"Oui, les hommes qui ont confiance en l'homme (...) affirment, avec une certitude qui ne fléchit pas, qu'il vaut la peine de penser et d'agir, que l'effort humain vers la clarté et le droit n'est jamais perdu. L'Histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir."
Jean Jaurès, "Discours à la jeunesse", Albi, 1903.

L'ESPOIR A GAUCHE

L'espoir à gauche, du nom de la motion E au congrès de Reims, devrait être lancé le 31 janvier prochain, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale, et à la veille de la réunion nationale des secrétaires fédéraux du parti. Un site internet est d'ores et déjà mis en ligne. Prochainement agrémenté d'un réseau social militant, www.lespoiragauche.fr est en cours de finition, mais on peut y observer qu'une équipe d'animation politique, ainsi qu'un organigramme de responsables régionaux du courant. À l'inverse de Désirs d'avenir, très personnalisé autour de Ségolène Royal, "L'espoir à gauche" met en avant le collectif. C'est Vincent Peillon qui présente les vœux de l'équipe, et on retrouve différentes interventions de protagonistes de la motion E... (Médiapart.fr, 15 janvier 2009)

Vincent Peillon annonce le lancement du courant royaliste "L'Espoir à gauche"

PARIS (AFP, le 16 janvier 2009) — Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a annoncé vendredi le lancement du courant "L'espoir à gauche", du nom de la motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims, qui fédèrera ses soutiens, avec site internet et "réseau social militant".
"On a lancé jeudi le site (www.lespoiragauche.fr). On a réorganisé la motion E en forme de courant, regroupé et unifié toutes les composantes, La ligne Claire (des "barons" régionaux Gérard Collomb et Jean-Noël Guerini), les amis de Charles Fiterman, et fait un site moderne qui sera le premier réseau social militant à la fin du mois", a expliqué l'eurodéputé à l'AFP.
Reprenant le nom de la motion E "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes" (29% au congrès de Reims), cette initiative vise à "poursuivre la rénovation des idées", à "structurer les gens dans le parti qui ont regroupé la motion E. Ce n'est pas Désirs d'avenir. C'est très collectif", a expliqué M. Peillon.
L'association "+Désirs d'avenir+ c'est les amis de Ségolène Royal, dans et en dehors du parti. Nous, nous sommes les dirigeants du parti qui avons fait la motion E, qui avons suivi Ségolène Royal, qui allons continuer de la soutenir", a-t-il assuré. Avec Désirs d'avenir, Ségolène Royal "a son mode d'expression à elle", "ses réseaux à elle", mais "on a décidé de faire -avec Ségolène- le vrai courant", a souligné l'eurodéputé.
M. Peillon signale notamment que "100 délégués départementaux, 23 membres du Bureau national" en font partie. Ceux "qui ont porté la motion majoritaire sont là, on n'a perdu personne en route", précise-t-il.
Sur le site, figurent la coordination, les responsables régionaux et un trombinoscope de "l'animation politique", avec les proches de la présidente de Poitou-Charentes, outre M. Peillon, les députés Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Pascal Terrasse, Julien Dray, Jean-Jack Queyranne, Gaëtan Gorce, les sénateurs David Assouline, François Rebsamen, Louis Mermaz, le maire de Lyon Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini, le député européen Gilles Savary, l'avocat Jean-Pierre Mignard, Malek Boutih.
Premier débat "sur l'Europe", et première "réunion nationale" prévue le 31 janvier.