politique
européenne.&lt;/strong&gt; C’est-à-dire « transformer le marché unique en
véritable espace social commun, donner à l’Europe un sens, pour ses habitants
et pour le reste du monde » 16. Pour ce, il nous faut modifier de toute
urgence l’Acte unique (confirmé à Maastricht et Amsterdam) par lequel les
décisions intéressant l’approfondissement du marché sont prises à la majorité
qualifiée, tandis que celles concernant les droits sociaux nécessitent
l’unanimité. De même, dans la même urgence, nous devons faire intégrer la
Charte des droits fondamentaux (Nice 2000) dans le traité de l’Union, voire
dans le projet de Constitution européenne, avant la ratification de celle-ci
par les référendums organisés alors dans chaque pays de l’Union. Enfin, nos
représentants doivent ouvrir à nouveau la négociation d’une réglementation
sociale plus progressiste, afin de dépasser le semi-échec de Nice :
affirmer le droit à l’emploi et le droit au logement, limiter plus strictement
la précarité, édicter un salaire minimal communautaire, assurer partout le
droit syndical (de grève, notamment), étendre les pouvoirs des comités
d’entreprise et de groupe... D’autre part, il n’est pas utile de s’étendre trop
longuement, tellement elle est évidente, sur la nécessité de soutenir le
développement articulé des services publics ou d’intérêt général européens pour
qu’ils assurent, à terme, la satisfaction de l’ensemble des droits humains
fondamentaux : santé, logement, éducation, protection sociale, transports,
énergie, eau, environnement et cadre de vie, communication, information,
développement durable... La Confédération européenne des syndicats, qui a
mobilisé des centaines de milliers d’euro-manifestants lors des derniers
« sommets » de Porto, Nice, Laeken et Barcelone, propose une
directive-cadre très pertinente à ce sujet 17.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Reprendre, à nouveaux frais, le combat pour l’universalité de la
civilisation laïque.&lt;/strong&gt; Ce n’est pas ici, en si peu d’espace, que je peux
développer la démonstration de la perfection morale et politique de la laïcité.
Je renvoie, pour amoindrir ce manquement, aux nombreux travaux publiés sur la
question et à l’action permanente de la Ligue de l’enseignement, entre autres
organisations républicaines. En revanche, il me semble indispensable que l’Etat
français veille, coûte que coûte, à protéger - et même à retremper - la laïcité
de son enseignement public, de la maternelle aux universités. Le charlatanisme
mercantile et les passions magico-religieuses envahissent les sous-cultures
médiatique et publicitaire mondialisées. L’école doit, plus que jamais, donner
aux esprits les outils de leur affranchissement de toute croyance et donc de
tout embrigadement. Dans la perspective de l’harmonisation déjà bien entamée
des cursus scolaires et universitaires, nous devons résister à toute mise en
cause de l’héritage rationaliste de la philosophie et de la science françaises.
Les lettres, la philosophie, l’histoire, l’instruction civique et les sciences
« avec conscience » doivent constituer le socle inébranlable des
connaissances qui imposeront la prééminence de notre culture laïque chez nos
partenaires européens. Enfin, la perpétuation, par un enseignement public digne
de son histoire, de la méthode rationnelle (celle inspirée de Descartes) pour
la discussion et le jugement suscitera seule l’adhésion intéressée de tous ceux
qui ne supportent plus, à Rome, Londres ou Berlin, le contrôle médiéval de
leurs pensées et de leurs actes par un clergé plus ou moins clandestin et par
des communautés quasi-tribales 18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 - Victor Hugo, &lt;em&gt;Écrits politiques&lt;/em&gt;, Anthologie établie et annotée
par Franck Laurent, Le Livre de poche, coll. Références, inédit, 2001, p. 252.
Dans ce même discours, Hugo déclarait : « Le socialisme est vaste et
non étroit. Il s’adresse à tout le problème humain. Il embrasse la conception
sociale tout entière. En même temps qu’il pose l’importante question du travail
et du salaire, il proclame l’inviolabilité de la vie humaine, l’abolition du
meurtre sous toutes ses formes, la résorption de la pénalité par l’éducation
(...). Il proclame l’enseignement gratuit et obligatoire. Il proclame le droit
de la femme, cette égale de l’homme. Il proclame le droit de l’enfant, cette
responsabilité de l’homme. Il proclame enfin la souveraineté de l’individu, qui
est identique à la liberté. Qu’est-ce que tout cela ? C’est le socialisme.
