L’actualité culturelle des dernières années ne fait que confirmer un engouement massif pour un écrivain dont la haine antisémite n’est un mystère (à peine un secret de famille) pour personne depuis la fin des années trente. La célébration perpétuelle du « génie » célinien, depuis les années cinquante, est un des symptômes culturels les plus forts de la banalité séculaire de l’antisémitisme français et de l’importance toujours occultée de « l’héritage de Vichy » dévoilé par le grand historien américain Robert O. Paxton il y a déjà presque 30 ans. En cette veille du cinquantième anniversaire de la mort de Céline, commémorations et embaumements éditoriaux risquent d'atteindre des sommets. Un livre, Massacre de Céline, à paraître en juin 2011, entend bien gâcher la fête...

Ouverture : Massacre de Céline