Cherchons donc des sources nouvelles pour nous y abreuver, pendant que la soif nous reste encore. Je ne terminerai pas mon livre, comme Condorcet, avec l'espoir de supprimer la mort. Mais je dirai : Qu'ai-je à craindre ? Le sort de l'univers. Avec tout ce qui vit et respire, les mondes eux-mêmes se dissoudront pour renaître. Leur existence a ses limites marquées. Les soleils s'éteindront pour se rallumer. Demanderai-je pour moi seul un privilège qu'ils n'ont pas ? Non, j'accepterai le sort commun à tous les êtres, vivre, mourir, pour revivre." Edgar Quinet, "L'Esprit nouveau", Paris, Dentu, 1875, chap. VIII, réédité par Le Bord de L'Eau, en mai 2009, "La République ; Conditions de la régénération de la France", avec des extrait de "L'Esprit nouveau", p. 238. Très belle présentation de Juliette Grange, exégète d'Auguste Comte...

Perit ut vivat !, palingénésie, panthéisme, spiritualisme républicain de Quinet !

"La France a toujours été pleine d'amateurs et de dilettantes du bien public, qui, tant qu'ils sont en esclavage, vantent la liberté. Dès qu'ils la rencontrent, ils la maudissent..." ("La République", 1872)

Une réflexion actuelle intéressante : La France tentée par un bon tyran ? (AgoraVox) : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-france-tentee-par-un-bon-tyran-57427