Oui. C’est aussi la République ! Citoyens, le socialisme affirme la vie,
la République affirme le droit. L’un élève l’individu à la dignité d’homme,
l’autre élève l’homme à la dignité de citoyen. Est-il plus profond
accord ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 - &lt;em&gt;Une Constitution européenne&lt;/em&gt;, Fayard, 2002. De même, les
&lt;em&gt;Objectifs pour l’Union&lt;/em&gt; (Contribution à la Convention sur l’avenir de
l’Union), présentés fin octobre par la Délégation socialiste française au
Parlement européen (supplément au n° 250 de &lt;em&gt;L’Hebdo des socialistes&lt;/em&gt;),
dessinent clairement « une Fédération des États et peuples d’Europe,
véritablement démocratique, fondée sur les valeurs du modèle européen de
société... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 - Pascal Lamy et Jean Pisany-Ferry, &lt;em&gt;L’Europe de nos volontés&lt;/em&gt;, Les
Notes de la Fondation Jean-Jaurès, n° 27, janvier 2002, FJJ et Plon, pp. 98 et
99.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 - &lt;em&gt;Ibidem&lt;/em&gt;, p. 100.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 - Laurent Fabius, &lt;em&gt;2002-2007, Les chantiers de la gauche moderne&lt;/em&gt;,
Les notes de la Fondation Jean-Jaurès, n° 28, Fondation Jean-Jaurès et Plon
février 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 - En l’occurrence, la « mondialisation » est bien un mythe
destiné à légitimer toutes les atteintes à la régulation sociale. Pierre
Bourdieu, « Le mythe de la mondialisation et l’Etat social européen »
(octobre 1996), dans &lt;em&gt;Contre-feux&lt;/em&gt;, Raisons d’agir, 1998, p. 41 :
« Pour combattre le mythe de la mondialisation, qui a pour fonction de
faire accepter une restauration, un retour à un capitalisme sauvage, mais
rationalisé, et cynique, il faut revenir aux faits. Si l’on regarde les
statistiques, on observe que la concurrence que subissent les travailleurs
européens est pour l’essentiel intra-européenne. Selon les sources que
j’utilise, 70% des échanges économiques des nations européennes s’établissent
avec d’autres pays européens. En mettant l’accent sur la menace
extra-européenne, on cache que le principal danger est constitué par la
concurrence interne des pays européens et ce qu’on appelle parfois le social
dumping... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 - Lionel Jospin, &lt;em&gt;Ma vision de l’Europe et de la mondialisation&lt;/em&gt;,
Les Notes de la Fondation Jean-Jaurès, n° 25, octobre 2001, FJJ et Plon, p.54.
Faut-il seulement voir dans un tel défaut politique le résultat de l’influence
libérale d’un Jean Pisany-Ferry (cf. ci-dessus) qui était président délégué du
Conseil d’analyse économique du Premier ministre, depuis avril 2001, après
avoir été conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et Christian Sauter,
au ministère des Finances, de 1997 à 2000 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 - Un remarquable bilan de l’Europe sociale « balbutiante » a été
dressé par Yves Salesse (qui a pratiqué pendant plus de deux ans, en tant que
haut fonctionnaire, le Conseil européen des ministres des Transports), dans son
&lt;em&gt;Réformes &amp;amp; révolution : propositions pour une gauche de
gauche&lt;/em&gt;, Agone, 2001, aux pp. 174 et suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 - Ariane Chemin, « Le retour à Dieu de Régis Debray et Max Gallo »,
dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; daté du 20 octobre 2002, page une. Et l’étrange réponse
de Régis Debray, sur l’air du « C’est pas moi, c’est ma femme... », dans
&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; daté du 26 octobre, p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 - Pierre Bouretz, &lt;em&gt;La République et l’universel&lt;/em&gt;, Gallimard, coll.
Folio Histoire, 2002, p. 14. Ibidem, p. 242.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 - « Oui, les hommes qui ont confiance en l'homme (...) affirment,
avec une certitude qui ne fléchit pas, qu'il vaut la peine de penser et d'agir,
que l'effort humain vers la clarté et le droit n'est jamais perdu. L'Histoire
enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des
accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. » Jean Jaurès,
« Discours à la jeunesse », Albi, 1903. Et : « L'homme n'a pas
deux âmes différentes, l'une pour chanter et pour chercher, l'autre pour agir;
l'une pour sentir la beauté et comprendre la vérité, l'autre pour sentir la
fraternité et comprendre la justice. Quiconque envisage cette perspective se
sent animé d'un invincible espoir. Que l'homme contemple le but, qu'il se fie à
son destin, qu'il ne craigne pas d'user sa force. Quand l'homme se trouble et
se décourage, il n'a qu'à penser à l'Humanité. » Léon Blum, &lt;em&gt;A
l'échelle humaine&lt;/em&gt;, fort du Portalet, décembre 1941.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 - Léon Blum, &lt;em&gt;A l’échelle humaine&lt;/em&gt; (1945), Gallimard, coll. Idées,
1971, p. 140.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 - Conseil européen de Copenhague, les 12 et 13 décembre 2002
(élargissement) ; décembre 2002 : fin des travaux des dix groupes de
travail de la Convention sur l’avenir de l’Europe, début de la rédaction de la
future Constitution ; fin du printemps 2003 : conclusion des travaux
de la Convention ; fin 2003 ou début 2004 : convocation d’une
conférence intergouvernementale sur les propositions de la Convention ;
2004 : ratification de la Constitution européenne par les États
membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 - Yves Salesse, &lt;em&gt;Réformes &amp;amp; révolution : propositions pour
une gauche de gauche&lt;/em&gt;, Agone, 2001, pp. 29 et suivantes. Pour tout ce qui
suit, je m’inspire largement de ces pages d’une rare pertinence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 - &lt;em&gt;Ibidem&lt;/em&gt;, p. 174.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 - Bernard Thibault, &lt;em&gt;Qu’est-ce que la CGT&lt;/em&gt;, L’Archipel, 2002, p.
