L'ESPOIR A GAUCHE
Par Antoine Peillon le vendredi 16 janvier 2009, 17:25 - Politique - Lien permanent
"Oui, les hommes qui ont confiance en l'homme (...) affirment, avec
une certitude qui ne fléchit pas, qu'il vaut la peine de penser et d'agir, que
l'effort humain vers la clarté et le droit n'est jamais perdu. L'Histoire
enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des
accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir."
Jean Jaurès, "Discours à la jeunesse", Albi, 1903.
L'ESPOIR A
GAUCHE
L'espoir à gauche, du nom de la motion E au congrès de Reims, devrait être
lancé le 31 janvier prochain, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale, et à
la veille de la réunion nationale des secrétaires fédéraux du parti. Un site
internet est d'ores et déjà mis en ligne. Prochainement agrémenté d'un réseau
social militant, www.lespoiragauche.fr est en cours de finition, mais on peut y
observer qu'une équipe d'animation politique, ainsi qu'un organigramme de
responsables régionaux du courant. À l'inverse de Désirs d'avenir, très
personnalisé autour de Ségolène Royal, "L'espoir à gauche" met en avant le
collectif. C'est Vincent Peillon qui présente les vœux de l'équipe, et on
retrouve différentes interventions de protagonistes de la motion E...
(Médiapart.fr, 15 janvier 2009)
Vincent Peillon annonce le lancement du courant royaliste "L'Espoir à
gauche"
PARIS (AFP, le 16 janvier 2009) — Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a
annoncé vendredi le lancement du courant "L'espoir à gauche", du nom de la
motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims, qui fédèrera
ses soutiens, avec site internet et "réseau social militant".
"On a lancé jeudi le site (www.lespoiragauche.fr). On a réorganisé la motion E
en forme de courant, regroupé et unifié toutes les composantes, La ligne Claire
(des "barons" régionaux Gérard Collomb et Jean-Noël Guerini), les amis de
Charles Fiterman, et fait un site moderne qui sera le premier réseau social
militant à la fin du mois", a expliqué l'eurodéputé à l'AFP.
Reprenant le nom de la motion E "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être
socialistes" (29% au congrès de Reims), cette initiative vise à "poursuivre la
rénovation des idées", à "structurer les gens dans le parti qui ont regroupé la
motion E. Ce n'est pas Désirs d'avenir. C'est très collectif", a expliqué M.
Peillon.
L'association "+Désirs d'avenir+ c'est les amis de Ségolène Royal, dans et en
dehors du parti. Nous, nous sommes les dirigeants du parti qui avons fait la
motion E, qui avons suivi Ségolène Royal, qui allons continuer de la soutenir",
a-t-il assuré. Avec Désirs d'avenir, Ségolène Royal "a son mode d'expression à
elle", "ses réseaux à elle", mais "on a décidé de faire -avec Ségolène- le vrai
courant", a souligné l'eurodéputé.
M. Peillon signale notamment que "100 délégués départementaux, 23 membres du
Bureau national" en font partie. Ceux "qui ont porté la motion majoritaire sont
là, on n'a perdu personne en route", précise-t-il.
Sur le site, figurent la coordination, les responsables régionaux et un
trombinoscope de "l'animation politique", avec les proches de la présidente de
Poitou-Charentes, outre M. Peillon, les députés Manuel Valls, Jean-Louis
Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Pascal Terrasse, Julien Dray,
Jean-Jack Queyranne, Gaëtan Gorce, les sénateurs David Assouline, François
Rebsamen, Louis Mermaz, le maire de Lyon Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini, le
député européen Gilles Savary, l'avocat Jean-Pierre Mignard, Malek
Boutih.
Premier débat "sur l'Europe", et première "réunion nationale" prévue le 31
janvier.