92.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 - La CGT, &lt;em&gt;Après Nice, en préparant Bruxelles, Débat sur l’avenir de
l’Europe&lt;/em&gt;, novembre 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 - Je pense, en particulier, au grand philosophe allemand Jürgen Habermas,
auteur, entre autres, d'un &lt;em&gt;Après l'Etat-nation&lt;/em&gt;, Fayard, 2000,
particulièrement stimulant, qui fait le pari d'une rationalité démocratique
européenne s'opposant à la &amp;quot;religion de masse&amp;quot; qui s'étend sur le monde.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Campagne de Vincent Peillon / Européennes 2009</title>
    <link>http://blog.edgarquinet.com/post/2009/05/22/Campagne-de-Vincent-Peillon-/-Europeennes-2009</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:35651aa4462cf0a258a13252ef6f6ecd</guid>
    <pubDate>Fri, 22 May 2009 17:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>A P</dc:creator>
        <category>Politique</category>
            
    <description>&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x9c6na_meeting-de-marseille-discours-de-vi_news&amp;amp;related=1&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x9c6na_meeting-de-marseille-discours-de-vi_news&amp;amp;related=1&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x9c6na_meeting-de-marseille-discours-de-vi_news&quot;&gt;
Meeting de Marseille : Discours de Vincent peillon&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.exprimeo.fr/article/4727/vincent-peillon-en-obama-2012.htm&quot;&gt;Article
d'EXPRIMEO.FR&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vincent Peillon en Obama 2012...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour Vincent Peillon, il y aura manifestement avant les Européennes et
après le scrutin du 7 juin. Sa campagne et son discours de Marseille augurent
d'un avenir singulier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2004, nous étions présents dans cette vaste Assemblée du Fleet
Center à Boston. Un jeune Démocrate monte à la tribune. Il témoigne une flamme
particulière. En quelques minutes, chacun est persuadé que, même si nom est
difficile à mémoriser, il échappera à la grisaille. Une lumière existait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de cette Convention démocrate chargée de donner l'investiture à John
Kerry, le discours de Barack Obama fut le temps fort qui marqua tous les
congressistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fit l'apologie d'une Amérique généreuse, unie, rassemblée. Quelques
semaines plus tard, Barack Obama était élu au Sénat succédant à un Sénateur
Républicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 05 janvier 2005, il prêtait serment et devenait le seul Sénateur
afro-américain à siéger au Sénat. La planète entière le connaît désormais comme
... Président des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lumière de l'impression de juillet 2004, nous étions restés en contact
avec ses équipes et dès novembre 2006 (voir notre lettre hebdomadaire 66), nous
avions évoqué son parcours présidentiel éventuel le suivant ensuite pas à pas
durant sa campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours de Vincent Peillon à Marseille était de la même trempe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans note, sans prompteur, pendant 20 minutes, le candidat socialiste a
montré d'immenses possibilités. Il a effectué un discours de sens, de
rassemblement, de dépassement particulièrement talentueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a en effet témoigné un talent désormais très rare au sein de la classe
politique Française se hissant au niveau des meilleurs orateurs. Certes,
quelques digressions plus affectives et moins intellectuelles auraient ajouté
efficacement une dimension chaleureuse ou personnelle ; mais un leader
charismatique est né et comptera indiscutablement sur le plan national dans les
prochaines années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain du scrutin Européen et avec le tour de chauffe des Régionales,
à l'exemple des élections du mid term 2006 qui ont été la véritable rampe de
lancement de la présidentielle 2008 de Barack Obama, la gauche Française vient
peut-être de trouver le nouveau visage qui lui faisait tant défaut pour
incarner une modernité enracinée dans l'Histoire mais aimant le vent du
neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que Vincent Peillon a désormais acquis une place à part sur
l'échiquier politique Français. Si les couverture médiatique et populaire du
scrutin Européen étaient plus denses, le paysage politique Français compterait
dès à présent un nouveau &amp;quot;phénomène&amp;quot; qui n'est plus prêt de quitter les
lumières des projecteurs des premières places.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>